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Panama papers: la corruption est systémique et inhérente au capitalisme

Kaliyuga

Panama papers: la corruption est systémique et inhérente au capitalisme

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Camille Loty Malebranche ♦

En focalisant l’attention sur des individus, des personnalités nommément cités dans les bulletins de nouvelle évoquant l’actuel scandale des paradis fiscaux dit « panama papers », dévoilé par l’entreprise panaméenne Mossack Fonseca, spécialisée dans le montage de sociétés offshore, la ploutocratie occidentale et ses médias veut nous faire oublier sa posture de corrompu corrupteur à l’échelle de l’économie mondiale, tout en taisant, en l’occurrence, ses propres paradis fiscaux bien « offshore » quoique géographiquement territoriaux comme le Delaware, premier de tous les paradis fiscaux selon certaines considérations combinant plusieurs paramètres.

Si des individus innombrables sont si corrompus, c’est parce que cela entre dans la logique interne du capitalisme, car c’est le système lui-même qui incite à l’avarice, la vénalité, enseignant une morale hypocrite mais orchestre de fait, le mépris de l’honnêteté non enrichissante. Un système qui incarne donc la corruption. Une corruption d’abord inhérente aux manières des grands richissimes, corruption qui se reproduit via les dynasties douteuses mais légales de la fortune. Une fortune qui se maintient oligarchiquement selon le droit de succession de la propriété privée sans limite laquelle voit quelques oligarques de pères en fils dominer les peuples. Quelques familles de banquiers et d’industriels – certains depuis des décennies, d’autres depuis des siècles – possèdent ainsi l’État par la finance… On est dans la ploutocratie « démocratique » comme je le dis toujours. De quoi faire oublier artificiellement l’antagonisme radical des deux régimes et que le ver capitaliste est dans le fruit.

La morale n’est donc nulle part dans la politique économique mondiale putréfiée. Le système est sale, si sale et agressif qu’il impose ses malpropretés financières, bellicistes en pillant ou pulvérisant des pays du sud par des guerres quand le chaos planifié échoue à y établir des espaces d’exploitation pour les compagnies du nord, minières et autres industries prédatrices occidentales. Un occident qui y appuie des dictateurs criminels de service, en décriant tout autre dirigeant indompté, insoumis à ses ordres.

Les bons et mauvais pourris de l’idéologie…

L’occident en arrive à créer idéologiquement des bons pourris, les siens, et le reste ce sont des pourris abjects à exterminer sous les bombes, broyer sous des embargos ou simplement à rééduquer selon leur degré de faute et de résistance…

Le ludique idéologique étant de son jeu, l’occident est dispensateur de sens moral, il est si pur qu’il peut faire la leçon de sa pureté et de son incorruptibilité à l’univers entier. Son exemple, dans l’histoire et l’actualité, parle pour lui, surtout à l’échelle de certains nombrilistes médiatiques occidentaux de l’anticorruption en Syrie, en Irak, en Libye, par exemple, où la probité incorruptible des Usa et de leurs alliés est éloquente de ses fruits!

L’occident capitaliste entretient une économie immonde, c’est pour cela que les paradis fiscaux existent, afin de cacher les sources malsaines de l’argent sale des dealers de guerre, de drogues, de titres financiers, bref, des crapules que seul le secret rend digne sans toutefois les blanchir, car il n’y a pas de purification humaine pour eux malgré le blanchiment de leur fortune par les fameuses sociétés-écrans. Mais faites gaffe, car après tout, l’occident est civilisé et démocratique, c’est en cela que tient sa prérogative de donneur de leçon de civilisation, d’exportateur des droits de l’homme, voire d’interventionniste au nom de la morale démocratique à instaurer!

Décidément, le sociocentrisme occidental capitaliste a vraiment le sens aigu de la bonne critique au cœur du non sens désarmant de sa démocratie sans peuple taillée sur mesure pour ses oligarques au nom de sa justice capitaliste, une justice politique et économique mondiale, une justice si vaste si pathétique qu’elle prend l’allure d’une formidable barbarie ploutocratique sur fond de servitude planétaire des peuples…

Source

Illustration : le Kali Yuga, coïncide avec la fin d’un cycle plus étendu, qui correspond à la période complète de notre humanité. Nous sommes entrés et depuis plusieurs siècles dans une phase de décomposition qui s’accélère d’ailleurs – c’est le propre des fins de cycles – et qui annonce d’une part « la fin d’un monde », selon l’expression de René Guénon, et la promesse d’un nouveau cycle complet, d’une nouvelle humanité
  1. Edouard Dufaud
    Edouard Dufaud7 mai 2016

    En voilà un excellent article !  » Le capitalisme est le plus sur moyen de ruiner la planète  » Suivant love story « les corps indécents ». Le profit sans limite et immédiat fait- in fine – le malheur des peuples.

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