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En Amérique Latine, leurs coups d’État ressemblent aux nôtres désormais

Bresil Coup Detat

En Amérique Latine, leurs coups d’État ressemblent aux nôtres désormais

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Auran Derien, enseignant ♦

Les peuples d’Amérique latine vivent des moments difficiles face aux  oligarques locaux appuyés par l’axe de l’inhumanité (Washington. Londres, Tel Aviv, Riyad, Doha). Brésil, Argentine, Vénézuela, Équateur, tous les pays où un peu d’harmonie réapparaissait, où le peuple se voyait mieux traité, s’enfoncent dans de nouvelles difficultés créées par la racaille occidentale et ses  collabos locaux.

Le Brésil est victime d’un coup d’État contre la Présidente Rousseff, pendant que l’économie entre en dépression, la banque centrale ayant annoncé qu’elle s’attendait à une contraction de 3,5% cette année. Dans les divers pays d’Amérique Latine, l’oligarchie est responsable d’un endettement des États en dollar, ce qui se transforme en charges parasitaires lorsque le dollar monte. La chute des prix des matières premières, dont le pétrole, affecte leurs ressources. La contraction de l’économie mondiale réduit partout les débouchés. Les trois facteurs se conjuguent pour que naisse un malaise exploité par les criminels en col blanc que fabrique l’occident dans les organisations internationales et les réseaux d’écoles de commerce.

Le Brésil, un cas d’école

Le cas du Brésil est le plus intéressant compte tenu de son poids en Amérique Latine, de sa participation au groupe BRICS concrétisée par des accords spécifiques signés avec la Chine et la Russie, plus son entrée dans la Banque d’Investissement du groupe. La manière de contrôler le Parlement est tout à fait intéressante. Elle passe en premier lieu par la possession des médias, cette industrie de la haine et du mensonge que les bolchéviques avaient parfaitement développée et que les voyous globalitaires ont reprise et adaptée. Il ne faut pas s’étonner si la France, par exemple, est désormais sous le feu de 6 oligarques médiatiques, simples courroies de transmission des groupes financiers anglo-saxons qui les ont mis en place.

Le cas de l’Allemagne n’a plus à être évoqué car chacun sait que leurs médias sont aux ordres de leurs génocideurs. Au Brésil, l’industrie de l’obscurantisme s’appelle Globo. Sa fonction est de renverser les valeurs. Les voyous et les escrocs doivent arriver au pouvoir pour se goinfrer. Une opération Car Wash , enquête sur la corruption, avait été lancée par la NSA, soit par les plus corrompus et les plus corrupteurs de la planète, pour empêcher Dilma Rousseff de gouverner. Au cours des mois, elle a montré l’étendue de la corruption des partis politiques, sans établir celle de la Présidence ni celle de son prédécesseur, Lula.  Cette opération, si elle continue, pourrait se retourner contre les parrains de l’oligarchie brésilienne, ceux qui vont peut-être prendre le pouvoir si la destitution de Rousseff est obtenue par les forces coalisées de la haine médiatique, de la corruption politique, des réseaux qui contrôlent la magistrature. Là-bas comme ici, la  robe de magistrat est fondamentale pour protéger les parrains.

Le pouvoir aux Ruffians

Les deux plus belles crapules politiques, Michel Temer, vice-président au service des banques et autres trafiquants, Eduardo Cunha, porte-parole du Parlement, propriétaire de quelques comptes bien garnis dans les paradis fiscaux, s’entendent comme larrons en foire. Temer a bien expliqué qu’il ne renverrait pas Cunha au cas où Rousseff doive renoncer. Au contraire, ils dirigeraient le pays de concert pour éliminer tout ce qui a été mis en place par Lula et Rousseff .

Les deux trafiquants proposent évidemment de favoriser les investissements étrangers, politique préférée des politiciens-trafiquants de tous les pays car ils touchent une commission au passage, ce qui leur évite de penser politiquement et d’agir selon le bien commun. Ils bloqueraient toute enquête sur la corruption afin de se protéger ainsi que leurs semblables. Les sublimes “zélites” qu’ils nommeraient à leur côté s’appellent Paulo Leme, directeur local de Goldman Sachs, auquel reviendrait la charge de diriger la Banque Centrale Brésilienne ; Murilo Portugal, ancien employé du FMI, chef des lobbyistes du secteur bancaire, prendrait le ministère de l’économie.

Cela adviendra peut-être au Brésil mais cela se passe déjà en Europe en général et dans chaque pays pris séparément, France, Italie, Allemagne, Espagne, Portugal…La liste des Macro(-o)n et autres La(ha)garde qui sévissent en France vaut celle des Ruffians brésiliens.

Illustration : vers un coup d’état institutionnel au Brésil

 

 

 

 

 

 

 

  1. Plouvier Bernard
    Plouvier Bernard26 avril 2016

    Parfait, comme à l’accoutumée
    Ce qui est inquiétant, c’est que les « réseaux sociaux » (le Net), la radio et la TV non-globalo-mondialiste existent depuis près d’une décennie et que RIEN n’a changé
    .
    Contrairement à ce que l’on pouvait raisonnablement espérer vers 2007-09 (lors des ignominies financières made in USA), les populations – qui pourtant ont enfin les moyens de s’informer, soit d’échapper à la désinformation – sont toujours aussi amorphes, sauf en de très petits pays tels la Suisse, la Hongrie ou l’Autriche.

    Conclusion : nous sommes devenus trop veules, mous, amorphes pour nous en sortir.
    L’Europe occidentale & scandinave ne peut attendre son salut que de l’Europe de l’Est.

    Pour une fois ne sera pas FAUX le slogan « Ex oriente lux »

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