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Comme la Turquie, l’Allemagne révèle son double jeu

Comme la Turquie, l'Allemagne révèle son double jeu

Comme la Turquie, l’Allemagne révèle son double jeu

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Un tribunal allemand a jugé que les islamistes patrouillant dans les rues de Wuppertal (Rhénanie du Nord-Westphalie) avec des gilets fluos portant l’inscription « Police de la sharia » ne violaient pas la loi, et ne pouvaient pas être poursuivis. Une procédure en appel est annoncée mais, dans l’immédiat, les neuf personnes contre lesquelles une plainte avait été déposée en septembre 2014 pour avoir « conseillé » à des gens (principalement des musulmans) à la sortie de bars, discothèques et salles de jeux, de ne pas adopter des « coutumes occidentales » peuvent continuer leurs patrouilles.

Le groupe est connu pour avoir revendiqué certains quartiers comme « zone sous contrôle de la charia ». Parmi les militants salafistes de cette « police de la sharia », il y a Sven Lau, un Allemand privé de passeport après un voyage en Syrie où il était, selon ses dires, en « mission humanitaire », malgré ses photos téléchargées le montrant dans un tank ou avec un fusil d’assaut Kalachnikov dans les mains. Il a été en prison et est soupçonné d’être le recruteur de jeunes musulmans pour le djihadisme en Syrie. Les patrouilles de la « police de la sharia » dans Wuppertal avaient été critiquées par le Conseil central musulman d’Allemagne les qualifiant de «préjudiciables pour les musulmans » mais selon la justice allemande, il n’y a donc rien de punissable.

Par ailleurs, selon un rapport publié par le quotidien allemand Tagesspiegel, un climat de peur règne à Berlin, avec des gangs dirigés par des familles qui appliquent une justice parallèle, ignorant la loi allemande. Le spécialiste allemand de l’Islam Mathias Rohe affirme que le problème a cessé d’être marginal, même s’il ne concerne encore que certains quartiers. Ainsi, par exemple, « les mariages sont contractés selon les règles islamiques, et en cas de séparation la faute est toujours imputée à la femme ». Quand un délit est signalé aux autorités, les membres des gangs exercent des pressions pour forcer les victimes à retirer leur plainte et ils forcent les témoins à déposer de faux témoignages. Les auteurs du rapport mettent aussi en avant la passivité des imams musulmans qui semblent se moquer du droit allemand. En 2013, il y avait à Berlin 250 000 musulmans pour 3,5 millions d’habitants, soit deux fois plus qu’au début des années 90. Depuis le début de l’année 72 000 « réfugiés » sont arrivés dans la capitale allemande.

Pourtant, la chancelière fédérale allemande Angela Merkel semble avoir l’intention d’aller encore plus loin et d’utiliser la crise migratoire actuelle pour approfondir le processus d’intégration européenne, en particulier, par la suppression définitive des frontières nationales. Ainsi, Mme Merkel a reçu le soutien du président allemand Joachim Gauck, qui, lui aussi, considère la crise migratoire comme le moment propice pour définitivement supprimer les frontières nationales. C’est ce qu’annonce l’édition Deutsche Wirtschafts Nachrichten. Mme Merkel est-elle masochiste ? Pas du tout. La défense des réfugiés et des droits de l’homme devient pour Mme Merkel une rhétorique convenue pour cacher les vrais buts de sa politique. D’après la chancelière allemande, la suppression des frontières nationales constitue le pas logique, suite à l’apparition de la monnaie unique européenne. Les pays européens devront admettre que l’accès à des programmes financiers communs est plus important que la souveraineté nationale, conclut l’édition. L’Allemagne serait en tous les cas la grande gagnante économique de cette mesure.

Ainsi, on y voit un peu plus clair dans les finalités cachées du grand remplacement : ce sera une Europe allemande américanisée pour la prédation économique et islamisée pour l’ordre moral et sécuritaire. Nous avions déjà lu ce scénario dans des rapports européens et de l’Otan d’il y a quelques années. Cela apparaissait irrationnel à l’époque mais nous savions nous que ce schéma se tenait absolument. L’important n’est pas le peuple mais la défense des oligarchies financières et du futur traité trans-atlantique.

Michel Lhomme

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