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Manifs de jeunes et état d’urgence : cherchez l’erreur

Etat D Urgence

Manifs de jeunes et état d’urgence : cherchez l’erreur

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Raoul Fougax ♦

Et si des djihadistes en profitaient. Il y a quelque chose qui ne va pas.

Tous les jours on annonce des arrestations qui prouvent que la menace terroriste islamiste est présente comme jamais. On laisse cependant la jeunesse militante et contestataire se déverser dans les rues dans un grand désordre. Bons baisers de l’état d’urgence.

Et si, lors d’une prochaine manifestation, des terroristes islamistes qui ont déjà démontré leur haine de la jeunesse qui ne leur ressemble pas tiraient dans le tas comme au bataclan ou sur les terrasses des cafés ? Qui peut totalement l’exclure ? Cette perspective glace le sang comme disent les journalistes aux expressions limitées et répétitives.

Et pourtant rien, pas une crainte, pas un doute, pas une question dans nos médias si vigilants pourtant. Comme si on avait oublié le terrorisme et que l’actualité du moment était une assurance contre celle d’hier et de demain. On dit que la crainte du gouvernement est que la colère des jeunes ne fasse tache d huile. C’est anachronique. Ce serait le cadet de ses soucis si demain les manifestants de l’UNEF ou de la Fidel étaient la cible de l’islamisme radical.

Le gouvernement n’y résisterait pas, il serait balayé. Il le sait. Pourquoi donc ce silence, pourquoi autoriser ces défilés assez dérisoires par rapport au risque énorme.  Franchement on ne comprend pas.

Ou nous sommes en guerre et il y a un véritable état d urgence ou nous ne le sommes plus, sauf pour des effets de mentons politiciens. Il y a une incohérence qui saute aux yeux et un principe de précaution foulé au pied. C’est l’idéologie de gauche qui paralyse, qui ne peut interdire la contestation dans la rue et qui finalement l’emporte sur la gestion du risque terroriste.

Tous ces jeunes qui dénoncent un avenir qu’on voudrait leur voler avec des arguments clonés ont-ils conscience du monde dans lequel ils vivent ? Il n’y a pas que la précarité qui menace leur mode de vie.

L’avenir des jeunes est sans doute une question, mais la poser dans la rue sans tenir compte de la menace terroriste avec le consentement du pouvoir… c’est cela qui glace le sang.

  1. Bernard Plouvier
    Bernard Plouvier18 mars 2016

    Autre scenario possible : envisager le terrorisme djihadiste comme une arme manipulée par des gens qui sont assez puissants pour dominer réellement les chefs cyniques des pions, eux-mêmes déments.
    En clair, dans ce scenario, les maîtres n’ont aucun intérêt à relancer les attentats spectaculaires (ils ne pourront pas empêcher un fou d’Allah de poignarder ici ou là un « infidèle » ou à saccager une église ou cimetière, dans l’indifférence totale des gros media, fort bien tenus en mains), pour ne pas faire le jeu du candidat nationaliste opposé à l’immigration-invasion.
    Les défilés d’étudiants n’ont jamais été que l’occasion de petits actes de vandalisme. En 1968-69, il a fallu une énorme logistique de la Tricontinentale pour ébranler un Pouvoir sénile et corrompu. Il n’y a plus de marxisme à gros budget (les résidus sont pitoyables) et les étudiants qui défilent ont une mentalité de petits fonctionnaires : rien à voir avec les gosses de riches de 1968;
    Le « Pouvoir » (!!!) ,n’a rien à craindre des étudiants et lycéens ; tout au plus quelques dégâts matériels remboursés par les assurances. Pour l’heure, socialo-écolo cherchent désespérément une sinécure pour l’après déculottée électorale de 2017.
    Quant à « l’état d’urgence », ce n’est qu’une imposture… dans ma cité, les gendarmes patrouillent avec des gilets en Kevlar, mais aussi des armes non approvisionnées !

  2. Alain
    Alain19 mars 2016

    Incroyable, un rédacteur encore plus liberticide que le gouvernement, ce n’est pas peu dire. En Tunisie et ailleurs les attaques ont lieu dans les stations balnéaires, avec de tels arguments il est urgent de fermer les plages pendant les vacances. Il y a aussi des attaques dans des centres commerciaux, il faut donc aussi les fermer. Et les spectacles alors, que ne sont-ils pas interdits, c’est bien le Bataclan qui a été attaqué !!!

    Ou bien alors votre but n’est pas de protéger mais bien de museler la contestation; cela expliquerait votre démarche

  3. lhomme
    lhomme21 mars 2016

    Metamag défend et défendra toujours la liberté. La question posée par Raoul Fougax est mal comprise. Elle est pourtant simple et Monsieur Bernard Plouvier l’illustre ici-même à merveille dans son commentaire. Comment définir le nouveau régime de l’état d’urgence permanent sans réelle protection ? Comment caractériser un régime incapable de fermer ses frontières mais officiellement  »en état de guerre » ? Dans quelle situation d’état d’urgence, les manifestations en effet sont-elles tolérées et la délinquance et autres voies de fait se déroulent-ils devant les policiers sans susciter de leur part aucune réaction ? Bref comme tout Français peut le constater, comment se fait-il qu’en fait, tout continue comme avant, mosquées intégristes non fermées et voile intégral pourtant interdit par la loi dans tous les marchés immigrés. Alors sommes-nous effectivement ou ne sommes-nous pas en  »état d’urgence » ou existerait-il un état virtuel de l’état d’urgence que l’on ignorait comme concept politique jusqu’à la France d’Hollande ? C’est en tout cas la figure d’un nouveau régime, jamais connu dans l’histoire, une politique planifiée de la peur, une stratégie du chaos permanente mais finalement libertaire et sans morale, une démocratie totalitaire sans liberté de pensée et surtout sans éducation critique. Cette démocratie est le totalitarisme du Bien, la première des dictatures soft qui peut se permettre par exemple une soirée de violences urbaines dans le quartier populaire de Perseigne à Alençon dans l’Orne ce vendredi 18 mars avec huit véhicules volontairement incendiés dans quatre lieux distincts du quartier sans aucune interpellation. Certains penseront alors que cette nouvelle forme d’autoritarisme libéral n’est pas si dangereux. Qu’il prenne garde : la certitude d’être dans le camp du Bien ne s’embarrasse jamais de détails en ce qui concerne l’abrutissement des masses et le reflux de la pensée, le contrôle des esprits et le formatage du peuple, seule finalité de toute vraie dictature, le reste n’étant pour l’oligarchie au pouvoir que faits divers dans des quartiers de racaille. ML.

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