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France : le retour de la chienlit gauchiste

Chienlit

France : le retour de la chienlit gauchiste

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Raoul Fougax ♦

Une fin de quinquennat qui s’annonce longue

L’échec de la gauche de gouvernement ne concerne pas hélas que les socialistes. On s’en ferait une raison. On voit monter un mai 68 rampant, dirigé contre le pouvoir par ses anciens soutiens. C’est un juste retour de flammes des promesses électoralistes non tenues.

Autour des immigrés, des migrants, des exclus, des précaires, des jeunes gauchisés et des associations politisées, la sphère gauchiste est en train de de se reformer.

Minoritaire dans le pays, elle occupe une fois de plus la rue. Son influence est augmentée par la connivence médiatique. Quand on assimile la jeunesse française aux militants de l’UNEF, on n’informe pas, on soutient. Quand on se procure des vidéos accusatrices pour les forces de l’ordre et qu’on occulte les autres violences, on informe peu, on déforme beaucoup.

A dire vraie, que la gauche de la gauche et au-delà étrillent les Hollande et les Valls pour qui ils ont voté, ce devrait être leur problème.

Mais nous ne sommes pas que des observateurs ironiques, nous sommes concernés malgré nous.

La gauchisation de la fin du quinquennat ne peut qu’aggraver la situation du pays et le rendre encore plus vulnérable à l’essentiel, la menace du terrorisme et de la perte d’identité.

Les oppositions de droite, Les Républicains ou le Fn sont peu audibles par rapport à la surenchère sur la déchéance ou la loi travail.

Les gauchistes tiennent, c’est le cas de le dire, le haut du pavé et veulent relancer une sorte de mouvement des indignés à la française. Une fois de plus, on dénonce les brutalités policières et un régime qui serait devenu sécuritaire et finalement qui aurait adopté un comportement plus droitier que la droite.

Il y a de fait un espace politique à la gauche de François Hollande et de Manuel Valls et nombreux sont ceux qui vont tenter de s’y engouffrer. Ce qui a échoué avec Mélenchon peut réussir maintenant avec lui ou d’autres. Le climat a changé.

Si le mouvement prend, le risque est grand pour Marine Le Pen de perdre une partie de ses troupes au profit de mouvements semblant plus contestataires.

Le Fn s’est gonflé de l’abandon par les socialistes des déceptions du peuple. Ces déceptions sont identitaires mais aussi économiques et sociales.

Le grand soir est devenu bobo et se nomme « nuit debout ».

Certains participants se voient comme des manifestants des printemps arabes…. Ils se croient à Tunis et au Caire… il faut dire que parfois on pourrait confondre. Mais n’ont-ils pas compris que, sous les pavés, il n’y a plus la plage depuis longtemps, mais que sous la chienlit peut se cacher certes l’autoritarisme, mais aussi le terrorisme et l’islamisme.

Le gauchisme peut devenir l’idiot utile de l’islamisme, c’est bien plus dangereux que de déstabiliser l’exécutif en déroute.

La fin du quinquennat sera longue et… périlleuse.

  1. John Wayne
    John Wayne6 avril 2016

    Pas mal l’approche …… !!

  2. Ercole
    Ercole6 avril 2016

    Je suis en désaccord total : l’internationalisme de cette gauche est un repoussoir… Pour mémoire, les élections présidentielles de 1969 – donc celles qui suivirent Mai 68 – ont vu la première absence de la gauche au second tour, bien avant 2002, pas un soutien massif. Ici, à 1000 bornes de Paris, la gauche n’a obtenu aucun élu aux régionales. Alors rajouter un Mai 16 au bordel qui règne déja ne profitera ni à la gôche ni à sa complice la gauche qui fait semblant de s’opposer pour rabattre.

    Cordialement

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