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Cameron et l’Europe : on peut donc filer à l’anglaise

Brexit

Cameron et l’Europe : on peut donc filer à l’anglaise

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Jean Bonnevey ♦

Un encouragement pour ceux qui ne veulent plus de cette Europe là !

Pour une fois la perfide Albion sert les nations européennes. Son refus des normes bureaucratiques et d’un fédéralisme financier lié au mondialisme ouvre la porte aux grandes migrations des revendications nationales.

La Grande – Bretagne sortira ou ne sortira pas de l’Europe, elle l’aura en tout cas changé. Les mouvements de menton de François Hollande, se prenant pour un super leader européen alors qu’il n’est même pas sûr de se représenter à la tête de la gouvernance de la satrapie France, n’y changeront rien. Pour avoir une petite chance de garder Londres, les gardiens du dogme ont dû brûler leurs tables de la loi et accepter de lourdes concessions. Ce qui est valable pour les Anglais ne pourra être refusé aux Grecs, aux Polonais ou aux Français. Et si Londres sort… ce sera le début de la débandade. C’est peut être le début de la fin. Non pas le début de la fin de l’idée européenne en tant que continent de civilisation mais le début de la f in pour cette Europe du fric et du laisser passer.

Hollande peut bien parler de noyau dur et de fédéralisme financier, pour le moment c’est l’Europe au choix qui a marqué un point. Au bout de près de trente heures d’une négociation quasiment continue, le premier ministre britannique a arraché à des partenaires pressés d’en finir ce qu’il qualifie, sur un ton triomphant, de « statut spécial » pour le Royaume-Uni. Il lui reste à le défendre désormais devant ses électeurs pour gagner le référendum qu’il a accepté d’organiser.

David Cameron s’est félicité, dans une salle de presse comble, vendredi soir, d’avoir obtenu gain de cause sur toutes ses demandes. « Le Royaume-Uni ne fera jamais partie d’un super Etat de l’Union européenne, le pays n’adoptera jamais l’euro, nous ne participerons pas aux parties de l’Union qui ne fonctionnent pas [Schengen, l’euro] », a-t-il insisté. Il semble que la-dessus tout le monde lui ait donc donné raison puisqu’il peut s’en passer pour raisons d’échec. Et ce n’est pas un motif d’expulsion.
« Il ne sera plus jamais question d’avoir quelque chose sans contrepartie », a ajouté le premier ministre conservateur, faisant référence à l’une des principales concessions faites par ses partenaires, le droit pour le pays de limiter sur une durée de quatre ans l’accès des travailleurs non européens aux prestations sociales britanniques. « C’est suffisant pour moi afin de faire campagne pour le oui au référendum. L’Union n’est pas parfaite, mais lui tourner le dos n’est pas une solution », a t-il conclu. Et oui la fin du paradis de l’assistanat européen est un élément déterminant. Il ne sera peut être pas suivi chez lui d’ailleurs, mais cela va donner des idées à d’autres.

La discussion sur le « Brexit » a été rattrapée par ce que beaucoup, à Bruxelles, Berlin ou Vienne, considèrent comme la véritable crise, celle des migrants. De la libre circulation à la libre submersion, certains n’ont pas vu la limite ou fait semblant surtout de ne pas la voir.

Le premier ministre grec, Alexis Tsipras, a menacé de bloquer tout compromis avec les Britanniques s’il n’obtenait pas la garantie que les pays de l’Est et des Balkans ne fermeraient pas leurs frontières, ce qui transformerait son pays en un vaste « piège à migrants ». Dans la foulée, vendredi, Angéla Merkel et François Hollande se sont employés à rassurer le premier ministre grec, Alexis Tsipras, durant une bonne partie de la journée. Le président français s’est aussi entretenu en tête-à-tête avec le chancelier autrichien Werner Faymann. Ce dernier lui a expliqué qu’il ne reviendrait pas sur la décision de son gouvernement d’instaurer des quotas pour les demandeurs d’asile, afin de limiter le nombre des arrivées quotidiennes, quitte à contrevenir au droit européen. Mais, selon les informations du Monde, le chancelier aurait renoncé à l’organisation, à Vienne la semaine prochaine, d’un sommet pour coordonner la fermeture de la route des Balkans. Finalement, M. Tsipras a préféré baisser la garde et n’a plus évoqué sa menace de blocage lors de la dernière table ronde, vendredi soir.

Une fois de plus le Grec recule pour mieux sauter car il sait que le gouffre est pour tout le monde.

La route des Balkans sera fermée et les clandestins de Calais savent maintenant que la Manche ne se retirera pas pour les laisser passer comme la mer rouge.
Londres a changé la donne, d Athènes à Calais.

  1. Robert41
    Robert4124 février 2016

    La savonnette anglaise, dès qu’il pleut elle nous échappe …. Au suivant !

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