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War roak : la voix de la nation bretonne

Croix Celtique

War roak : la voix de la nation bretonne

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Au sommaire de la dernière parution de War Roak :

Buan ha Buan 4war roak
Notre Europe : Le Camp des Saints en Croatie 9
Catalunya :
La Catalogne sur la voie de l’indépendance 10
International :
Les causes d’une déstabilisation durable de l’Irak et de la Syrie 12
Géopolitique :
Voici venir le temps des échéances 14
Hent an Dazont :
Votre cahier de 4 pages en breton 19
Politique :
Colonisation de la Bretagne 23
Société :
La Loi Renseignement, une loi qui inquiète ! 27
Environnement :
Méthanisation, filière en développement 29
Littérature bretonne :
Contes et légendes de Bretagne, la plus longue mémoire (6e partie) 31
Nature :
L’hirondelle ne fait plus le printemps 35
Lip-e-bav :
Les algues bretonnes 36
Keleier ar Vro :
Sainte-Anne d’Auray

Et l’Éditorial de Padrig Montauzier

Nous devons restaurer l’Etat breton, fondement de l’ordre  et de notre souveraineté nationale

Dans quelques jours s’achèvera l’année 2015. Quinze ans déjà que j’ai commencé cette belle aventure et fait paraître, enfin, une véritable et authentique revue indépendantiste bretonne. Quinze ans avec une équipe formidable, des rédacteurs imprégnés d’idéal, de liberté… Quinze ans contre vents et marées, contre les coups bas, les mesquineries enfantines d’esprits étroits et autres petits flics de la pensée unique. Quinze ans de résistance, résistance à l’occupation illégale française sur cette terre bretonne, résistance à cet impérialisme qui tente d’anéantir notre culture spécifique, résistance à ce colonialisme qui musèle le peuple breton… résistance également à ces nouveaux fléaux qui menacent notre identité bretonne : l’immigration, l’invasion migratoire dont l’Europe occidentale subit les premiers flux (c’est toute l’Europe qui est en proie à ce chaos migratoire et la Bretagne n’est malheureusement pas épargnée) ; le multiculturalisme, conjoncture artificielle autant que malsaine, qui ne peut affecter que les Etats en déclin et créer alors une situation latente de violence et d’instabilité ; le cosmopolitisme, cette grande opération de déracinement des peuples, sans omettre l’expansion inquiétante de l’islam…

Parce que nationaliste, le combat politique est, aujourd’hui plus que jamais, un combat pour la civilisation, pour la pérennité de nos ethnies. Finis les projets utopiques, les sursauts libérateurs jaillis d’un autre printemps… Finis les doux rêves d’un romantique mouvement breton. La libération nationale, la vraie, celle qui dans un même mouvement change l’homme breton et la société, cette libération, cette « révolution conservatrice » ne peut germer que dans une société nouvelle où les préoccupations matérielles, électorales n’accaparent pas totalement les esprits. Malheureusement aujourd’hui, la crise enferme la plupart des Bretons dans l’individualisme, dans l’égoïsme matérialiste ou dans le désespoir, facteur de violence.
Alors quelle place dans un tel contexte pour une revendication indépendantiste ? La revendication nationale bretonne, par delà des siècles de servage, est plus que jamais bien ancrée dans notre peuple. Ce besoin d’identité, ce désir de liberté, d’émancipation n’ont jamais été aussi forts. Vouloir être Breton aujourd’hui, c’est vouloir retrouver le sens de la communauté fraternelle, c’est vouloir maîtriser son destin, c’est vouloir exprimer sa dignité dans sa propre culture, c’est vouloir vivre ses traditions… en un mot c’est vouloir être un Breton libre, un Breton de ce temps. Pour autant, faut-il renier l’héritage et s’aligner sur cette pseudo civilisation qui impose ses mœurs décadentes ? Non car le combat breton se passe aujourd’hui où tant d’autres ont combattu même si les enjeux de la lutte ont évolué.

Dépouillé de ses dernières guenilles passéistes, le combat breton devient révolutionnaire. En effet, il n’y aura de peuple libre que dans cette perspective. Limiter le combat breton à une banale revendication culturelle réduit fatalement à une revendication régionaliste, à une défense folklorique qui sera aisément concédée par l’Etat colonial, et récupérée par tous les démagogues aux intentions suspectes. Le nationalisme breton doit demeurer frontal, sans aucune concession quant à son contenu, parce que la vérité ainsi que la justesse du combat ne se divisent pas ni ne s’édulcorent.

La muraille du mépris édifiée par la France depuis des siècles se lézarde sérieusement. C’est l’occasion, pour nous indépendantistes, de réaffirmer nos revendications dont la première devra être la restauration de l’Etat breton, fondement de l’ordre et de notre souveraineté nationale et sortir définitivement des abysses dans lesquels l’Etat français nous entraîne.

Adresse postale : War Raok, BP 80337, 35203 Rennes, Cedex 2.
Site : War Raok
Contact : War Raok

 

 

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