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Le monde de la finance : vol au-dessus d’un nid de coucou

Usuriers

Le monde de la finance : vol au-dessus d’un nid de coucou

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Auran Derien, enseignant ♦

Il n’y a rien à attendre du monde bancaire. Il restera dans son ghetto, intellectuel et matériel. Et le pouvoir des financiers ne cessera que lorsque beaucoup de groupes humains auront fait sécession et sortiront de ce monde dans lequel ils veulent nous faire vivre. Il est probable que ce sera l’histoire de ce siècle.

Au fondement de cette inhumanité se trouve toujours un absolu. Dans l’occident putride, l’inhumanité est incarnée désormais par l’absolutisation du banquier véreux. Celui-ci n’est finalement qu’un escroc plus malin que d’autres. Il a utilisé les mathématiques pour jongler sur de la métaphysique, la valeur de l’argent, tout en affirmant que l’argent n’a pas de valeur.

Plus les banquiers créent d’instruments de régulation de la monnaie, empruntés d’ailleurs à d’autres domaines, notamment les marchés où se négocient les matières premières, plus les désordres s’accroissent et la pauvreté se répand. Plus ils s’engraissent.

En tant que mafia bien organisée, la banque a bien souvent obtenu, des politiciens, des lois qui les mettent à l’abri de toute sanction en cas de faillite. Seuls les clients sont sanctionnés en perdant leurs avoirs. Ce gangstérisme a tellement plu à ces gangs globalitaires que la même idée va s’appliquer aux États.

En d’autres temps, à l’époque de la royauté par exemple, les guerres cessaient lorsque le trésor royal était vide ce qui, en moyenne, demandait cinq ans. Les trèves s’en suivaient. Les banquiers actuels peuvent mener une guerre permanente. Maîtres du pouvoir monétaire, ils font accepter tout ce qu’ils font comme argent comptant et la course à l’impérialisme monétaire les protège de toute rétorsion des États qu’il veulent au contraire mettre en faillite pour les dépecer. Le projet qui sera évidemment accepté par la Commission de Bruxelles consiste à détailler qui sera sanctionné lorsqu’un État sera déclaré en faillite par les trois sœurs, agences de notation friponnes qui sont totalement inféodées à Wall Street et à la City.

Les créanciers de l’État sont tous ceux qui dépendent de lui, fonctionnaires, fournisseurs, retraités, épargnants (en titres publics). La politique à prévoir en Europe est de plus en plus calquée sur le modèle Grec. Un État renégociera sa dette, obligeant les détenteurs d’obligations à perdre beaucoup. Le Mécanisme Européen de Stabilité (MES) entrera en action ensuite, puisque l’aide aux banques ne doit plus passer par les États, désormais trop appauvris pour effectuer ces actions de sauvetage.

Tel qu’il a été défini, ce MES est un formidable instrument de tyrannie exercée sur les États européens par la puissance financière.

Il dispose de pouvoirs exceptionnels. Le diktat ordinaire est l’obligation faite aux États de payer dans les sept jours des montants non plafonnés. Le plus sordide est d’empêcher des gouvernements de revenir sur les engagements pris par leurs prédécesseurs, même et surtout s’ils étaient nocifs pour le peuple. Le plus infâme, enfin, est que les fonctionnaires du MES bénéficient d’une impunité totale. Ils ne peuvent ni être accusés, ni poursuivis devant aucune juridiction. Ces sont les sublimes représentants de la divinité monétaire.

Le tire-laine de la Banque Centrale Européenne (BCE) soutient le système

Penser que des États fassent faillite est normal car la mauvaise gestion est de tous les temps. Il serait préférable cependant de ne pas donner tous les pouvoirs au monde de la finance qui repose sur une conception très primitive de la monnaie, la monnaie marchandise créée en même temps par une opération de crédit-dette. Les contradictions intellectuelles, l’obscurantisme de cette démarche, ne gênent pas les banquiers qui en profitent au contraire pour faire un coup d’État permanent et détruire tout ce qui gêne leur totalitarisme.

Le pillage éhonté de cette mafia financière plonge les pays dans la pauvreté, amène les politiciens de café du commerce à augmenter les impôts sur ceux qui ne peuvent se défendre. A la fin toutefois, le banquier prend tout. On en observe la pratique avec les dernières « Draghinades ». Toute une partie de la population, en Europe, a perdu confiance. Mario Draghi, domestique zélé de goldman sachs sait qu’en l’absence de confiance, il devient difficile de créer de la monnaie à partir du crédit, car la demande de crédit s’effondre. Il reste donc à voler les épargnants en instaurant des taux négatifs. Le bon Shinzo Abe, premier ministre, a commencé au Japon et la population a décidé d’acheter des coffre-forts. La réponse des banksters consiste à haïr les billets, forme qu’ils veulent éliminer : elle leur retire leurs proies.

Mario Draghi crée de nouveau de la monnaie à jet continue en rachetant tout type d’obligations. Il soutient le système jusqu’à la faillite des États. L’ajustement sera fait sur le dos des personnes âgées ( diminution des retraites), des fonctionnaires autochtones et des épargnants. Il est urgent aujourd’hui de développer de nouveaux rapports monétaires, entre les Systèmes de monnaie parallèle et les recherches informatiques pour développer des monnaies électroniques,

Ce sont les directions qui doivent nous dégager de la monnaie-marchandise et du monopole des banquiers.

Illustration : usuriers « tout contrat ayant pour objet exclusif la monnaie, comme c’est le cas des usuriers, n’a aucun sens »

 

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