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Des fondations contre les peuples

Centre Bill Gates

Des fondations contre les peuples

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Auran Derien, enseignant ♦

Depuis que divers pays ont enfin compris quelles horreurs promeuvent les fondations anglo-saxonnes, il apparaît de temps à autre une analyse de certaines d’entre elles. Durant le premier trimestre de cette année, on a enfin pu lire quelques considérations pertinentes sur le centre Gates.

Le contrôle est plus important que la propriété

Les fondations anglo-saxonnes sont un centre discret mais puissant du pouvoir global. Pour l’État américain, elles sont des organisations à but non lucratif, leurs caractéristiques sont religieuses, éducatives, littéraires, scientifiques, éducatives ou sociales, mais surtout elles ne paient pas d’impôts. Une définition aussi vague ouvre la porte à des interprétations très différentes, élastiques, sans fixer de limites aux ambitions de leurs propriétaires. N’importe quel but peut être considéré comme social ou éducatif, à partir du moment où les personnes qui les autorisent ont été bien choisies. Pour cette raison, les ploutocrates apprécient les fondations, tous en ont créé des quantités impressionnantes.

Le mécanisme est toujours le même

Un oligarque énonce un objectif qui entre dans la vaste catégorie des activités acceptées par l’État pour créer une société philanthropique. Il dépose son argent au compte de cette fondation puis nomme un de ses proches, souvent membre de sa famille, à la direction générale avec un salaire époustouflant. Les autres postes, en particulier celui de trésorier de la fondation, suivent la même loi de nomination. L’oligarque sauve dès lors sa fortune de toute contribution fiscale au pays où il réside. Il va de soi qu’une telle race de gangsters ne saurait payer un impôt. Le peuple, les pauvres et autres classes inférieures doivent travailler et payer les taxes de toutes sortes. De plus, l’argent des oligarques ne saurait être gaspillé en d’autres activités que celle qui assure la promotion mondiale des intérêts des riches. Cette méthodologie raciste fut expliquée il y a longtemps déjà par un membre du groupe Rockefeller qui affirma «la possession est plus rentable que la propriété» puisqu’elle évite les prélèvements fiscaux et cache ses horreurs sous la robe sans couture d’une pensée pieuse.

Les fondations détruisent

Les fondations bigotes s’appuient sur la méthodologie de la vérité révélée, qui commence toujours par affirmer que les “autres” sont incapables de résoudre quelque problème que ce soit, surtout lorsque ce sont les financiers globalitaires qui les ont créés. Dans un document publié fin janvier 2016, il est mis en avant que les solutions sont préparées par les multinationales, par exemple celles de la pharmacie dans le cas de la fondation Gates. Un nombre non négligeable de membres de cette fondation a travaillé auparavant dans les multinationales pharmaceutiques. Le journal anglais The Guardian, collabo habituel de l’oligarchie globalitaire, a été autorisé à publier que les fondations des oligarques influençaient de plus en plus les décisions et les programmes dans le domaine de l’agriculture et de la santé dans les pays en voie de développement, puisque cela a déjà été réalisé pour les anciens pays développés sombrant dans le néant.

Un duopole, les fondations Gates-Rockefeller, règne sur l’armée des politiciens de deuxième ordre, forcés à promouvoir des solutions mises au point dans ces officines mal odorantes, proposées au niveau de la planète au détriment des efforts consentis par d’autres organisations, y compris les Nations Unies. Selon le Global Policy Forum, les 27 principales fondations mondiales contrôlent plus de 360 milliards de dollars et n’en dépensent pas plus de 15 pour des causes réellement positives. L’essentiel sert une propagande en faveur de l’individu sans appartenances, l’essentiel étant qu’il oublie sa famille….

Or, des 27 sociétés philanthropiques, 19 cherchent à augmenter leur puissance partout dans le monde, surtout dans les pays où la pauvreté peut faire accepter n’importe quoi. La fondation Gates est la plus importante de toutes. Son bilan se limite à avoir imposé la consommation massive d’aliments transgéniques fabriqués par Monsanto, qui n’appartient pas au monde des pays en voie de développement. La stratégie, une fois de plus, se limite à enserrer les pouvoirs publics dans des filets d’intérêts matériels personnels, les liens avec le secteur des multinationales débouchant sur l’utilisation de biotechnologies dans les programmes de santé et dans ceux de l’agriculture. Les fondations détruisent les politiques des pouvoirs locaux légitimes et portent atteinte aux efforts réalisés par les organisations internationales qui aident sans contreparties. En réalité, confirme l’étude, les oligarques changent les priorités des politiques qu’eussent suivi les gouvernements ainsi que celles des organisations internationales. Les riches changent les priorités des pauvres, transforment tout service public en trafic sordide entre mafieux, et les pays qui se prosternent se ruinent.

Placer des trafiquants à tous les étages

Une stratégie efficace des empires philanthropiques a consisté à établir des contacts avec les élites (au sens de Pareto) de toutes les disciplines pour se hisser grâce à elles dans les instances de direction et tout transformer en trafic. Lorsque Bill Gates se déplace à Berlin pour promouvoir des vaccinations inutiles et surtout dangereuses pour les enfants, il se fait recevoir par Angéla Merkel et ses ministres de l’économie, du développement, des affaires sociales. Bill Gates ânonne que la fondation promeut des solutions fondées sur la logique des marchés et le progrès technique. Le marché cependant n’existe plus depuis que l’oligarchie a des réseaux qui le remplacent.

La porte parole de la fondation, Leonora Diller, confirme qu’il s’agit bien d’organiser un système de coopération, un collectivisme en réalité, dans lequel les organisations internationales prennent le pouvoir sur les politiques, soumis à élection, sur les scientifiques et utilisent massivement les cabinets d’avocats pour terroriser ceux qui résistent au progrès. Peu à peu, la diversité des initiatives est censurée, éliminée, toute politique autochtone de développement est évacuée.

La place occupée par les employés des firmes pharmaceutiques dans la fondation Gates renvoie à la nécessité d’anticiper le changement et continuer à faire du profit. Lorsqu’en 2006 fut lancé en Afrique le projet de révolution verte, la lutte contre la faim, paravent habituel, a caché le travail de destruction des sociétés africaines au profit des relations marchandes. Tout l’avenir agricole du continent en a été affecté. Les sommes destinées à financer les projets furent orientées vers des ONG dont le siège se situe aux États-Unis ou en Europe, plutôt qu’en Afrique. On est sûr en conséquence que rien d’autochtone ne pourra germer. Les graines génétiquement modifiées apparaissent comme la seule référence, et l’industrie globalitaire trouve tout naturellement de nouveaux débouchés au détriment des cultures locales, quoique les effets collatéraux sur la population ne soient pas encore faciles à observer.

«Plus les gens sont crapuleux en pratique plus ils veulent renaître purs en parole». Ce lien infâme, exprimé par Alexandre Zinoviev, ne cesse de se renforcer à travers l’emprise des fondations. Les nouvelles élites asiatiques commencent à le comprendre et divers pays les interdisent car elles sont une source de haine à l’égard des autochtones. La Russie aussi en a fermé un nombre non négligeable. Les gangsters n’acceptent de cesser de nuire que si de véritables sanctions sont prises contre eux. Il faut espérer que l’endiguement de ces fondations n’en soit qu’à son début et que l’époque des colporteurs d’escroqueries se fermera bientôt.

 

 

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