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François Hollande institutionnalise la déchéance de crédibilité

ADAM ET EVE

François Hollande institutionnalise la déchéance de crédibilité

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Raoul Fougax ♦

Il  est atteint de plein fouet mais tous sont touchés

Ainsi notre classe politique, unanime devant le mur des lamentations du terrorisme, s’est révélée incapable de bouter hors du concert national les poseurs de bombes et les mitrailleurs d enfants.

Les pudibonderies politiciennes autour des droits de l’homme, serait- il une bête, l’ont emporté sur la volonté du peuple d’exclure de la nation ceux qui veulent la détruire.

Ils sont bien  incapables de nous défendre et leur déchéance de crédibilité est avérée. Quant aux média,s ils s’intéressent à la mode islamique et aux marques qui veulent faire du fric sur les tenues compatibles avec la charia. Décidément il n’y a rien à faire avec ce système.

Politiquement, c’est à dire au niveau des pâquerettes, ce n’est pas bon pour le président et son premier ministre.

Le Figaro voit dans ce renoncement une « déchéance d’autorité » et Paul-Henri du Limbert dénonce « le gâchis » en estimant que « le premier – et principal – coupable est évidemment à chercher à l’Élysée ». Il enjoint malgré tout aux Républicains de « s’abstenir de triompher trop bruyamment. »

L’éditorialiste, comme nombre de ses confrères, pense qu’il « est à craindre que l’opinion publique mette dans le même sac tous ceux qui ont applaudi le discours du 16 novembre à Versailles – la gauche et la droite réunies – puis qui ont mis quatre mois pour gâcher ce rare moment d’unité nationale ».

Grégoire Biseau de Libération regrette le « désastre » et souligne qu’il y avait « dans ce pari trop d’arrière-pensées et de calculs ». Pour autant, il reconnaît que le « jeu de la droite a été tout aussi désolant. Le secret espoir de faire chuter François Hollande l’a finalement emporté sur toute autre considération ».

« Moi président de la République je réaliserai, en matière de réforme institutionnelle, un flop d’une intensité qu’aucun de mes prédécesseurs n’a jamais pu approcher » ironise Nicolas Beytout dans L’Opinion, paraphrasant la célèbre anaphore du candidat Hollande pendant la campagne présidentielle. « François Hollande a sifflé hier la fin d’une sinistre comédie. Ouf ! Mais que de dégâts semés sur la route qui devait mener au Congrès de Versailles ! » pense également Patrick Apel-Muller de L’Humanité.
« On aura rarement vu cela, dans l’histoire de la République. Une débauche de déclarations, de prises de position, de débats dans la presse, de joutes parlementaires, tout cela pour aboutir à… rien », regrette Guillaume Goubert dans La Croix. « François Hollande a bousculé l’image Hollande », analyse Cécile Cornudet des Échos rappelant qu’il était « l’homme de la synthèse ». « On savait où on était. Et puis, tout à coup, on n’a plus su. Le fleuve était sorti de son lit. »

Qu’Hollande ait été sincère ou manipulateur il aura  souligné ses limites.

Son image de fin manœuvrier est définitivement démolie. Il ne lui restait plus que ça ou presque. Quand à Manuel Valls, peut-il rester longtemps dans cette galère en train de couler? Certains lui conseillent, tant qu’il est encore temps, de quitter le navire. Mais dans l’eau où il faudrait plonger rodent les requins mangeurs d’ambitions politiques.

Illustration : Adam et Ève chassés du paradis
  1. Robert41
    Robert411 avril 2016

    Hollande est-il légitime avec lui-même ? N’a-t-il pas démontré qu’il est un homme de couloir .. Il attend toujours qu’une porte s’ouvre pour s’y présenter avec son œil de cocker attendrissant pour les femmes qui veulent lui mettre un collier et une laisse. Mais voilà, fanfan est un redoutable têtu, un côté épagneul breton gourmand et propice à la fugue. Qui va dresser l’homme ? Personne sinon sa solitude qui le gagnera car elle attend toujours, tapis dans l’ombre … Il n’était pas fait pour cette fonction, c’est une classe qui l’a élevé à ce niveau parce cet épicurien est insatiable de tout, un Gargantua opportuniste qui fait et défait son tricot comme son cousin corrézien le grand Chirac. Comme pour les immigrés, comme pour les juges, Hollande est irresponsable, c’est pas lui le coupable c’est la Droite de Giscard, Chirac et Sarkozy qui est pleinement responsable, ils n’ont pas osés rassembler la grande droite et combattre sur les idées. Car + plus + cela fait toujours plus, ce que démontre chaque élection où une majorité est battue par ses divisions collégiennes.

    • Lilou
      Lilou12 avril 2016

      Résumé implacable et tellement réaliste de l’homme qui représente notre pays aux yeux du monde.

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