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Catalogne : un nouvel État en Europe ?

Catalogne Indépendante

Catalogne : un nouvel État en Europe ?

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La catalogne propose de se séparer de l’Espagne. Après une époque où l’union des régions en un État ou en une Fédération a apporté plus de puissance et plus de richesse, la situation s’est inversée.

Les Fédérations sont instables

Toute l’histoire des Fédérations, tant en Chine qu’en Europe, enseigne qu’elles sont très instables. Pour les stabiliser, le fédéralisme contemporain a mis en œuvre des méthodes plus radicales, comme s’accaparer l’essentiel du budget commun pour éviter la tentation de l’indépendance. On se souvient que les Fédérations ont donné naissance à la féodalité, système qui facilite les conflits par changement d’alliance. Il s’est terminé en France par la victoire de la centralisation royale et en Chine par le pouvoir impérial. Mais le conflit fut toujours latent au sein de ces petites structures en compétition pour accroître leur puissance.

Dans la configuration actuelle, il en va autrement. Du Parlement européen aux Parlements régionaux en passant par celui des États, toute l’Europe a été transformée en une foire aux politiques, chacun se vendant en général pour un plat de lentilles, lorsqu’il n’est pas tout simplement un collabo de la global-invasion.

Fin de l’État, ou État garde-Chiourme?

Les oligarques, les mafias, les centres de la global-invasion veulent affaiblir l’Etat, voire le supprimer, les zones ainsi “déboisées” se transforment alors en un conglomérat de minuscules pustules sans puissance. Pour complaire à l’Etat d’Israël, les esclaves étatsuniens détruisent les structures du moyen-orient et créent de toutes pièces, comme cela est prouvé désormais, des fanatiques à froid, des mercenaires de l’idée fixe, des cagots enférocés par le mélange captagon-xanax , plus facilement manipulables par la puissance restante. Pourquoi ne pas faire de même en Europe? Poser la question c’est y répondre par l’affirmative. Le pouvoir des banques et des multinationales a atteint un niveau d’où personne ne peut les déloger, sauf les BRICS s’ils arrivent à coopérer, situation que nous ne verrons pas se réaliser de sitôt.

Hollande en France, Rajoy en Espagne, Merkel en Allemagne, etc.. sont tentés par la répression des volontés autonomistes afin de continuer à mettre en œuvre le plan de la mort lente, tel que l’a planifié le monde de la finance. On le connaît depuis très longtemps puisque ni Rockefeller, ni Warburg n’ont caché que la terre devait être dominée par la race des « saigneurs » de la finance, s’appuyant sur une armée de fonctionnaires travaillant dans des organisations sans élection. Comme La(ha)garde du FMI, ces fonctionnaires n’ont pas le droit de penser quelque chose, sinon qu’ils doivent servir leurs maîtres. Le résultat est sordide. La(ha)garde n’ouvre la bouche que pour sussurer des stupidités sur l’immigration par exemple, des chapelets de mots creux qu’on n’oserait pas formuler.

Est-il possible de se marginaliser volontairement ?

Des régions autonomes, sauf si elles se font écrasées par les mercenaires de l’Empire du néant, ouvriraient une ère de renouveau. Du moins, une renaissance deviendrait possible à travers trois dimensions : une éducation de qualité ; des organisations plus solidaires ; une créativité libérée de ses carcans. Il serait plus facile de mettre en œuvre une meilleure éducation, en se souvenant de ce que le système des concours et des examens sélectionne les élites, de quelque milieu social qu’elles proviennent.

Avec ces structures, l’Europe a engendré des talents. De l’autre côté du monde, en Chine, le modèle a débuté dès avant la constitution de l’Empire en 211 a.c. Les Jésuites, arrivant en Asie, en ont bien compris la valeur et l’ont adapté à l’Europe où le résultat fut excellent. Les Etats abrutissent volontairement leur population. Les régions indépendantes pourraient choisir de réveiller la pensée…

Face à la mort lente répandue par les multinationales, il deviendrait possible de favoriser les associations volontaires, les coopératives autogérées, les productions locales, à travers le philtre d’une fiscalité qui ne frapperait pas les revenus sinon le capital, imposerait des taxes écologiques au produits lointains, car ils salissent le monde en multipliant les transports inutiles. La créativité, enfin, aurait quelque chance de réapparaître si l’environnement devenait plus clément, plus harmonieux, plus solidaire. La référence sur le thème de la bonne économie reste l’œuvre de Serge-Christophe KOLM : La bonne économie. PUF, 1984.

Toute alternative est aujourd’hui à encourager, au moment où l’inhumanité des trafiquants débouche sur le génocide des peuples, la ruine de tout travailleur-créateur, l’abrutissement par la guerre au cerveau. Il se peut que la Catalogne ou d’autres zones soient d’abord victimes de l’Empire du néant. L’inverse a aussi une certaine probabilité de réussite. Un degré de marginalité ne gêne pas les néantologues de la global-invasion, persuadés qu’ils pourront acheter les décideurs de ces zones autonomes lorsqu’ils le décideront.

Souhaitons bonne chance à tous ceux qui, en Europe, prendront le large, s’émanciperont de la bestialité incarnée par la Commission Européenne et ses singes même pas savants.

Auran Derien

  1. Bernard Plouvier
    Bernard Plouvier21 janvier 2016

    Eh oui, l’économie régionale, c’est une solution à ré-essayer, à condition peut-être de l’intégrer à un Empire populiste, ethniquement homogène, où l’on coordonnerait les régions sans y imposer de règlements absurdes.
    Régionalisme et Fédération ne sont pas incompatibles puisque les objectifs sont différents et complémentaires : à l’Empire la Défense et la politique étrangère ; aux régions, les conditions de vie, adaptées aux usages locaux. Vue l’extraordinaire gabegie globalo-mondialiste actuelle, l’on n’a strictement rien à perdre à essayer, entre Européens… et entre Européens seuls (avec éventuellement des Extrême-Orientaux calmes et travailleurs)

  2. MBM
    MBM22 janvier 2016

    Bernard Plouvier décrit ce que l’UE tente à tous crins d’imposer aux peuples européens par une centralisation exacerbée soit son empire rêvé : une Fédération des Régions. Pour s’en convaincre, consulter cvce.eu et notamment le fameux Comité des Régions qui décide d’attribuer le feu vert à l’indépendance d’une région. Ce fameux et méconnu Comité échappe complètement au contre-pouvoir du Parlement qui n’a aucun outil contraignant quant aux décisions prises par lui telle une institution totalement indépendante mais au pouvoir réel ne dépendant que du Conseil et qui est dominé par les Allemands. Sachez qu’il est prévu de longue date que la désagrégation des Etats européens débuterait effectivement avec le cas belge de la Flandre, et ensuite seulement les dominos indépendantistes tomberont. En ce début d’année 2016, deux déclarations fracassantes ont été énoncées : 1) le 3 janvier par une députée du parti nationaliste flamand et indépendantiste N.VA qui émettait le souhait de l’éclatement du royaume de Belgique pour 2025, et 2) deux semaines plus tard par l’homme fort de la Flandre dont le parti est le premier de la région partageant des strapontins à l’Exécutif fédéral et est président du dit-parti N.VA, le nommé Bart de Wever qui confirmait les propos de sa soumise. Le Comité des Régions a donc octroyé la pôle position à cette formation. Alea jacta est. Vous êtes donc tous averti. Ne relancez pas vainement les dés de l’intuition puisqu’ils sont pipés!

    • Bernard Plouvier
      Bernard Plouvier22 janvier 2016

      À MBM : à ceci près que l’UE n’est nullement un empire populiste, bien au contraire : c’est l’officine du gouvernement planétaire unique en cours d’instauration.
      Je parlais de son opposé en tous points : – des structures régionales (aussi vastes ou réduites que les Européens de souche qui les peuplent voudront en dresser les limites) capables de générer une économie efficace pour tous (soit le plein emploi et une raisonnable prospérité en évitant farouchement le capitalisme de spéculation)
      – une structure centrale, de l’ensemble du continent peuplé par la race blanche, soit de l’Atlantique à Vladivostok, pour réguler Défense, politique extérieure et répartition des matières premières
      … et ce en toute indépendance vis-à-vis des indésirables sur ce continent : USA, monde islamique, Africains, racistes pantouraniens etc.
      Un Empire européen divisés en structures économiques autonomes à taille aussi humaine que possible (séparer les Flamands des Wallons est une bonne chose, si l’on rapproche les Flamands des Néerlandais et les Wallons des Français du Nord, pour reprendre votre exemple ; il est évident que les Italiens du Nord et du Centre ont peu de points communs avec ceux du Sud de la botte ; idem pour l’Espagne : on peut séparer les États composites, au profit d’une meilleure répartition des Nations… on sait très bien que les Tchèques n’ont jamais pu s’entendre avec les Slovaques ou les polonais avec les Lituaniens etc.)
      Fédéralisme et régionalisme ne s’excluent pas. En revanche, le globalo-mondialisme est à combattre, au besoin les armes à la main.

      • MBM
        MBM22 janvier 2016

        Je comprends bien votre vision mais ce qui diffère de celle du Comité des Régions est son attachement à la structure transatlantique et à la gestion mondialiste afférente du marché universel avec les dérives subséquentes de la spéculation que vous contestez. Mais il préconise une identique répartition des structures régionales des Açores au Kamtchatka. Je propose de découvrir les documents officiels du Comité des Régions qui prévoient outre l’abattement des frontières administratives l’homogénéité de chaque région selon les us et coutumes de la majorité du peuple y résidant – ceci à l’avantage de cette majorité avec ses us culturels et religieux, donc une région peuplée d’Africains musulmans obtiendraient la domination selon leur critères à l’instar des régions essentiellement blanches – et vous en comprendrez d’autant mieux ma dénonciation. Ce Comité veut instaurer un empire européen de l’Atlantique au Détroit de Behring s’étant préalablement débarrassé des personnages clés de la gouvernance russe. Si Poutine disparaît, le rêve impérial du Comité s’installera. L’ethnodifférentialisme qui domine fondamentalement votre vision, peut s’avérer utopique même s’il devient vital de juguler le flot du reste du monde vers nos contrées et en urgence si les peuples blancs ne veulent pas se voir remplacés en trois générations et disparaître à la cinquième rejoignant la crainte de Gaston-Armand Amaudruz exposée dans son livre « Les peuples blancs survivront-ils ? » Les travaux du Nouvel ordre européen de 1967 à 1985, Montréal-Lausanne, Éditions Celtiques, « Institut supérieur des sciences », 1987.
        Pour conclure, observons ce qui se passe en Belgique et la reste de l’Europe suivra. Bien cordialement.

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