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Cologne : de quelques leçons impertinentes

Cologne Incidents

Cologne : de quelques leçons impertinentes

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Michel Lhomme, politologue ♦

«Ils nous manipulent, ils nous mentent mais vous savez que ce sont des bobards», c’est le message des Bobards d’Or de Polémia .

Sur l’immigration comme le souligne à sa manière Philippe Randa, les yeux de part et d’autre se sont décillés. En quelques mois, les agressions sexuelles de Cologne et les manifestations interdites et autorisées (deux poids deux mesures) de Calais, auront plus fait pour bouger les lignes que n’importe quel discours de bon sens sur l’incapacité de l’Europe à supporter un afflux massif d’immigrants ou sur la réalité du grand remplacement, mouvement de flux des peuples nécessaire au communisme du marché et programmé par le gouvernement mondial pour la décennie 2020.

Le corps d’Aylan Kurdi, symbole déjà lourd de la manipulation médiatique, a été balayé par les mille ombres allemandes des femmes agressées de Cologne. Avec Cologne et Calais se retrouvent au premier plan toutes les contradictions des humanistes : de pseudos-féministes capables de soutenir l’excision et le viol s’il vient d’Afrique, pseudo-tolérants capables d’évacuer par la force les sans papiers qu’ils ont toléré et soutenu pendant des mois.

Les agressions de Cologne ont d’abord pulvérisé un premier mythe immigrationniste : le mythe du « bon sauvage », fuyant un mal dont il ne serait que l’innocente victime, un sans papier apportant à l’Occident le trésor de son cœur et de ses sentiments. Le portrait du migrant qui se dégage de Cologne est tout autre : un homme frustré, musulman, seul et isolé qui a laissé sa famille derrière lui et qui a surtout refusé de lutter pour son pays. L’agence Frontex a vendu la mèche : « 60 % des migrants arrivés en Europe en décembre 2015 sont des migrants économiques et non des réfugiés politiques ». Les immigrés de Cologne n’ont rien à voir avec des zones de guerre. D’ailleurs, la réaction allemande fut « splendide » si l’on peut dire : pour dédouaner les Syriens des agressions, l’Allemagne a vite fait de révéler que les immigrés interrogés ou arrêtés à Cologne étaient en fait algériens ou marocains.

Effectivement, tous les  »réfugiés » de Cologne sont loin d’être syriens et la réalité se passe à Düsseldorf, juste à côté de Cologne. Le quartier dit du « Maghreb » recèle des bandes  qui sévissent aussi à Dortmund et Essen et dont les membres effectivement proviennent du Maroc et d’Algérie. La présence des Maghrébins dans ces quartiers date des années soixante-dix. A Düsseldorf, 40 % des jeunes Marocains et Algériens deviennent délinquants au cours des douze premiers mois de leur séjour en Allemagne contre 0,5 % pour les Syriens.

Il y a désormais en Allemagne toute une sociologie de l’immigré à revoir et ce sont nombre d’études qui viennent de tomber à l’eau car dans nos dictatures du Bien, il y a toujours des intellectuels organiques prêts à tout et surtout à manipuler les chiffres pour servir l’idéologie antiraciste de la dictature.

En quelques semaines, après Cologne et Düsseldorf, l’immigré allemand est devenu  »mal intégré », désireux de s’adapter en voulant faire venir sa famille puis  »ghettoïsé », volontairement ou non et enfin  »clandestin » et  » inadapté “. Les journaux le découvrent, le révèlent, considèrent les faits avec un peu d’étonnement comme si leurs journalistes n’avaient jamais été auparavant sur le terrain. Les politiques sont surpris et lèvent le petit doigt de l’indignation morale. Pour la première fois, les officiels pointent une  »immigration indésirable » comme si le temps de l’illusion économique et morale de l’immigration était finie.

En France, accuser un immigré, c’est être raciste mais c’est aussi devenu le paradigme de la victime. La mutuelle bienveillance fixe le principe qu’étant opprimé, on est innocent de tout, l’erreur commise ne pouvant être que le fruit de la contrainte exercée par l’oppresseur par principe néo-colonialiste et blanc. Comment alors justifier qu’un opprimé opprime ? Comment admettre par exemple que l’immigré musulman méprise culturellement les femmes? Comment l’admettre au nom de la grande union des opprimés sans forcément se renier. On voit se loger ici toutes les contradictions des mouvements féministes dans leur soutien à l’immigration de masse ou au no-border.

Comment à Cologne, les Allemands se sont-ils sortis de la contradiction ?

D’abord, la première réaction officielle fut le déni pur et simple : nier que l’oppression par les « opprimés » ait eu lieu. C’est ce qu’avait choisi les policiers, les journaux et l’État, les trois piliers du système actuel.

Ensuite, on nia que l’oppression fut spécifique : ce fut la position des féministes allemandes réitérant sur les chaînes que l’épisode de Cologne n’étant en rien distinct de toutes les agressions commises à longueur d’années et nous apprenant ainsi par la voie oblique que de telles agressions sexuelles  »racistes » car contre les blanches sont courantes en Allemagne depuis des années.

Et puis, il y a l’ultime excuse, celle des intellectuels furibonds niant que les différences culturelles soient en cause et retournant l’accusation contre l’État allemand incapable de gérer les problèmes.

L’angélisme du multiculturalisme comme tout relativisme ne trouve à la fin sa légitimité que dans le rapport de force.  Ainsi, l’Europe, l’Allemagne, la France ne peuvent plus faire l’économie de la résolution de leurs contradictions. Il leur faut maintenant admettre que le fait migratoire est plus complexe qu’un apport économique de main d’œuvre et de consommateurs de machines à laver ou de frigos.

Un immigrant est un vecteur complexe transportant avec lui une politique, une religion, une histoire, une géographie, une morale, une sexualité qui ne peuvent – et ne doivent non plus – en aucun cas se dissoudre dans un creuset européen multiculturel qui en fait n’existe pas, sauf à transformer la démocratie en pouvoir de contrôle, en dictature de la bien-pensance organisée.

  1. Bernard Plouvier
    Bernard Plouvier25 mars 2016

    Vos leçons sont très pertinentes, comme à l’accoutumée. Ce sont vos commentaires qui manquent d’impertinence !
    1 – pas un mot sur le racisme anti-Blancs des immigrés africains, antillais et proche-orientaux : vous ne devez pas souvent vous promener dans une cité française où pullulent les honorables désœuvrés, ces « chances pour la France » (ou la Belgique, l’Allemagne etc.) qui fuient études et travail
    2 – pas un mot sur la télégonie, fondement des viols à caractère religieux… stupidité estampillée d’origine universitaire française, abandonnée par tous les civilisés depuis 1945, mais encore enseignée par imams et ulémas
    3 – en revanche, on sent poindre une bonne connaissance de la sexualité des mâles conquérants que l’argent islamo-pétrolier a envoyés comme avant-garde en Europe, qui ne sont ni des « réfugiés politiques », ni des « immigrants économiques » (en période de chômage massif eu Europe, même un crétin peut comprendre qu’il n’a rien à espérer, sauf à être un technicien de haute qualité), mais des ficheurs de pagaille, des exploiteurs de la niaiserie pleurnicharde de l’Occident et – surtout – des pions dormants du djihadisme.
    Vous êtes un remarquable éditorialiste, réputé et fort lu. Lâchez-vous ! Il faut faire sortir la fraction récupérable de l’opinion française de sa molle quiétude, de son anesthésie dangereuse.

  2. jjbnair
    jjbnair26 mars 2016

    Je ne vois pas pourquoi un immigré musulman mépriserait forcement les femmes comme vous l’affirmez.
    Dénoncer l’immigration de masse, qu’elle soit musulmane ou autre ainsi que la délinquance qui en découle, c’est juste et approprié, et là dessus je vous suis (en tant qu’humble lecteur). Et encore que l’honnêteté serait de dire qu’elle est surtout la volonté de la Grande Finance Européenne et des fondés de pouvoir qui gèrent les pays de l’Ouest de l’Europe…et de personne d’autre. En effet je vois mal plusieurs millions de syriens, irakiens, maghrébins et consorts émigrer aussi facilement dans nos pays si on ne les y avait pas « invités » et « aidés ».
    Mais dire qu’un musulman, immigré ou pas, méprise les femmes, c’est non seulement faux, mais c’est surtout faire preuve de cette paresse (ou méchanceté) intellectuelle, qui consiste à véhiculer tous les clichés possibles. Et d’ailleurs pour connaitre des musulmans de tous les jours, femmes et hommes, je peux vous dire que ce que vous affirmez est absolument erroné. Ce sont des clichés, je vous le répète. C’est comme si un internaute lisait les articles de votre site, les classerait automatiquement à l’extrême droite, et vous accuserait d’être les soutiens actifs des fascistes italiens et nazis allemands responsables de millions de morts, déportations, viols, destructions, ou des crimes des régimes d’extrême droite de la Guerre Froide. Bref, ce jugement à votre égard serait bien sûr du grand n’importe quoi, aussi bien que votre propre jugement sur les musulmans en général.
    Après tout c’est vrai quoi, est-ce que les centaines de milliers de femmes noires réduites en esclavage et violées par nos ancêtres blancs sont la preuve que les blancs méprisent les femmes.

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