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L’actuelle inversion des valeurs en Europe occidentale

Culture Européenne

L’actuelle inversion des valeurs en Europe occidentale

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Dr Bernard Plouvier, auteur, essayiste ♦

Autrefois, quand un étranger s’établissait dans un pays d’accueil, il en adoptait la langue et les usages. C’était à la fois une manifestation de pure logique et un désir d’intégration (qui ne signifie pas obligatoirement : assimilation, qui – elle – implique une union physique par mariage et engendrement).

De nos jours, où les maîtres du jeu économico-politique veulent casser les valeurs identitaires (si l’on préfère : les valeurs nationales), les immigrés sont encouragés à se comporter en envahisseurs, exigeant le respect de leurs usages exotiques et ne prenant pas toujours la peine d’apprendre la langue du pays, qu’ils considèrent davantage comme une zone à conquérir que comme un site de refuge.

Ils y sont grandement aidés par une multitude de collaborateurs locaux qui préfèrent sacrifier les coutumes ancestrales à l’ombrageuse fierté des envahisseurs. Les boucheries hallal remplacent les boucheries de tradition ; le porc disparaît des cantines de l’État ou des municipalités ; le port de la chemise brodée d’édelweiss est devenu prohibé par nombre d’enseignants suisses qui tolèrent parfaitement que de jeunes musulmanes arborent leur voile islamique ; les islamistes peuvent hurler leurs prières en pleine rue, le vendredi soir, et nombreux sont les politiciens à aider, avec l’argent public, la construction de mosquées.

L’on pourrait multiplier les exemples de cette inversion de polarité. Plutôt que de forcer les nouveaux venus, issus de cultures et de mentalités opposées à celles des Européens, on exige des autochtones, pourtant encore majoritaires, une tolérance d’usages médiévaux, d’abus manifestes, d’ingérences multiples dans la vie de la Nation.

Ceci s’explique très aisément. La veulerie d’une majorité de citoyens-électeurs a permis l’accès aux apparences du Pouvoir d’une cohorte de politiciens rarement efficaces, parfois corrompus, mais tous soumis à la propagande globalo-mondialiste qui exige, pour assurer la pérennité de la domination des maîtres de l’économie, la réduction des Européens en un état proche de l’abêtissement, qui sera grandement favorisé par le brassage des races, riche d’une promesse de métissage généralisé.

La grande peur des bien-pensants actuels est le réveil de fierté des Européens de souche, face à la désertification industrielle de leur continent, à l’afflux d’immigrés d’origine extra-européenne, à l’invasion par les islamistes conquérants.

La vie en société doit tenir compte de l’opposition irréductible, car génétiquement programmée, entre les hommes d’ordre et les libéraux. Il ne s’agit pas de la simple opposition entre la « droite » et la « gauche » parlementaires, notions simplettes devenues universelles depuis les pitreries rhétoriques puis l’agitation sanguinaire des membres des assemblées françaises, qui ont débuté l’année 1789.

Le tenant de l’ordre n’est pas obligatoirement un conservateur aux plans politique et social, mais il est de personnalité obsessionnelle. Fiable, psychorigide et intransigeant, il peut être altruiste, mais de façon méthodique, donc légaliste. S’il est sentimental, il devient le serviteur fanatiquement dévoué d’une grande cause. Sa motivation est le sens du devoir et le sens de l’honneur.

Le libéral, en économie comme en politique, est un enthousiaste sectaire : il croit au progrès, mais il hait toute tradition. Altruiste avec l’argent commun, le produit des impôts, il peut être le pire des esclavagistes dans sa famille ou son entreprise. Le libéral est par essence un égoïste, dont la motivation est le succès personnel, un homme qui n’en fait qu’à sa guise tout en se donnant bonne conscience et en voulant paraître à son avantage dans la comédie humaine.

En raison de caractéristiques cérébrales différentes, l’homme, plus rationnel, est bien plus légaliste que la femme, elle-même généralement plus sensible aux charmes d’un accommodement entre parties opposées. Cette propension féminine à « arranger les choses », à ne pas suivre les règlements, à détruire les valeurs anciennes et à tolérer l’importation d’absurdités exotiques pour éviter des affrontements, est à la mode en Europe occidentale, où les hommes se sont laissés imposer depuis 1945 le féminisme, dans tous ses débordements.

Tant que les Européens n’auront pas pris conscience de l’érosion quotidienne de leurs valeurs identitaires par la mollesse politique et administrative, ils iront lentement mais sûrement vers la pire catastrophe de leur histoire.  La fin de l’Empire romain d’Occident pas plus que la Shoah ne furent des catastrophes européennes, mais elles en initièrent d’autres.

Du IIIe au VIe siècles, l’Empire accueillit de gré ou de force des tribus germaniques (dont certaines aidèrent à repousser l’invasion asiate des Huns), mais ce fut l’occasion d’une régénération du capital génétique européen, tandis que la catastrophe venait de l’implantation d’une foi rejetant la force. Le christianisme fut l’un des pires agents de destruction de l’Empire romain d’Occident… en Orient, les empereurs ayant compris la leçon, domestiquèrent leurs patriarches et poursuivirent la rude tradition impériale.
La Shoah fut une catastrophe pour les Juifs, mais elle leur permit d’obtenir un Etat indépendant en plus d’un afflux considérable – qui n’est toujours pas tari – de richesses. L’évocation quotidienne de cet épisode historique fut une catastrophe pour les Européens, étant source de dévirilisation, de repentance grotesque dans sa durée et ses effets, puisqu’étant devenue tous azimuts.
Des pleurs sur le sort des Juifs on est passé à la ridicule tolérance d’un islam militant et conquérant, à l’abjecte résignation face aux viols de la dernière Saint-Sylvestre en Allemagne, aux discours absurdes, parce qu’incomplets, sectaires et faux, sur la colonisation et l’esclavage. Les politiciens mollassons d’Europe occidentale et scandinave enfoncent jour après jour les Européens dans leur abjection.

L’Europe a besoin d’hommes d’ordre pour se régénérer. Leurs premières actions seront, bien sûr, de faire respecter les lois de séparation des États et des cultes par les islamistes et d’organiser le retour dans leurs continents d’origine des immigrés extra-européens, pour qu’ils puissent les civiliser, les faire prospérer à

L’Europe n’est pas une terre d’islam et ne doit jamais le devenir. L’Europe n’appartient qu’à la race européenne, de la même façon que l’Afrique n’appartient qu’aux Africains.

Illustration : Mons, capitale européenne de la culture 2015.
  1. Montenay
    Montenay26 avril 2016

    Le plus grave, c’est l’évolution de l’attitude de nos gouvernants et des échelons de l’administration qui la reflète. Elle promeut le multiculturalisme soit par effet de mode et ignorance, soit par volonté délibérée de casser la société, soit, au sommet, par complaisance envers les sources du radicalisme (même problème dans les pays musulmans pauvres qui dépendent de leur argent).

    Cette option multiculturelle n’a jamais fait l’objet d’un vote ou d’un programme électoral.

    C’est d’autant plus bête que l’intégration puis l’assimilation est un processus spontané qui est toujours la règle générale chez les immigrés que je connais et pour ceux que je ne connais pas, mais que je contacte pour les besoins de mon travail. Il se considèrent comme Français ou constatent que leurs enfants le deviennent. Bien sûr j’ignore quelle est la proportion de telles opinions, mais elle me paraît élevée, et n’est pas contredite par les sondages.

    On objectera qu’une minorité, même faible, peut être dangereuse, ce qui est exact et vérifié tous les jours. C’est un problème à traiter très fermement, mais ce n’est pas une raison pour taper sur les autres en employant des discours trop généraux, alors que c’est exactement ce que cherche l’ennemi pour recruter.

    • Plouvier Bernard
      Plouvier Bernard26 avril 2016

      Nous connaissons tous d’honorables immigrés, en apparence intégrés… mais :
      1 – veuillez considérer le comportement de ces médecins & infirmières (ou aides-soignantes) « intégrés » d’origine africaine, syrienne, turque, iranienne (seuls cas que je connaisse, mais de façon intense depuis les années 1980) lorsqu’un flic tue un fruit pourri de l’immigration : indignation violente que l’on ait tué « l’un des leurs », même lorsque le fruit pourri a tué une « fliquette » (j’ai connu ce cas)
      Dans cette circonstance, le vernis de l’intégration saute
      2 – idem, les hurlements de joie des noirs et musulmans dans les hôpitaux lorsqu’Obama est devenu Président des USA (et ces hommes et femmes savaient déjà qu’Obama avait été – était encore – un muslim !!!)
      3 – je n’aime guère les sociologues, mais toutes leurs études sont convergentes sur un point : en-dessous de 10% (dans une cité, une entreprise etc) les « immigrés » sont calmes, polis, voire souvent « trop polis pour être honnêtes ».
      Passé ce cap des 10%, on observe ce que l’on voit de nos jours dans certains quartiers de Berlin, Barcelone, Londres etc
      4 – Pour la France : parleriez vous d’intégration si vous connaissiez le quartier de l’Épeule à Roubaix, à Tours-Nord et Joué-les-Tours (hauts-lieux d’émeutes raciales tourangelles), à Rouen-Sotteville, à Montpellier-Nord, à Toulouse (quartier du Mirail)… Il y a 2 000 cités de non-droit en France et vous ne voyez que les jolis cas d’intégration.
      C’est votre droit et je ne conteste nullement l’exercice de ce droit.
      Certes, il y a toujours eu des trèfles à 4 feuilles et des moutons à 5 pattes, mais ils ne forment pas la majorité.

  2. Robert41
    Robert4126 avril 2016

    Toujours du plaisir à vous lire Docteur Plouvier. Extrait «  » » Ceci s’explique très aisément. La veulerie d’une majorité de citoyens-électeurs a permis l’accès aux apparences du Pouvoir d’une cohorte de politiciens rarement efficaces, parfois corrompus, mais tous soumis à la propagande globalo-mondialiste qui exige, pour assurer la pérennité de la domination des maîtres de l’économie, la réduction des Européens en un état proche de l’abêtissement, qui sera grandement favorisé par le brassage des races, riche d’une promesse de métissage généralisé. » » » – Tout l’essentiel de notre mal vivre se trouve dans cet extrait de texte. – Les migrants font parce que l’on leur permet et les escrocs politiciens sont parce qu’une majorité de votants a permis cette mascarade. Le sentiment que le Mal est économiquement plus profitable au marché que de faire le Bien. Après Hollande, on annonce Juppé, rit d’une joue, un ancien condamné qui a des chances de devenir présidentiable. France es-tu devenue une putain ?

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