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Jusqu’à quand se moquera-t-on du bon peuple ?

Jusqu'à quand se moquera-t-on du bon peuple ?

Jusqu’à quand se moquera-t-on du bon peuple ?

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Un monsieur fort sérieux (en apparence), nanti d’une de ces sinécures dorées dont notre belle République a le secret, vient de déclarer qu’il a « perçu certaines dérives dans l’application de l’état d’urgence ».

Certes, se dit le Français de souche, qui espère que notre haut-personnage signifie par là son profond mécontentement du très faible nombre de visites domiciliaires et de perquisitions chez les islamistes, du chiffre, tellement misérable qu’il en est risible, des arrestations et des assignations à résidence (si peu et si mal surveillée).

Enfin, imagine-t-on lorsqu’on est un patriote français, ce monsieur doré sur tranche va exiger une loi ou un décret – si faciles à proclamer en état d’urgence – sur la dénaturalisation des islamistes et l’abolition définitive du principe absurde de la double nationalité, comme s’il était possible de servir simultanément et fidèlement deux maîtres à la fois, voire même – espoir fou – déclencher en haut lieu une réflexion sur la réintroduction de la peine de mort (allègrement pratiquée dans la quasi-totalité des États du Dâr al-Islam et des États d’Asie, en Russie comme aux USA… soit l’écrasante majorité des populations du globe).

Enfin, un homme qui veut agir. Un mois après les tueries de Paris, il n’est que temps. Il n’est jamais trop tard pour bien agir, dans l’intérêt de la Nation et pour la sauvegarde de l’État, de la République et de ses « valeurs ».

Eh bien, NON ! L’officiel personnage estime que les dérives vont dans l’autre sens. On persécute trop les gentils sectateurs de l’islam, puisque – nous l’a-t-on assez répété -, on ne doit pas amalgamer islam et islamistes. Il faut, selon la doxa officielle, différentier strictement le muslim du djihadiste… même si cette distinction est une totale hérésie à s’en tenir à la lettre et à l’esprit du Coran et de très nombreux volumes de Hadiths.

On le savait déjà depuis trois ans, mais on en a la confirmation super-officielle : la République est aux mains d’immobilistes, d’individus qui attendent leurs ordres d’origine extra-européenne pour parler et ne pas agir. Virtuoses du lamento (pour le Président) des vociférations (pour le premier ministre), champions de l’inauguration des chrysanthèmes, ils arrêtent là leur débauche d’énergie. Avec eux, la Trêve de Noël, c’est 365 jours par an… 366 les années bissextiles.

Bernard Plouvier

Illustration en tête d’article : Bruegel, le peintre du peuple . Extrait de La danse des paysans.

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