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Terrorisme : Démocratie recherche Massu désespérément

Attentat Bruxelle Aeroport

Terrorisme : Démocratie recherche Massu désespérément

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Raoul Fougax ♦

Il faut se préparer à engager les nouvelles batailles d’Alger

Cette analyse est répétitive. Mais le terrorisme l’est aussi. Il paraît que c’est la démocratie qui a été attaquée une nouvelle fois à Bruxelles. Mais là n’est pas la question. La question est : est ce que cette fameuse démocratie peut protéger nos vies ?

La réponse de plus en plus est non. Illuminer la tour Eiffel aux couleurs de la Belgique doit faire marrer les fanatiques du drapeau noir de Daech.
Quelques heures avant les attaques de Bruxelles- aéroports et métro- nos médias s’inquiétaient sur le sort réservé à Abdessalam. Allait- il pouvoir retarder son extradition, quelle allait  être sa défense, qui était son avocat- parlait-il car repenti- comment était il traité ?

A-t-on le droit de dire à notre presse, fascinée par les islamistes, qu’on s’en fout. Une presse qui annonçait quelques heures avant le nouveau carnage belge que son arrestation portait un coup fatal aux cellules bruxelloises. Bravo les analystes. Et tout est comme ça, l’émotion, la promesse d’une riposte intraitable et puis très vite le relâchement. Le droit de l’hommisme est l’allié objectif du terrorisme.

On sait comment gagner cette guerre : mettre les moyens pour vitrifier les 30.000 combattants du califat, puis traquer dans les quartiers européens contaminés, immeuble par immeuble, leurs complices.

Il va nous falloir livrer sur le sol européen des batailles d’Alger. Tout cela parce que, par antiracisme, on a laissé un islam communautaire s’enraciner dans notre béton sans âme. On a autorisé le non droit de tous les trafics pour acheter par la drogue une fausse paix sociale et  les racailles d’ hier sont devenus, de notre faute, en grande partie les terroristes d’aujourd’hui.

La démocratie est en danger mais surtout nous sommes en danger

Il ne nous faut certes pas une dictature mais peut-être se rappeler que les situations qui mettent en danger mortel la société demandent des solutions extrêmes. Il faut réinventer un système pour éradiquer le mal islamiste. Mais nos démocraties modernistes ne sont hélas pas Rome. Pas plus notre république que l’Europe de Bruxelles. Pourtant les précédents méritent réflexions.

Le dictateur romain est un magistrat extraordinaire dans la République romaine antique, instituée en 501 av. J.-C. Le titre original était magister populi (« maître du peuple »). Il est généralement nommé en cas de forts troubles, par l’un des consuls en exercice, parmi les anciens consuls, et pour une durée maximale de six mois. Il remplace les deux consuls de l’année. Il reçoit les pleins pouvoirs, les autres magistrats sont alors suspendus, exceptés les tribuns de la plèbe. Il désigne un maître de cavalerie (magister equitum) comme chef d’état-major.

Cela est adaptable à notre situation avec l’article 16 dont personne ne parle- mais qui a été utilisé par de Gaulle- et aux cotés du magistrat suprême un militaire. Pour faire la guerre, le militaire c’est mieux en général… si on ose dire. Ce serait autre chose bien sûr que notre état d’urgence bidon. Mais cela est une hypothèse irréaliste car nous sommes prisonniers d’une idéologie qui nous paralyse.

Et puis il y a un problème n’est pas Cincinnatus qui veut…. Pas Hollande en tout cas et pas le président de la commission européenne. Mais le besoin d’un homme providentiel, si moqué par nos élites de gauche, pourrait redevenir d’actualité.

Quand le peuple sent qu’il a besoin d’être sauvé, il cherche un sauveur. Un sauveur du peuple et pas forcément de la démocratie. Ceux qui hésitent à faire la vraie guerre aux terroristes au nom de leurs grands principes devraient sans doute y réfléchir. Cette démocratie à laquelle ils sont si attachés, leur impuissance va finir par la mettre en danger plus que les terroristes islamiques.

  1. Alain
    Alain22 mars 2016

    A nouveau cet auteur partisan de tuer la liberté pour la sauver. Je ne peux que lui conseiller de s’installer en Turquie où le chef de l’état partage ses vues, il doit apprécier la déclaration d’Erdogan « La démocratie, la liberté et l’Etat de droit n’ont plus aucune valeur »

  2. kralgral
    kralgral23 mars 2016

    Un « terroriste-surveillé » vient d’être arrêté ; la police a intercepté des messages et conversations prouvant qu’il vient de donner l’ordre de déclencher des attentats prévus de longue date. Evidemment il ne veut pas révéler les objectifs et renseignements qui pourraient éviter une tuerie. Que fait-on ?
    Solution 1 :…….
    Solution 2………
    Solution 3……..
    Je penche évidemment pour la Solution 3. Et vous?.. Mais il est toujours possible d’en inventer d’autres..!..!..

  3. Robert41
    Robert4123 mars 2016

    Oui l’auteur de ce billet à raison de rappeler que le mal se traite par le mal. Pendant la guerre d’Algérie, les troupes de choc (on dirait aujourd’hui de proximité) avaient une devise efficace sur le traitement d’un bon terroriste … C’était la réalité qui commandait que la récidive soit impossible. Il fallait s’habiller dans la tenue du tueur, du tortionnaire, mais certainement pas dans celle du veau brayeur légaliste et encore moins de l’avocat obséquieux des droits pour le pire. C’était l’époque d’un certain Mitterrand, ministre de l’Intérieur du Gouvernement Mendès-France qui s’opposait à l’indépendance de ce territoire français. On savait qu’on employait des méthodes d’interrogatoires spéciales; car on ne ressort jamais indemne de la vision d’un camarade dont le corps a été mutilé et outragé par le bourreau du camp adverse. La vision des parties génitales, dans la bouche d’une tête tranchée, d’un frère de combat ou l’éventration d’une femme enceinte avec le fœtus exhibé, voir l’écorché de membres, sur des personnes vivantes, vous hante à jamais. Qui ose parler de tolérance ? Nous étions dans cette composition sociale communautaire impossible, la même que celle d’aujourd’hui, à la différence que nous étions les colonisateurs et que nous sommes devenus les colonisés. Tout part du rhizome du siècle des Lumières (Voltaire-Rousseau), cette idéologie universelle déclarée révolutionnaire et devenue républicaine, ouverte à une colonisation d’inclusion de l’extérieur et de l’intérieur, qui s’oppose à une idéologie universelle politico-islamique de combat, d’essence schizophrénique qui enferme sa proie dans la servitude. Une même vision mais avec des concepts différents.

  4. Rémy Valat
    Rémy Valat24 mars 2016

    Mefions-nous des hommes providentiels: une fois en fonction, c’est dur de repartir, et puis tiens on mettrait bien le fiston à la suite, même si c’est un incompétent… Platon valorisait la République et il avait bien raison. Mais les Gardiens actuels, ma foi, ne sont pas très vertueux, n’est pas de Gaulle ou Cincinnatus qui veut!…. Vivement l’application de l’article 16…. Un retour aux sources, mêmes acteurs, mêmes problèmes…Recherche Maurice Papon désespérément!

    • Robert41
      Robert4124 mars 2016

      Oui, c’est pas facile de trouver un général Aussaresses. Faire le sale boulot ou se défausser, c’est jongler avec l’honneur qui ne se partage pas.

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