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Scénario d’un cauchemar à double entrée [2/2]

Empire Européen

Scénario d’un cauchemar à double entrée [2/2]

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Bernard Plouvier

« Quand les malheurs arrivent, ils ne viennent pas en éclaireurs solitaires, mais en groupe compact » : lorsqu’il écrivait Hamlet, Shakespeare ne pouvait savoir que ses vers illustreraient à la perfection notre triste condition d’Européens à l’aube du XXIe siècle.

Acte II : 1990-… (soit, nos tristes jours)

La sommation de l’économie globale et de la mondialisation des vies politique et (sous)-culturelle correspond à la confiscation de tous les pouvoirs par les maîtres du jeu économique et à leur profit, sinon exclusif, du moins substantiel. Trahissant le projet rooseveltien, les nouveaux maîtres de la quasi-totalité de la planète ont domestiqué le domaine politique (exécutif et législatif), les pouvoirs judiciaire et médiatique (qui furent toujours vautrés devant les titulaires du vrai Pouvoir), enfin nombre d’instances spirituelles – ce fut le cas de l’Église catholique sous le pontificat de Jean-Paul II, nullement sous celui de Benoît XVI, contraint à une curieuse démission, tandis que l’actuel locataire de Saint-Pierre est un démagogue qui prône l’invasion de l’Europe par les immigrés… islamiques !

Scène 1 : La féérie globalo-mondialiste

L’importation d’immigrants fut exigée, dans les pays à faible natalité autochtone, par les maîtres de l’économie privée, pour accroître une consommation intérieure devenue trop faible, donc moins génératrice de superbénéfices pour la grande distribution. C’est avec des fonds d’État – le produit des impôts et taxes, acquittés pour l’essentiel par les autochtones – que l’on a ainsi gonflé la consommation intérieure, soit en dernière analyse fourni du travail aux employés de la production et de la distribution, mais aussi et surtout accru les revenus des grands actionnaires.

L’importation massive d’immigrants à faible potentiel intellectuel et technique, que l’on fait vivre à coup de subventions d’État, le dumping des exportations, le financement des guerres dites de pacification, tout cela additionne des coûts prodigieux pour les générations futures, car l’on a appliqué le schéma rooseveltien du déficit budgétaire systématique et du gonflement quasi-illimité des Dettes publiques. En outre, les maîtres de l’économie se sont faits les chantres du surendettement des particuliers : on s’est proposé de procurer à crédit, sinon l’utopique « bonheur », du moins un maximum de jouissances.

La Dette cumulée des États de la planète, en 2014, était estimée à 215% du PIB mondial (lui-même voisin de 60 000 milliards de $). La Dette de l’État nippon représentait 411 % de son PIB (par l’effet d’injections budgétaires massives dans l’économie privée) ; c’est le même mécanisme qui explique la Dette de l’État chinois (220 % du PIB en 2014). Les États à fortes dépenses sociales sont surendettés : Suède (293 % du PIB en 2014) ; Canada (284 % du PIB) ; Grande-Bretagne (276 % du PIB) ; France (100 % du PIB… alors que la Dette n’était que de 35 % du PIB en 1990 : le coût de l’immigration extra-européenne a fait exploser la Dette publique).

Le système n’est bon que pour les maîtres de l’économie privée et à court terme uniquement. C’est une histoire amorale et très stupide : celle de psychopathes qui veulent tout et tout de suite !

Scène 2 : le rêve impérialiste des émirs et roitelets islamo-pétroliers

Fabuleusement enrichis, en n’ayant strictement rien fait pour le mériter, les roitelets sunnites d’Arabie (les Saoudiens, Qataris et ceux des Émirats Unis), se sont mis eux aussi à rêver en mégalomanes. En l’occurrence, ils ont voulu créer les conditions géopolitiques d’une nouvelle vague d’expansion de l’islam, assortie de l’arrière-pensée d’une résurrection du califat, aboli en 1924.

Ils y ont été puissamment aidés par l’arrivée au Pouvoir aux USA du fils d’un musulman, officiellement devenu athée par la suite : Barack-Hussein Obama. Dès son entrée en fonctions, on l’a nanti d’un Prix Nobel de la Paix  et sa priorité fut de renverser tous les vieux potentats islamiques, certes corrompus, mais assagis et assoupis par l’âge, qui ne s’intéressaient qu’à l’enrichissement de leur clique et n’ennuyaient plus personne hors de leurs frontières. On juge l’arbre aux fruits qu’il produit. La double présidence d’Hussein Obama aura accouché de la résurrection du califat qui peut devenir une arme de destruction massive.

Pour n’importe quel observateur, il est évident que les dirigeants des États islamo-pétroliers et que le crypto-islamiste qui est à la tête des USA ont une énorme part de responsabilité dans le chamboulement des pays actuellement ingouvernables : Libye et Tunisie, Irak et Syrie – et leur appendice maudit : l’État Islamique et son calife -, Afghanistan (et il serait sot d’oublier les gouvernements fragiles d’Égypte et des deux Soudans, de Turquie et du Pakistan, du Maroc et de l’Algérie, du Yémen et de la Jordanie ou ceux du Sahel et de la corne de l’Afrique).

Par complaisance envers les évergètes islamo-pétroliers, indispensables sources, jusqu’à la fin de l’année 2015, de fonds pour soutenir les budgets d’États européens, voire la caisse électorale des partis bien-pensants, les gouvernants d’Europe occidentale ont accepté – sans demander l’avis du peuple souverain – d’accueillir des « réfugiés » qui sont en très grande partie de jeunes mâles vigoureux, dont le voyage a été payé par des bienfaiteurs islamo-pétroliers, et dont le comportement est objectivement celui de conquérants. Seul un dément, un aveugle ou un sourd peuvent rester indifférents à l’invasion ainsi réalisée de notre Europe occidentale par une avant-garde fort active… à moins, bien sûr, d’avoir, pour fermer les yeux et les oreilles, un intérêt personnel ou partisan – avantages en nature ou arrière-pensée d’un renouvellement de l’électorat pour mieux conserver les sinécures dorées de l’État.

Scène 3 : L’irruption fracassante des nouveaux fous d’Allah

Or, dans leur volonté d’asservir l’Occident au nom d’Allah le Tout-puissant (à défaut d’être encore le Miséricordieux), émirs et roitelets des pétrodollars se sont fait doubler par les austères fanatiques dont ils avaient financé la propagande et l’armement : les créateurs de l’État Islamique. D’épine irritative, destinée à ennuyer les grands frères Yankees souvent trop arrogants, cette créature est devenue un monstre incontrôlable. Les émirs et roitelets ont mis en scène un réel Frankenstein.

Car, bien plus inquiétant pour l’Occident, que les chenus et mous islamo-pétroliers, pourrait être Ibrahim Awad, né en 1971. Théologien islamique de la mouvance salafiste irakienne, il a été arrêté par les troupes d’occupation nord-américaines en 2004, détenu quelques mois, puis relâché, étant officiellement considéré comme quantité négligeable. Or, en mai 2010, cette soi-disant nullité succède au premier émir du tout jeune État Islamique, implanté au Kurdistan irakien. Awad ordonne de multiplier les attentats, à la fois contre les chrétiens et les Yézidis (de lointains cousins des Zoroastriens, qui refusent tout prosélytisme et pratiquent l’endogamie), et lance l’offensive qui permet à l’État Islamique d’Irak et du Levant de contrôler actuellement le Nord de l’Irak et l’Est de la Syrie, en n’oubliant pas que la très riche zone pétrolifère de Mossoul sert de quartier général à cet État.

Le 29 juin 2014, il s’est autoproclamé calife des sunnites, sous le nom d’Abou Bakr II, soit un clin d’œil au successeur immédiat de Mahomet, et fut intronisé le 5 juillet suivant dans la grande mosquée de Mossoul, paré du titre de commandeur des croyants. Le fait même qu’il n’ait pas été immédiatement réduit en cendres, lors de cette cérémonie, est la meilleure preuve, pour ses fidèles, qu’il est bien l’envoyé d’Allah, qui l’inspire, directement ou par le biais de l’archange Gabriel.

Ou cet homme est effectivement une nullité, comme l’ont pensé les génies US, et, dans ce cas, il n’exercera que brièvement sa capacité de nuisance. Ou il est un de ces personnages prométhéens qui modifient le cours de l’histoire… après tout, ni Joseph Dougashvili-‘’Staline’’, ni Adolf Hitler n’ont paru inquiétants aux « experts » de la politique internationale, au milieu des années 1920 ! Or Abou Bakr II a modifié la donne du Djihâd. Il a autorisé les attentats aveugles, susceptibles de tuer même des musulmans, ce qui était un interdit majeur de l’islam. Il a également autorisé des femmes et des enfants à devenir des moudjahidin, ce qui est une autre innovation, quasi-subversive en droit coranique.

Le schéma rooseveltien, déjà peu exaltant, a été trahi par les empereurs de l’économie, puis par les islamo-pétroliers, enfin par un illuminé sorti en droite ligne de l’obscurantisme médiéval. Certes, nous autres Européens avons beaucoup péché : contre notre histoire, contre notre race, contre la plus élémentaire intelligence. Mais avions-nous mérité cela ? Oui, en mettant aux apparences du Pouvoir et en les y renouvelant, élection après élection, les hommes-liges du grand capital cosmopolite.

En France (ce n’est pas mieux en Allemagne, en Belgique, en Grande-Bretagne ou dans les États scandinaves), depuis 1981, de la droite molle aux gaucho-écologistes, en passant par le centre marécageux et les socialistes de salons, tous les politiciens sont prosternés devant le veau d’or, qu’on l’appelle dollar (et son avatar pétrolier), yen, yuan ou euro… en attendant la monnaie virtuelle.

Conclusion

Les spéculateurs effrénés des années 1925-29 en Occident, ceux des années 1985-95 en Extrême-Orient, enfin – les pires – ceux des années 2000 à nos jours aux USA, ont démontré que l’avidité, sentiment irrationnel par essence, gouverne notre monde, à sa façon qui ne peut être que chaotique. Un monde dirigé par des financiers ne peut qu’être amoral et irrationnel.

Pour sortir de ce monde d’absurdités économiques et sociales, de ce retour à la pire époque de la barbarie et de l’obscurantisme religieux, typiquement médiéval, les Nations européennes doivent nécessairement s’unir en un Empire, racialement homogène, de type populiste, soit orienté vers le Bien commun, vers la sécurité et la prospérité des honnêtes citoyens. Tout le reste n’est que fariboles et dangereuse perte de temps.

  1. robur
    robur10 février 2016

    Très bonne synthèse de la situation, simple et claire, allant à l’essentiel (et surtout rationnelle, sans aucune divagation fumeuse comme je peut en lire chez d’autres auteurs sur ce genre de thématique).
    Et je suis en plein accord avec la conclusion, mais il faut un sacré espoir…

    (Note à la rédac de Metamag: quand un texte est publié en plusieurs parties il serait judicieux de mettre un lien vers la partie 1/2 de l’article, car pas si facile trouver.)

    • Jean-Pierre Toni
      Jean-Pierre Toni10 février 2016

      La rédaction : nous tiendrons compte de cette remarque. Nous établirons un lien quand un article sera scindé. Cordialement.

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