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Histoires parallèles : au Mexique comme en Europe, la marche victorieuse de l’inhumanité

Mexique Bataille De Cerro Gordo

Histoires parallèles : au Mexique comme en Europe, la marche victorieuse de l’inhumanité

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Auran Derien, enseignant ♦

Il est impossible d’inventer d’autres méthodes pour détruire. Dès la fin de la première guerre mondiale, en Europe, la méthodologie des anglo-saxons était analysée et expliquée. La connaissance reste pourtant inutile si elle n’inspire pas ceux qui se trouvent propulsés à la tête des organes de direction d’un pays. Situation que connaît le Mexique depuis 1982, très comparable en cela aux lents renoncements et trahisons dont est victime la population française.

Des dirigeants dirigés !

Une obsession des banksters qui veulent gérer l’humanité à leur profit, consiste à trouver les personnes qui serviront leurs intérêts, le temps suffisant pour placer en orbite leurs successeurs. Au Mexique, en 1982 a été propulsé au poste de Président un dénommé Miguel de la Madrid Hurtado, dressé à Harvard, destiné à remplacer le pouvoir légitime mexicain par le pouvoir légal des soviets de la finance anglo-saxonne, des congrégations multinationales étatsuniennes, des consistoires médiatiques hollywoodiens. Á la même époque, la France qui avait échappé à l’éradication grâce au Général de Gaulle, avait vu les trafiquants arriver au sommet avec Giscard d’Estaing, puis le mécanisme d’éviction des élites patriotes allait s’accélérer lorsque Mitterand fut désigné en 1981.

Le pouvoir politique est mis hors jeu si son impuissance est organisée patiemment. Dans un système à partis politiques, il convient toujours de supprimer le dominant, sauf s’il est totalement contrôlé par les serviteurs au service de l’étranger. Le fractionnement politique en groupuscules débilite l’opposition qui se retrouve impuissante face aux affidés placés au pouvoir par les « criminels en col blanc », maîtres de l’occident. Au Mexique, il exista un Parti dominant, le Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI). Il fut démantelé dans la décennie 80 pour permettre l’apparition de quelques vaniteux – eux-mêmes membres des mêmes sectes totalitaires, comme la trilatérale – tels Felipe Calderon, sans idées particulières, mais cherchant de gras bénéfices et des charges honorifiques. Avec Mitterand en France, tout fut livré aux nouveaux maîtres de la finance anglo-saxonne et lorsque Léon Brittan eut des responsabilités à la Commission Européenne, les petits marquis de l’État français ne s’opposèrent jamais au pillage de l’Europe organisé par ce sinistre personnage – accusé de pédophilie – au profit des gangs de Wall Street et d’ailleurs.

Attaquer le peuple

L’attaque contre la population mexicaine se fit plus violente avec De Gortari qui, dès son élection à la Présidence, en 1988, se précipita pour signer le traité de Libre-commerce d’Amérique du Nord, à l’occasion duquel il liquida ce qui restait de résistance populaire à l’exploitation en détruisant les syndicats. Le principal responsable du syndicat le plus puissant n’était pas spécialement honnête, mais au temps de la global-invasion, il ressemblait à un enfant de chœur face aux dirigeants étatsuniens. La destruction du syndicat incita d’autres à accepter leur propre étouffement au profit des intérêts des multinationales et de l’oligarchie mexicaine qui leur est liée. Il n’y eut donc aucune opposition au traité à partir duquel le Mexique est devenu légalement tributaire de la finance globalitaire.

Il est pertinent aussi de comparer les crises financières provoquées régulièrement pour obtenir la concentration du capital. Élu Président du Mexique en 1994, Ernesto Zedillo sut profiter de la crise qui démarra en 1995 pour donner les richesses qui ne lui appartenaient pas aux pillards habituels. Les banques et l’électricité aboutirent dans les poches sans fonds des goulus et voraces de la finance mondialiste. Mitterand savait que cette finance dirigeait tout et il ne fit surtout rien pour lui déplaire, organisant bien au contraire l’apostasie de toute politique souveraine pour se coucher devant les représentants de l’inhumanité. Désormais, tant au Mexique qu’en France ou ailleurs, il ne peut plus exister de transition. Le moment des démocraties en folie est arrivé. Sont nommées, par des congrégations multinationales, des personnes qui n’ont rien à faire dans leurs charges publiques et qui ne savent rien de l’art de gouverner puisqu’il leur suffit d’obéir aux ordres, toujours dirigés dans la même direction : le génocide du peuple, l’abrutissement des esprits, la destruction de toute beauté. Tout ramener au niveau de la bestialité des “Al Capone associés” est le lemme de tout politicien qui leur appartient. N’importe qui accède donc à n’importe quel poste politique, à condition qu’il ne soit qu’un affidé au service de l’Empire du néant.

La corruption a cessé d’être l’apanage des pays à oligarchie kleptocratique. Il n’y a pas plus de corruption au Mexique qu’en France ou dans le “gringoland” totalitaire qui cherche à répandre sa putréfaction sur le monde. Depuis 1982 au Mexique, depuis 1974 en France, le processus de stagnation, puis de régression et maintenant de destruction massive du niveau de vie du peuple a été enclenché. Les deux pays sont devenus des friches industrielles alors que certains États asiatiques ont pu se hisser au plus haut niveau possible de civilisation, par exemple Singapour où quiconque ennuie une dame va méditer en prison sur son comportement de gougnafier alors que dans les pays qui furent le centre de l’amour courtois, les dames sont agressées par des bipèdes répugnants mais protégés par leurs congénères en possession d’État.

La nouvelle phase de l’infamie globalitaire est clairement liée aux noms de Thatcher en Grande-Bretagne et de Reagan aux USA, marionnettes qui couvrirent la prise de pouvoir par des « criminels en col blanc ». Le vol, le pillage et le crime se développent dans chaque pays car ils sont planifiés et ordonnés par les responsables locaux dont un certain nombre sont parfaitement aliénés, donc de bonne foi lorsqu’ils trahissent. Cependant, il ne leur sera jamais pardonné d’avoir été ou d’être des minables qui cachent le rôle des soviets de la finance, les manigances des assassins des organisations internationales, la propagande bestiale des pustules enkystées dans les ONG étrangères, dans toutes les décisions qu’ils ont prises et dont ils perpétuent les méfaits. On ne leur pardonnera jamais de cacher la main très visible des tueurs de Washington et du soviet bancaire anglo-saxon dans les décisions que prirent ces Présidents d’opérettes pour détruire leurs peuples et ses ressources. La trouille de Mitterand face au soviet bancaire permit à ce Président très collabo de bien vivre à l’Elysée comme si de rien n’était. Idem au Mexique ou les pleutres au pouvoir depuis 1982 s’engraissent tranquillement comme si leur pays n’était pas en train de mourir, sucé par des mafias globalitaires particulièrement voraces.

On peut en conclure que la politique passe désormais au-dessus de la tête des minables placés à la tête des tÉats, sans qu’ils ne s’en rendent compte, puisqu’ils peuvent se remplir les poches sans avoir à comprendre quoi que ce soit. Pendant que le peuple, la culture, la beauté et l’harmonie meurent, ces animaux continuent à tout détruire, poursuivant leur voyage au bout de la nuit.

Illustration : Un épisode de la bataille de Cerro Gordo, le 18 avril 1847. Cette guerre est le résultat de la politique d’expansion unique dans l’histoire des Etats Unis au milieu du XIXe siècle, c’est-à-dire l’envoi de colons qui, de plus en plus nombreux, finissent par demander leur rattachement à l’Union, créent une guerre d’indépendance et finissent, soutenus par les Etats Unis, par gagner la guerre et rattachent leur région au territoire américain.
  1. Plouvier Bernard
    Plouvier Bernard11 mai 2016

    Parfait et réjouissant comme d’habitude
    Un régal toujours renouvelé Félicitations à l’auteur

  2. Robert41
    Robert4112 mai 2016

    Merci d’établir ce comparatif entre le Mexique et la France car nous sommes bien devenus des gringos enfin, ceux qui sont censés appliquer une politique souveraine et équitable … Je vais de droit faire partager votre excellente analyse.

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