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Molenbeek en France : bréviaire de la complaisance

Breviaire De La Complaisance

Molenbeek en France : bréviaire de la complaisance

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Éric Verhaeghe ♦

Patrick Kanner, ministre lillois de la Jeunesse et des Sports, a osé dire ce que tout le monde sait: il existe des Molenbeek en France.

Il n’en fallait pas plus pour fâcher le clan des communautaristes qui, depuis plusieurs années, fondent tous leurs espoirs sur une inversion des règles du pacte républicain.

Pourquoi Kanner parle de Molenbeek français ?

Si Patrick Kanner fait le choix de briser le tabou sur la montée du communautarisme, ce n’est évidemment ni par gaieté de coeur ni par hasard. Kanner est un élu lillois bien placé pour mesurer les dégâts du tabou dans les régions où le communautarisme monte. Le fait que le Front National soit devenu le premier parti politique dans sa région en est la preuve et la conséquence directe. Il faut se promener à Roubaix pour comprendre que des pans entiers de territoire ont basculé dans un monde où la culture occidentale est devenue minoritaire. Et Kanner a compris que la conspiration du silence qui entoure ces bouleversements nourrit une radicalisation mortifère pour sa famille politique.

Cambadélis dénonce la stigmatisation des Musulmans

Forcément, pour les élus qui font profession de communautarisme, surtout dans l’exception parisienne où le Front National est minoré, les propos de Kanner sonnent comme un discours pré-fasciste. Cambadélis, qui réussit l’exploit d’être le député du quartier où les Kouachi se sont radicalisés sans voir jamais eu le moindre mot de regret sur sa responsabilité dans le phénomène, a réagi vivement aux accusations terribles du ministre Kanner: «Moi, je ne suis pas pour ce discours» ni «ces formules sur les quartiers», a-t-il dit en appelant à «ne pas dissoudre la concorde nationale». «Je ne suis pas pour la stigmatisation, je suis pour montrer ce qui réussit plutôt que de dire qu’il faut rejeter», a-t-il insisté.

«Il y a des problèmes, il ne faut pas les fuir», a concédé le député de Paris. «Dans les quartiers, pour ceux qui les connaissent, on sait très bien qu’il y a une tour, un endroit où il y a une concentration (…) Mais dire un quartier, on stigmatise», a-t-il ajouté. «On doit avoir une stratégie vis-à-vis du terrorisme, c’est de ne pas isoler les musulmans, mais d’isoler» les terroristes.

Précisément, camarade Camba, ces endroits, on les connaît, et on sait tous que la radicalisation ne s’y limite pas à une tour ou un appartement, mais qu’elle percole partout. Il suffit de se rendre à Ménilmontant, à Belleville, à Barbès, pour vérifier ces évidences que tu cherches à cacher parce que tu leur dois tes réélections successives.

Rien de plus affligeant de voir que Cambadélis mène le même combat que Philippe Moureaux, le toxique ancien bourgmestre de Molenbeek qui a favorisé l’installation d’un nid de vipères dans sa commune.

Libération prône un soutien aux salafistes

Dans l’ordre de la folie, une palme particulière doit être décernée au journal Libération qui publie une interview lunaire d’un chercheur du CNRS, qui nous soutient sans rire que les terroristes ne se nourrissent pas de la radicalisation dans les « quartiers ».
« Je ne cherche pas à dédouaner l’islam, ni à faire de l’angélisme. Mais je pense que le jihad n’est plus, aujourd’hui, le résultat d’un processus de radicalisation religieuse progressive qui mènerait du salafisme vers le jihadisme. (…)
Quant aux milieux salafistes, il faudrait les utiliser dans la lutte contre les jihadistes au lieu de les poursuivre. (…)
Il faut cesser de perquisitionner et d’assigner à résidence les représentants, certes fondamentalistes, d’une ­religion, sans preuves solides, comme le permet l’état d’urgence.»

Il faut quand même un sacré culot, après une séquence extrêmement meurtrière, pour publier des propos de ce genre tout en donnant des leçons de bonne conduite à tout le monde.

Source

  1. kralgral
    kralgral1 avril 2016

    Il y a un très concret refus d’affronter les problèmes posés par une immigration invasive, couplé à un déni idéologique du réel gênant . Cela rappelle les contorsions intellectuelles des pacifistes d’avant-guerre (dont la responsabilité dans la suite des évènements n’est que rarement évoquée…) qui, pour ne pas vouloir voir les signes annonciateurs de la prochaine catastrophe, l’ont précipitée…..

    L’ Histoire ne se répète pas, mais souvent bégaie, et toujours nous donne de précieuses leçons…….

  2. Robert41
    Robert411 avril 2016

    Votre dernier paragraphe existe déjà, puisque quelques gérants de grandes surfaces, ont convenu secrètement d’un pacte social, avec une population harcelante, voir agressive pour la bonne marche du commerce; incitant le subissant à un chantage économique du perturbant. Cela se règle le plus souvent en employant la sœur, le frère ou le cousin. Du même calibre, des municipalités emploient un médiateur idoine, pour régler un conflit de voisinage lié à des incivilités et des provocations incessantes; que Police et Justice ne veulent plus régler. Apparaît alors ce médiateur, d’apparence propret, qui connaît la solution …, puisqu’il sait qui fait quoi ! Une solution de palabre payante qui surcharge le budget communal, puisque ceux qui sont payé pour agir, ne font plus le job ! Le problème est rarement réglé définitivement puisque souvent une autre  » équipe » d’harceleurs, produit les mêmes effets sur la même victime déclarée, ce qui se retourne contre-elle en invoquant une intolérance suspecte vis à vis d’une jeunesse sauvageonne. On en est là, et rien d’étonnant que les gens deviennent réactionnaires, puisque l’équité républicaine n’agit plus. Conflits récurrents partout en France, par la faute d’une politique unique. Certaines municipalités achètent la Paix sociale, elles offrent à cette jeunesse perturbée, désœuvrée, des cadeaux payés par la collectivité. Cela va du booster, à la participation d’un achat de caravane, aux voyages tout frais payés ou d’emplois correctement payés pour le volume horaire exigé. Et comme cela ne suffit pas, une riche morale politique conjuguée, surenchère à une réaction légitime, face à une douleur sociale, qu’elle ne connaît pas. Mieux, elle honore le voyou.

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