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Secrets d’affaires, glyphosate, Novartis, glivec : des affaires rentables pour les multinationales

Multinationales

Secrets d’affaires, glyphosate, Novartis, glivec : des affaires rentables pour les multinationales

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Auran Derien, universitaire ♦

Les grands groupes mondialistes ont besoin d’asservir les peuples pour vivre. L’astuce est d’organiser une haine contre nature, contre son frère, sa culture, son peuple. Ils pratiquent, là-aussi, l’inversion. Et ces haines insufflées dans les cerveaux des autochtones sont un poison mortel, injecté chaque jour à doses parfois homéopathiques et, selon les circonstances, à hautes doses.

Le corollaire obligé en est l’obligation perpétuelle, pour qui veut un poste, de les admirer et de faire “peutt ! peutt !” ainsi que le décrivit Louis-Ferdinand Céline (Les beaux draps. Nouvelles Editions Françaises). Trois exemple sordides, tirés de l’actualité, nous éclaireront.

La directive « Secrets d’affaires »

Les multinationales de la chimie ont obtenu la possibilité d’empoisonner les populations en toute quiétude. Elles peuvent camoufler les produits utilisés. Les affidés de la Commission Européenne, les  fonctionnaires du Parlement ont fait peutt! peutt!. L’accès aux études et tests de nocivité a été interdit. Les responsables pourront évidemment poursuivre tout importun, tout Européen qui oserait en divulguer quelques-unes. C’est proprement impensable qu’un indigène montre que ces sublimes internationalistes de la chimie purulente sont des assassins. (Proposition de Directive du Parlement Européen et du Conseil sur la protection des savoir-faire et des informations commerciales non divulgués (secrets d’affaires) contre l’obtention, l’utilisation et la divulgation illicites).

Les techniques par lesquelles ces menteurs se sont infiltrés et ont imposé cette loi sont présentées par le site Pollinis :

– Infiltration des comités scientifiques. L’ICPBR (International Commission on Plant-Bee Relationships) est composé aux deux tiers par des membres de l’industrie agrochimique.

– Infiltration des comités consultatifs. lors de l’élaboration de la directive « Secrets d’affaires », le groupe chargé du projet était composé d’experts, de consultants, de juristes et d’avocats travaillant directement pour l’industrie.

– Armées de lobbyistes. Plus de 150 lobbyistes professionnels travaillent à Bruxelles pour défendre les intérêts de l’agrochimie et l’agriculture industrielle.

– Financements scientifiques et académiques de grande ampleur pour blanchir les produits. Il sera impossible d’accéder à ces études une fois la directive entrée en vigueur. Ces études, payées par l’agrochimie, servent pour autoriser la mise sur le marché des produits. Une fois de plus, l’occident retourne à l’imposition d’une vérité révélée par les congrégations de la chimie internationale, et imposée par l’assassinat judiciaire des mal pensants. L’inhumanité engendre de juteuses grappes.

Le glyphosate dans les urines

Durant le mois d’avril, des membres du Parlement Européen acceptèrent une analyse d’urine pour détecter la présence – ou non – de substances cancérigènes comme le glyphosate, fréquent dans des produits Monsanto. 48 personnes de 13 pays ont accepté le test. Chacune avait des traces de glyphosate. En moyenne, furent détectés 1,7 microgramme par litre d’urine, soit 17 fois plus que la norme acceptée pour l’eau potable (0,1 microgramme/litre). Des membres de Parlement sont contre l’utilisation de cette horreur chimique. Une pétition atteignant presque 1,5 million de personnes fut présentée et pourtant, les membres de la Commission Européenne ne font rien. Le lobby de l’industrie chimique et quelques pseudo-savants de la FAO, payés par ces monstres, veillent sur les mensonges qui permettent de massacrer en silence tout en engrangeant de fabuleux bénéfices. Les pétitions pour la santé ne servent à rien sans argent. Il faut inonder les tenants de la science lyssenkiste, les émissaires des grandes compagnies, les voraces de la Commission. Pas d’argent, pas de suspension. On gagne à tous les coups.

Menaces US contre la Colombie

Le Groupe Novartis s’enrichit en vendant un produit anti-cancéreux dont elle a le monopole. Le Glivec (ou Gleevec) aide à lutter contre la leucémie. Son droit de monopole est tombé dans le domaine public aux États-Unis mais reste en vigueur en Colombie jusqu’en 2018. Le ministère de la santé de Colombie souhaite déclarer le produit d’intérêt public et pouvoir ainsi en terminer avec le prix de monopole imposé par Novartis. Or, les USA menacent la Colombie depuis le 28 avril de ne pas appuyer sa candidature au traité transpacifique et de retirer leur aide de 450 millions de dollars. Elle a été formulée par le ploutocrate l’avocat Everett Eissenstat, conseiller du Comité des finances du Sénat des États-unis. Ce pays considère que la Colombie pourrait donner l’exemple à d’autres si elle refusait d’être pillée par une multinationale et imposait l’abandon de l’exclusivité Novartis au profit de produits génériques moins chers. Il n’est pas inutile de rappeler que le Brésil et l’Inde ont déjà été menacés.

Tant l’industrie chimique que l’industrie pharmaceutique fonctionnent comme des machines à piller et voler. Leur fonction authentique n’est pas de contribuer au bien-être de la population mais d’asservir ceux qui s’opposent à leurs trafics et profits. Les populations peuvent crever, elles ne sont rien. Et les politiques constituent une sous-humanité de bourriques à gaver, de limaces à mignoter, de vermine proliférante communiant dans un peutt ! peutt ! enragé.

Nous sommes dans de beaux draps.

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