Réseaux sociaux, newsletter et flux rss

France: quelques mesurettes pour un chômage et un déficit record

Deficit Français

France: quelques mesurettes pour un chômage et un déficit record

Télécharger en PDF et imprimer

Cela dépasserait en fait les prévisions les plus pessimistes de Bruxelles : l’état économique de notre pays est catastrophique.

Á politique inchangée et irresponsabilité constante de ses dirigeants, la France présente en cette fin d’année 2015 le déficit le plus élevé de toute la zone euro. Toutes les mesures de restrictions programmées depuis des mois, mesures toutes dirigées contre les classes moyennes, les familles, la sécurité, la Défense nationale, les propriétaires, les retraités, les automobilistes, les chômeurs, les enseignants, toutes ces mesures n’auront servi à rien qu’à donner des gages d’austérité à Bruxelles et quémander son indulgence. Selon un engrenage pervers et infini, la gabegie des aides sociales aux sans papiers avec l’aide médicale d’Etat, le scandale des emplois aidés comme seule solution à la crue sans fin du chômage, en dépit de promesses répétées d’investissement et de relance condamne inéluctablement la France à la pauvreté.

Avec quelque 700 000 chômeurs de plus depuis mai 2012, et encore 40 000 supplémentaires au mois d’octobre, le gouvernement français porte tout le poids de cet échec, privant par son idéologie socialisante le pays de toute marge de manœuvre et d’initiatives économiques ambitieuses comme la fin des niches fiscales, du système des aides sociales étatisées et des défiscalisations ultra-marines.

L’exécutif européen prévoyait 4,4 % de déficit en 2014, 4,5 % en 2015 et 4,7 % en 2016. Cela risque d’avoisiner les 5 % alors que le gouvernement prévoyait en début d’année 4,3 %. Ces chiffres ne correspondent pas tout à fait aux chiffres officiels  mais ils correspondent aux chiffres européens rectifiés par l’accroissement important de l’endettement public du pays. On est en tout cas bien loin du retour à l’objectif de 3 % en 2017, la fameuse règle d’or promise comme par miracle pour l’année électorale.

En fait, les économies proposées visent toujours les mêmes alors que le gouvernement ne fait rien contre la mauvaise dépense publique : l’AME (Aide médicale gratuite), la CMU (la couverture médicale universelle), le trop grand nombre de fonctionnaires, de parlementaires, l’augmentation constante des dépenses de l’Etat, les transferts financiers massifs vers l’Union européenne, le renflouement de l’euro, le coût grandissant de l’immigration, les hébergements gratuits dans les hôtels des pseudo réfugiés djihadistes, la fraude sociale et fiscale. La dette publique s’est encore s’alourdie et est passé de 95,5% du PIB en 2014 à 98,1% cette année et elle frôlera les 100 % (99,8% exactement) en 2016.

La France sera de nouveau en début d’année examinée par Bruxelles car elle reste dans son collimateur. Les attentats du 13 novembre, les élections du 6 décembre lui ont laissé un répit de taille mais les agences de notation ne sont pas dupes. La France devrait en toute logique recevoir des sanctions financières pour ne pas avoir tenu ses engagements et ses promesses. Ce seraient des amendes et des pénalités qui pourraient s’élever à plusieurs milliards d’euros. Sans souveraineté budgétaire, la France joue avec le feu, disons avec une Union européenne dont elle est devenue le pire élève. Mais avec l’Allemagne en tête, l’Union européenne se félicite aussi de maintenir la France la tête sous l’eau, elle en signera encore plus vite sans même lire tous les paragraphes le Traité Trans-atlantique.

Quant aux annonces du Président de la République en matière d’emploi, elles laissent chacun sceptique sur leur réalisme et leur efficacité, à moins qu’elles ne servent qu’à retirer par son plan formation 500 000 chômeurs des statistiques de l’ANPE afin de faire croire aux électeurs que le Président a tenu ses promesses. En fait, il n’y a pas de demande d’emplois et d’ailleurs, il en va de même pour la prime à l’embauche de 2000 euros, les PME n’embaucheront pas s’il n’y a pas de commandes. Alors que faire ?

La France souffre au premier chef d’un manque catastrophique d’investissements et il n’y a pas à tourner autour du pot : pour investir il faut changer les règles macro économiques sur le plan interne et au plan européen.

Il faut en particulier changer les règles de la Banque Centrale Européenne qui en réalité « engraisse  » aujourd’hui les banques privées qui elles, ne prêtent pas aux entreprises. Il faut retrouver la Banque de France.

Michel Lhomme

  1. kralgral
    kralgral22 janvier 2016

    Ce bilan est bien connu des Français qui parviennent à s’extraire des postures politiciennes.Les solutions à mettre en oeuvre ne sont pas sectorielles ou ponctuelles, mais globales. Les pansements homéopathiques ou contradictoires dispersés au gré des abcès ne sont qu’une thérapie électorale, qui ne soigne que les cotes de popularité.
    L’endettement abyssal, la gabegie des diverses prises en charge sociales, générés par le soucis hystérique de réélection de nos dirigeants, ne pourront être rectifiés que par une mutation profonde de nos moeurs politiques et comportements citoyens.
    Sous le laxisme socialisant ambiant la tache semble très rude. Impossible diront les pessimistes, diabolisés seront les optimistes…..!…!..

  2. Julien
    Julien22 janvier 2016

    Et Macron quand pense-t-il???

Répondre