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L’éolien : une escroquerie intellectuelle et financière

Eoliennes En France

L’éolien : une escroquerie intellectuelle et financière

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Michel Gay ♦

Les investissements consacrés aux énergies renouvelables éolienne et photovoltaïque sont des aberrations incompréhensibles pour des esprits rationnels qui attendent une meilleure utilisation des fonds publics.

Les Européens continuent d’être les victimes d’une énorme propagande qui leur présente l’éolien et le photovoltaïque comme des solutions d’avenir.

C’est une idéologie distillée quotidiennement par les médias qui rivalisent de sornettes quand il s’agit d’énergies alternatives renouvelables. Ils ne fournissent jamais de véritables argumentaires avec des preuves chiffrées. Étrangement, ces affirmations trouvent peu d’échos négatifs chez les politiques et les professionnels de l’énergie. Il est vrai que l’Europe a lancé ces initiatives et qu’elle encourage ces mystifications à coups de taxes et d’impôts constituant une manne financière facile pour les affairistes.

Ces gadgets écolos sont pourtant des non-sens coûteux qui ne peuvent être que des appoints intermittents soumis aux caprices de la météo. Les investissements colossaux consacrés aux énergies renouvelables éolienne et photovoltaïque sont des aberrations incompréhensibles pour des esprits rationnels qui attendent une meilleure utilisation des fonds publics.

La puissance théorique installée d’une éolienne de 150 mètres de haut (la plus courante avec trois pales de 72 m de diamètre) est de 2 mégawatts (MW). Pourtant, elle ne commence à produire de l’électricité que si la force du vent est supérieure à 30 km/h (en dessous de cette vitesse, les pales tournent sans rien produire), et elle ne produit sa pleine puissance qu’au-delà de 60 km/h.

La production réelle des éoliennes

En réalité, en France, la production moyenne d’une éolienne sur l’année se situe entre 15% et 20% de la puissance installée. Pour les éoliennes en mer « off-shore », elle serait comprise entre 23 et 25 % de la puissance installée.

Il faut au minimum 2.500 éoliennes de 2 MW (5000 MW) pour produire autant en moyenne sur l’année qu’une centrale nucléaire de 1.000 MW.

Mais il faut aussi y ajouter une centrale à gaz ou à charbon de 1000 MW pour répondre au besoin en électricité également les jours sans vent fort, c’est à dire pendant environ 75 % du temps.

Ou alors, il faut trouver le moyen (à inventer) de stocker massivement à grande échelle de l’électricité au niveau des nations en dehors des quelques pour cents provenant des barrages déjà saturés.

Les éoliennes ne fournissent que sporadiquement de l’énergie électrique et, la plupart du temps, la production est voisine de zéro, tandis que la centrale nucléaire fournit de l’énergie toute l’année.

De plus, le « foisonnement » du vent est une vaste tromperie : il y a des jours entiers sans vent sur toute l’Europe occidentale.

En clair, les locomotives électriques ne pourront pas être alimentées directement par l’électricité éolienne. Le réseau électrique national sera nourri avec un peu d’énergie d’origine éolienne, quand il y aura suffisamment de vent.

De qui se moque-t-on avec l’éolien ?

Y-aurait-il une consigne d’habituer les citoyens à des informations doucereuses concernant les éoliennes et le photovoltaïque en tordant le cou à la réalité ?

Bien sûr, le particulier peut installer des panneaux photovoltaïques… s’il les paye sans être subventionné pour l’achat et la production, et s’il veut attendre 20 ans pour obtenir son retour sur investissement incluant le prix des panneaux, de la pose et de la maintenance.

Sans énergie à faible coût, les industries européennes vont mourir et quelques pays d’Europe prendront le chemin du sous-développement. Nos impôts servent à satisfaire les fantaisies d’écologistes et d’affairistes avec, en prime, quelques inconvénients visuels et de santé liés aux éoliennes.

Et si on installait des voiles sur les trains, les voitures et les camions ? Ce serait aussi une belle escroquerie intellectuelle et financière, mais celle-là serait peut-être plus visible.

Comment vous le dire ?

Sur les capacités et la place des énergies renouvelables dans la transition énergétique, on vous ment !

  1. Nico
    Nico15 mai 2016

    Le principal avantage de l’éolien et du photovoltaïque n’est pas sa production d’énergie pour son coût mais le fait que ce soient des énergies verte et sans risque.

    Un accident nucléaire majeur est estimé a un coût de 430 milliards d’euros, sans compter conséquences sur la population. Sachant qu’on rallonge la durée de vie des centrales de 10 à 20 ans, on joue avec le feu en France. Un seul accident majeur et il se trouverait qu’il aurait été plus rentable de remplacer tout le nucléaire par du renouvelable.

    Le risque et l’environnement ont aussi un coût que vous ne prenez pas en compte dans votre article.

  2. Stytch
    Stytch16 mai 2016

    Monsieur Gay,

    Je comprends qu’en qualité de membre de la Société Française d’Energie Nucléaire vous soyez enclin à défendre cette énergie mais votre propos gagnerait en crédibilité s’il n’était pas truffé de contrevérités que je vais reprendre ici :

    Vous dites « Les Européens continuent d’être les victimes d’une énorme propagande qui leur présente l’éolien et le photovoltaïque comme des solutions d’avenir. »
    Question propagande, l’industrie nucléaire est bien placé, et depuis longtemps.

    Vous dites « Ces gadgets écolos sont pourtant des non-sens coûteux »
    Les premiers exploitants d’éoliennes en France sont Engie et EDF, des repères de dangereux écolos.

    Vous dites « Les investissements colossaux consacrés aux énergies renouvelables éolienne et photovoltaïque sont des aberrations incompréhensibles pour des esprits rationnels qui attendent une meilleure utilisation des fonds publics. »
    L’état a dépensé en 2014, 9 milliards d’euros pour le développement des EnR dont 1 milliard en subventions. Par comparaison il a subventionné les énergies fossiles à hauteur de 3,3 milliards. Quand au nucléaire, il capte 80 % des subventions à l’énergie en France depuis plus de soixante ans. Je laisse faire le calcul.

    Vous dites « Les éoliennes ne fournissent que sporadiquement de l’énergie électrique et, la plupart du temps, la production est voisine de zéro, … »
    Et pourtant elles tournent. Au Portugal, 1/4 de l’électricité consommée est d’origine éolienne, 40% au Danemark. En France, la moitié des éoliennes tourne dans le vide mais pas à cause d’un manque de vent. Elles ne sont tout simplement pas raccordées au réseau car ERDF qui doit s’en charger traîne des pieds. Est-ce pour favoriser ses anciens copains d’EDF qui eux n’ont aucun de soucis de raccordement d’éolienne ?

    Vous dites « tandis que la centrale nucléaire fournit de l’énergie toute l’année. »
    Je suis surpris que vous ayez oublié de tenir compte des arrêts de tranche nécessaires à l’entretien des réacteurs et au remplacement du combustible mais aussi les SCRAM ou arrêts d’urgence. En moyenne, les réacteurs français sont à l’arrêt 75 jours par an. Je ne parle pas du réacteur n° 2 de la centrale de Paluel qui, après la chute récente de 20m de hauteur d’un générateur de vapeur de 450 tonnes, risque de ne plus jamais redémarrer. Au passage, encore un accident qualifié d’impossible par EDF et qui est pourtant arrivé.

    Vous dites « De plus, le « foisonnement » du vent est une vaste tromperie : il y a des jours entiers sans vent sur toute l’Europe occidentale. »
    Je vous mets au défi de trouver dans les archives météorologiques des marais barométriques ou des anticyclones qui occupent toute l’Europe de l’ouest. Bon courage ! Par ailleurs il n’a jamais été question de ne produire qu’avec l’éolien. La diversité des sources est une garantie d’approvisionnement. Quand le Japon s’est trouvé dans l’obligation d’arrêter toutes ses centrales nucléaires, ils ont bien regretté de ne pas voir plus diversifié leur production. Et encore, cela ne représenté que 26% de l’électricité produite contre 80% en France. Cette extrême dépendance n’est pas raisonnable.

    Comme je viens de le montrer, l’essentiel de vos arguments sont faux. A vrai dire, il y a peu d’arguments qui plaident actuellement en faveur de l’énergie nucléaire et cette faiblesse pousse les pro nucléaires à un dénigrement ridicule qui n’aide vraiment pas la cause qu’ils défendent.

    NB: Il sera facile au lecteur de vérifier sur la toile toutes les informations que je cite. Elles proviennent de sources indépendantes et objectives.

    • Yvan Noé
      Yvan Noé27 septembre 2016

      Eolien « énergie verte » : imposture écologique faudrait-il dire !
      Cet infirme ne peut survivre que sous perfusion de charbon ou de gaz.
      L’Allemagne et le Danemark qui devaient pourtant avoir le prix d’excellence vert sont les plus gros pollueurs d’Europe.La France n’a émis que 6% de CO2 pour sa production d’électricité : 19 M de tonnes en 2015 contre 319 M de T pour l’Allemagne.
      Quant à l’Espagne (au bord du gouffre financier) elle a stoppé cette hérésie ruineuse des renouvelables en octobre 2014 et axe désormais l’essentiel de sa production d’énergie grâce au gaz algérien.
      Les USA ont arrêté également cette hystérie économique et leurs parcs éoliens sont en train de rouiller depuis la même date. L’Australie de Tony Abbott a interdit cette gabegie jugée même « dangereuse pour la santé » en juillet 2015. Le Japon de Akira Yashui a redémarré fin 2014
      les réacteurs nucléaires arrêtés après Fukushima et repris son programme charbon vu la productivité lamentable des éoliennes.
      En France, les gourous verts veulent rattraper le retard sur une Transition énergétique allemande dont le Ministre Sigmar Gabriel a pourtant reconnu publiquement l’échec : « Pour la plupart des pays d’Europe, nous sommes cinglés ! »
      Mais en France nous sommes dirigés non pas en fonction des réalités mais en fonction d’idéologies et de dogmes.
      Remplacer le nucléaire par des renouvelables ? Qui voulez-vous convaincre à part les esprits crédules endormis par la propagande.
      Il a fallu 7000 moulins à vent pour fournir moins de 4% de toute l’électricité du pays alors que le nucléaire a fourni 77% de la production !
      Voulez-vous endormir un chat sur une caisse de poissons avec vos sottises ? Un enfant de CM2 saura faire le calcul !…
      Oui, les éoliennes sont des « gadgets écolos » comme le disait le sénateur Germain en janvier 2015. Le Ministre Britannique de l’énergie, John Hayes, parlait déjà en 2012
      du « moyen le plus inefficace de production d’électricité jamais imaginé » et de « la plus grande escroquerie des temps modernes ».
      David Cameron ne le démentait pas en 2015 en parlant de « merde verte ». Cela n’a pas changé depuis, bien au contraire
      Non sens coûteux bien sûr avec une électricité 2,5 fois plus cher que celle produite par les moyens conventionnels et qui enrichit une poignée d’escrocs dont beaucoup d’entreprises étrangères au détriment de la collectivité, des consommateurs, au détriment des emplois, du tourisme, de la santé et de la tranquillité des populations.
      L’exemple du Danemark est bien mal venu quand on sait qu’il doit vendre à perte à la Norvège ou a la Suède qui disposent d’une énorme capacité hydraulique,
      son électricité éolienne incontrôlable et en excédent au prix marginal de l’électricité hydroélectrique. Une affaire en or pour les Norvégiens quand les consommateurs Danois paient les pots cassés et sont nigauds comme Perrette devant son pot ! (Pour mémoire en 2011 le Danemark a évacué à perte 57% de sa production)
      C’est ce que la France connait en proportion car elle a vendu l’électricité éolienne à 37 € le MWh en moyenne en 2015 alors qu’elle a coûté 90€ MWh aux consommateurs selon la CRE. Le pire fut le week-end pascal ou le vent a soufflé sans qu’on le lui demande.
      Résultat : 300.355 MWh ont été bradés à 9,44 € sur le marché Spot et payé au propriétaire des parcs à 82 € /MWh.
      Le même élève de CM2 qui a compris que les électrons ne se stockent pas calculera le montant de l’escroquerie qui se chiffre à plus de 20 millions d’euros puisés dans la poche des pauvres gens.
      Comment ose-t-on enfin parler de « garantie d’approvisionnement » pour une énergie épisodique,ruineuse et qui doit être évacuée !..
      Bref… le lecteur vérifiera sur la toile ces informations et j’espère qu’il ne tombera pas de trop haut en découvrant l’énormité du mensonge vert et la monstruosité de l’arnaque.

  3. Vianney
    Vianney9 juin 2016

    Stytch,

    Quelques precisions sur certains de vos arguments:
    ERDF ne trainent pas des pieds pour raccorder au réseau les éoliennes mais prend parfois plus de temps qu’envisagé au depart. En effet, chaque éolienne raccordée au réseau est une ramification qu’il faut surveiller en permanence pour assurer une production stable. Une chute ou un excès de vent arrête automatiquement les éoliennes ce qui conduit à compenser la perte en allant chercher l’électricité ailleurs sans que le réseau ne s’effondre. Si la météo permet de prévoir en gros les conditions de vent avec une visibilité d’une dizaine de jours, on ne peut pas dire que ce soit comparable en terme de stabilité avec les arrêts planifiés de tranches des années à l’avance (hors arrêt d’urgence bien entendu).

    Aussi mon propos ici est de dire que vous négligez l’aspect de la gestion de chaque ramification et de son lien avec le consommateur en fonction de sa localisation. L’investissement en équipements tels des automates et de l’informatique sont très importants pour être en mesure de tenir compte de la météo, en surveillant et régulant en temps réel la production de chaque ramification, pour éviter les coupures chez les consommateurs proches des éoliennes.
    Une centrale nucléaire a une production constante 7/7J et 24/24H ce qui permet d’alimenter le réseau de façon stable et continue sans risque de décrochage même si le consommateur est isolé.
    Donc plus vous multipliez les ramifications plus vous complexifiez le réseau et donc plus vous devez investir pour le surveiller ce qui demande des capitaux importants.

    Ceci est aussi valable pour le solaire.

    Je vous renvoie aussi à l’article du Monde du 15 Avril 2016: « « En France, la moitié des éoliennes tourne dans le vide » : le « Canard » s’est emballé ».

    Consommation électrique par production éolienne :
    Portugal: 11,9 TWh en 2015 (25% de la consommation)
    Danemark: 14,1 TWh en 2015 (42% de la consommation)
    France métropolitaine: 21,1 TWh en 2015 (4% de la consommation)
    (source: Wikipedia)
    Les pourcentages seuls donnent une fausse idée de la situation. On ne compare pas les mêmes quantités de consommation et ces pays ont respectivement 11 et 6 millions d’habitants contre 66 milions pour la France. Il aurait été utile aussi que soit mentionné les rendements moyens:
    pour une centrale nucléaire cela se situe entre 30 et 35% et pour une éolienne onshore entre 20 et 25%.

    Si cela vous intéresse aussi: https://www.manicore.com/documentation/eolien.html

    Après je suis d’accord sur le fait que dans les 2 cas (énergies « propre » et fossile) il s’agit pour beaucoup d’une question d’influence, de politique et de lobby.

    Vianney

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