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Nouvelle année 2016 : ça se corse

Nouvelle année 2016 : ça se corse

Nouvelle année 2016 : ça se corse

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La diabolisation anti-raciste n’est pas la solution. La réaction de certains corses à l’agression de pompiers dans un quartier à forte population immigrée a tétanisé le pouvoir et les médias.

On a frôlé la «  ratonnade » et en tout cas le refus d’un quartier arabe de non droit a été accompagné de slogans sans équivoques.

La condamnation a été unanime et la xénophobie comme le racisme ont été dénoncés avec force pour éviter surtout toute exemplarité pour les continentaux. Finalement les slogans ont été pour nos médias plus graves que l’agression elle-même. C’est normal dans un système de dictature sémantique. Il n’en reste pas moins que la diabolisation anti-raciste ne règle rien sur le fond et certainement pas l’insécurité provoquée par un communautarisme de « racailles » issues de l’immigration. Pas d’amalgame certes, mais pas de dissolution des responsabilités pour ne pas stigmatiser.

La dérive de certains jeunes de quartiers difficiles, comme on dit, vers la criminalité est sans doute l’itinéraire le plus fréquent qui mène ensuite par la prison ,la mosquée ou le net à la radicalisation puis au terrorisme.

Les Corses n’entendent pas s’aligner sur le laissé-faire continental dont ils voient les conséquences…enfin certains d’entre eux.

On remarquera que des Corses ont prouvé une fois de plus qu’ils n’accepteraient pas de ne plus être chez eux partout dans leur patrie charnelle. Ont-ils tort ?

Sans doute pas, mais il est peut-être déjà trop tard. La réaction des élus, notamment des nationalistes prenant fait et cause pour la corsité des résidents arabes, laisse songeur.

Tout Normand, Alsacien ou Provençal sait depuis toujours que, même en vivant en Corse et en y étant parfaitement intégré, il ne sera jamais considéré comme un Corse a part entière. On fait avec. La loi pour tous les «  étrangers » ne serait don pas valable pour les arabes au nom de l’antiracisme idéologique.

Dans leur soumission frileuse à la norme continentale, les nouveaux élus se sont discrédités auprès de nombre de ceux qui avaient voté pour eux.

C’est dans ce contexte qu’intervient la déclaration de Manuel Valls : «  la nation corse je ne sais pas ce que ça veut dire ». Venant de notre premier ministre, c’est quand même surprenant. Dirait-il en effet de la même manière que la nation catalane, il ne sait pas ce que ça signifie ? Serait-il le dernier Français d’origine catalane à être encore franquiste et partisan de l’Espagne « Una Grande Libre »…. !

Certes pas bien sûr… mais au nom de quoi refuser au peuple corse de considérer leur patrie comme une nation spécifique au sein de la nation française. Il n’est pas besoin d’être forcément séparatiste pour ça, ni attaché à la France pour l’admettre.

En fait c’est sans doute que pour Manuel Valls et le système, il n’y a pas plus de nations que de peuples et que les arabes sont aussi corses que les turcs européens ou les bantous bretons….

Cette vision virtuelle, qui vise à un espace universel sans frontières, sans histoire, mais avec des principes idéologiques de gauche est une utopie mortifère qui génère guerres et terrorisme… et qui fait le malheur des peuples qui bien sûr n’existent pas.

Raoul Fougax

Crédit photo : Parti socialiste via Flickr (cc)

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