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Hollande et Sarkozy : s’ils n’étaient pas candidats ?

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Hollande et Sarkozy : s’ils n’étaient pas candidats ?

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 Raoul Fougax ♦

La présidentielle pourrait ne pas être celle annoncée.

Les Français ne veulent pas d’un duel Hollande / Sarkozy. Le match de la revanche ne les intéresse pas. Ils ne croient ni en l’un ni en l’autre.

Ils ne veulent plus des politiciens des promesses non tenues. Les deux hommes le savent. Peuvent-ils en tenir compte et renoncer ? Ils peuvent renoncer sans en tenir compte.

Certes le pouvoir est une drogue dont il est difficile de se guérir. Et il est rare que les politiciens renoncent à la politique. On peut noter cependant que des portes de sortie se précisent. Pour Hollande, c’est le chômage. Pour Sarkozy, c’est la procédure judicaire. Cela peut leur permettre une sortie par le haut pour éviter par exemple une humiliation aux primaires. Sarkozy peut même jouer l’attente de la procédure pour se mettre en réserve et revenir en force au dernier moment et au-dessus de la mêlée.

Cette hypothèse de la double absence en fait réfléchir plus d’un

A droite, chez Les républicains, ce serait un boulevard pour Alain Juppé. Mais son positionnement centriste pourrait faire monter une candidature plus en adéquation avec la base. Qui sera le candidat de la droite « dure » en 2017, voire 2022 ? La question intéresse beaucoup Patrick Buisson, Eric Zemmour et Philippe de Villiers, qui se retrouvent chaque mois pour déjeuner et chercher des moyens de faire avancer leurs idées, a révélé Le Parisien. Ceux-ci réfléchiraient à soutenir Laurent Wauquiez, qui est un des plus à droite des potentiels candidats aux primaires des Républicains. Récemment élu à la tête de la région Auvergne-Rhônes-Alpes, il a reçu une standing ovation lors du Conseil national des Républicains.

Wauquiez aux primaires puis à l’extérieur on ne sait pas trop. Sa candidature ferait de l’ombre à Marine Le Pen. Reste à le convaincre. Á gauche, Manuel Valls pensait passer un tour. Mais si François Hollande renonce, il pourrait se lancer. Le problème, c’est que dans la primaire il n’est pas assuré d’être choisi par la gauche. Là aussi se pose la question de la candidature extérieure après les primaires. Surtout qu’un sondage montre que les Français pourraient voter pour un candidat en rupture de parti.

Une large majorité de sondés (78%) se disent prêts à voter à une élection présidentielle pour un candidat qui ne serait « ni issu, ni soutenu par un parti politique », selon un sondage Elabe. Selon ce même sondage, 33% des personnes interrogées pourraient « certainement » voter pour un candidat non affilié à un parti et 45% « probablement ». 16% ne pourraient « probablement pas » et 6% « certainement pas ». 63% des sympathisants PS et 71% de ceux des Républicains pourraient faire un tel choix, de même que 79% des proches du FN et 84% de ceux d’EELV.

De même, 66% des sondés pourraient voter pour un candidat en dissidence vis-à-vis de son parti, contre 33% qui ne pourraient pas. 1% ne se prononcent pas. Les partis politiques inspirent de « l’inquiétude » pour 40% des sondés, de la « colère » pour 34% d’entre eux, de l' »indifférence » (22%). Pour 3% des sondés, les formations politiques inspirent de la « confiance » et pour 1% de « l’enthousiasme ».

Toutes les cartes peuvent donc être redistribuées surtout si Hollande et Sarkozy n’y vont pas.

  1. Roban
    Roban23 février 2016

    A mon avis, s’ils se présentent aux présidentielles, vu leur côte de popularité, ni FH ni NS risquent pas d’être présents au second tour.
    Le duel se ferait entre MLP et un candidat de droite, auquel cas le front républicain donnerait la victoire au candidat de droite.
    Le même scénario se reproduirait si, comme le dit un sondage Elabe, une large majorité de sondés (78%) se disent prêts à voter à une élection présidentielle pour un candidat qui ne serait « ni issu, ni soutenu par un parti politique ».
    Je suis partisan de ce dernier scénario.

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