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Usa : Trump l’imprévisible contre Clinton la factice

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Usa : Trump l’imprévisible contre Clinton la factice

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Jean Bonnevey ♦

Rien n’est définitivement joué mais….

Les primaires de New York ont confirmé les favoris. Trump a littéralement croqué la pomme. Mais le ver est dans le fruit. On peut penser ce qu’on veut de cet étrange candidat, mais si c’est le choix des électeurs du parti, c’est leur choix. Or, il est possible que l’ appareil réussisse à imposer un candidat plus compatible avec le système. Cela confirmerait que nous sommes entrés dans une ère post démocratique ou de démocratie confisquée. La mise en cause de votes qui ne plaisent pas aux oligarchies européennes ou américaines est de plus en plus fréquente.

Clinton n a pas ce problème. Elle est le sourire factice du système. Rien chez elle n’est naturel, ni ses sourires ni ses attitudes, tout a été étudié par des communicants et ça se voit.

Trump fait peur même si petit à petit il se recentre pour ratisser plus large. Hillary rassure-t-elle vraiment ? On voit bien que l’idéologie dominante rêve, après un noir, d’avoir une femme à la Maison blanche et est révulsée par le macho Trump. Mais le politiquement correct n’est pas suffisant pour avoir des compétences de leader. La France en sait quelque chose. Mais la victoire de Trump à New York peut tétaniser le parti.

Donald Trump espérait un triomphe, et c’est exactement ce qu’il a obtenu. En remportant la primaire si importante de New York, mardi, avec près de 60% des voix, il fait presque taire ses détracteurs, stratèges républicains et dirigeants du Grand Old party, qui espéraient ouvertement imposer une convention «arrangée» en juillet à Cleveland.

Ted Cruz et John Kasich, comme prévu, se partagent les miettes du festin new-yorkais: le premier se contente d’un score insignifiant (14%). Le second, qui n’a réussi qu’à remporter Manhattan, se voyait comme un recours en cas de convention arrangée. Avec seulement 25% de vote, la perspective s’éloigne, à mesure que le milliardaire new-yorkais s’approche du chiffre magique des 1237 voix de délégués, avec 840 déjà dans son escarcelle, dont 84 sur les 95 qu’offrait l’Empire State mardi.

Trump affiche une nette avance dans les sondages concernant les primaires de Pennsylvanie, du Maryland, du Connecticut, du Delaware et de Rhode Island, qui toutes se joueront le mardi 26 avril. Si le magnat de l’immobilier triomphe à nouveau dans ce «Super Tuesday du nord-est», il peut miser sur un élan lui permettant de remporter haut la main le dernier trophée convoité de ces primaires: la Californie, le 7 juin.

Hillary Clinton, de l’avis de ses plus fervents supporters était tendue mais renverse la vapeur. Elle parvient à enrayer la série de sept victoires consécutives de son rival Bernie Sanders, vent en poupe depuis le 22 mars. Le sénateur «socialiste» du Vermont, à New York, a drainé les foules, mais perdu du terrain, crédité de seulement 41% des suffrages. Il semble avoir atteindre ses limites en étant obligé de durcir sa campagne.

Trump-Clinton : le duel qui s’annonce sera atypique et donc imprévisible même si Clinton parait moins clivante.

  1. Robert41
    Robert4122 avril 2016

    Excellente analyse sur une réclame électorale américaine. Trump ou Clinton, c’est la face d’une même pièce. Tout est jouait d’avance. Les vrais donneurs d’ordre américains ne sont jamais élus. Alors pour éviter la monotonie d’une affaire électorale indubitablement jouait d’avance; business oblige, les médias surenchères. Avec Obama c’était : Yes we can ! avec ces deux deux portes-enseignes d’une même coterie sociale, on nous enferme dans l’idée binaire du mauvais garçon et de la blanche colombe. Idée simpliste qui fascine comme les comptines de l’enfance sur le loup qui rôde … Cela occupe les esprits des Mickey et des parieurs, car là-bas tout se joue avec le dollar. Alors, ne parlons pas de démocratie avec cet empire insalubre qui est avant-tout un péché d’orgueil, une gigantesque contrefaçon qui nuit à l’espace des autres par sorcellerie économique et provocation militaire.

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