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Totalitarisme : vers des soviets de journalistes citoyens

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Totalitarisme : vers des soviets de journalistes citoyens

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Jean Ansar ♦

Les dérives médiatiques  deviennent la principale menace pour les libertés

Un nouveau totalitarisme à la soviétique nous menace et progresse. Il faut redéfinir urgemment le journalisme et sa déontologie. Il faut encadrer un super pouvoir sauvage et incontrôlé qui supplante tous les autres en les absorbant. Ce pouvoir médiatique est aujourd’hui la plus grande menace pour nos libertés, notre sécurité et notre identité….

Tant qu’il informera partialement, il nous privera de la lucidité nécessaire pour faire face aux dangers qui menacent notre civilisation, en commençant par le terrorisme fondamentaliste musulman bien sûr. Des citoyens militants se comportent comme des journalistes engagés. Des journalistes eux sont de plus en plus des clones tentant d’imposer leurs idées par la manipulation de l’information. Les deux se rejoignent et se mélangent dans un sable mouvant informatif.

Le journaliste se veut de plus en plus d’investigation, il est en fait d’inquisition. Il n’informe pas, il dénonce. Il dénonce pour le bien de tous bien sûr, mais uniquement ceux qu’il déteste politiquement. Il prépare à charge des sujets pour déboucher sur ses convictions partiales et cela dans tous les domaines. Sauf  les réseaux des voyous des zones de non droits bien connus et terroristes en puissance mais dont les noms n apparaissent pas dans des enquêtes d’investigations- curieux non ?

Tous les sujets traités au quotidien apportent la preuve d’une instrumentalisation et de mises en scène de l’actualité parfois recomposée notamment dans les médias dominant, les médias audiovisuels. On voit se multiplier de petits films de propagandes imités de la télé réalité et présentés comme des vérités représentatives.

Le journaliste et le citoyen lanceur d’alertes se prennent pour un policier mais aussi pour un juge et une autorité morale. Confusion des rôles et fin de la séparation des pouvoirs. Ce mutant médiatique croit avoir la vérité et se sent investi de la mission de l’imposer.

Notre diversité de l’information s’est transformée en une sorte de Pravda des bons sentiments et les salles de rédactions se changent en soviets de camarades de presse qui ouvrent les portes à tous les informateurs qui pensent comme eux.

Immigration – féminisme- homosexualité – cannabis, les soviets de citoyens journalistes et de journalistes citoyens pensent tous la même chose et veulent imposer leur mode de vie qu’ils confondent avec des valeurs comme référence absolue. Ils le font d’ autant plus qu’il est  plus facile de dire ce que l’on veut sur un sujet que d’informer sur sa complexité. Pas besoin de culture et d’effort intellectuel pour imposer ses préférences politiques ou sexuelles. Il y a du djihadisme dans ce monde là et du terrorisme de la pensée. Il ne s’agit plus d’informer mais de formater la société à son image, nombriliste et individualiste. Une sorte de califat de presse quoi !

Il y a une accélération évidente du totalitarisme médiatique imputable à internet et aux réseaux sociaux. Les soviets de presse et d’information fonctionnent maintenant en ligne. La liberté d’expression est donc réduite par la confiscation de l’information par des faux informateurs et vrais militants.

Prenons tous les sujets : Église et pédophilie- dépénalisation du cannabis- exclusion des homosexuels et des femmes- transparence fiscale- mouvements de jeunes ……….Tous les sujets traités par les médias sont choisis pour permettre à une presse engagée de faire progresser un gauchisme citoyen qui veut se faire passer pour le peuple. Lanceurs d’alerte, comités de discussions, etc, etc…des soviets en puissances se servant de la bonne conscience et de la culpabilisation comme d’un broyeur totalitaire. La nouvelle lutte des classes est celle qui oppose le peuple à la caste politico-médiatique.

Si tout militant de gauche est un journaliste et si tout journaliste est un militant de gauche… On peut s interroger sur le rôle de la presse dans la défense de la liberté de l’information et le droit de penser différemment que les incultes de micro et de caméras qui croient détenir la vérité et devoir l’imposer.

Une bonne définition du totalitarisme non ?

Illustration : la presse s’adressant aux moutons de panurge. Depuis le roman de Rabelais, Le Quart Livre (chapitre 8), 1546, l’expression «  mouton de Panurge » qualifie celui qui imite inconsidérément ce qu’il voit faire par un autre, sans avoir recours à son libre arbitre et à son esprit de critique.
  1. foui
    foui13 avril 2016

    Cet article est entaché d’une erreur centrale, dans la mesure il use constamment du mot « journalistes ». Ceux-ci sont très généralement des salariés qui comprennent très vite ce qu’ils doivent ou ne doivent pas dire et écrire pour n’être pas licenciés. C’est le propriétaire du média, c’est l’argent, qui commande. Le propriétaire n’a pas besoin d’être journaliste. A-t-on besoin d’être cuisinier quand l’on peut s’en payer un ?. Dassault est-il journaliste ?
    Conclusion : arrêtez de rabâcher le mot journalistes, mais pour cela évidemment, il faudrait ne pas avoir peur de nommer les tireurs de ficelles, lesquels sont tout sauf des journalistes. Le fric suffit.

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