Réseaux sociaux, newsletter et flux rss

Et demain, au tour du Traité Transatlantique…

Traité Transpacifique

Et demain, au tour du Traité Transatlantique…

Télécharger en PDF et imprimer

L’Accord de libre-échange transpacifique (TPP), qui rassemble 12 pays représentant 40% de l’économie mondiale, a été officiellement signé le 4 février à Auckland, en Nouvelle-Zélande. On en a peu parlé alors qu’il anticipe la signature du Traité Transatlantique à venir toujours fermement négocié dans le plus grand secret. Le Traité Transpacifique a permis de créer la plus vaste zone de libre-échange au monde, qui inclut les États-Unis et le Japon, mais pas la Chine. Depuis la signature du 4 février, les 12 pays ont entamé leur processus de ratification. Ils ont deux ans pour le faire, avant que l’accord n’entre en vigueur.

Le TPP réunit l’Australie, Brunei, le Canada, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour, les Etats-Unis et le Vietnam. Chaque pays doit ratifier le texte en n’y opérant aucune modification, une contrainte qui pourrait s’avérer difficile pour certains d’entre eux et cette contrainte si peu démocratique, les Etats-Unis souhaite aussi l’incorporer au futur Traité Transatlantique. De nombreuses voix par exemple au Pérou et au Chili critiquent les effets pervers du texte sur les droits des travailleurs, l’environnement ou encore l’accès aux médicaments.

Très vaste, l’accord a fixé les règles du commerce et des investissements internationaux dans le Pacifique du 21e siècle en comptant aussi pousser la Chine à adapter et moduler ses propres règles en matière de commerce, d’investissement et de droit commercial sur celles établies par le TPP.

Le Transpacifique prévoit une ouverture substantielle des marchés des produits agricoles pour le Canada, les États-Unis et le Japon, que cela soit pour le sucre, le riz, le fromage ou le bœuf. Il concerne aussi des secteurs comme l’échange de données et la propriété intellectuelle qui n’étaient pas couverts par de précédents accords multilatéraux. Il subordonne sur ce point l’internet mondial et sa surveillance au modèle américain. ML

Répondre