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Racisme: les bleus à l’âme de Benzema. Les méchants français ont toujours bon dos

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Racisme: les bleus à l’âme de Benzema. Les méchants français ont toujours bon dos

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Jean Bonnevey, journaliste ♦

Dans une interview au journal espagnol « Marca », l’attaquant évincé des Bleus, estime que le sélectionneur français « a cédé à la pression d’une partie raciste de la France.

C’est tout de même l’explication de la facilité et le plus petit dénominateur commun de l’explication des exclusions qui sont toujours des discriminations. On ne peut pas dire que Benzema, par ses comportements, soit un impeccable militant antiraciste. Il voit comme une conséquence un phénomène réel dont il est une microscopique cause.

Il y a des racistes en France. Il y a ceux qui le sont par idéologie, une infime minorité. Ceux qui le sont à la façon de « Dupont la joie ». Mais il y a surtout tous ceux qui le deviennent en réaction du comportement d’une partie de la population d’origine immigrée.

Et là Karim Benzema devrait balayer devant sa porte.

Quant à Deschamps, s’il est raciste, franchement quand on regarde l’équipe de France, c’est difficile à voir.

Nathalie Iannetta, conseillère sports de François Hollande, a rappelé « à toutes fins utiles » sur Twitter « que la seule couleur de l’équipe de France, c’est le bleu ». Comme pour les stroumphs pourrait-on lui répondre mais il y a des bleus plus foncés que d’autres pour reprendre la célèbre blague antiraciste.

«C’est quand même incroyable. On peut ne pas être d’accord avec Deschamps. Mais est-on obligé… Carton jaune, quoi», a commenté Jean-Marie Le Guen à propos des accusations de Benzema, mais aussi de celles de l’ex-international Éric Cantona et de l’humoriste Jamel Debbouze.

Didier Deschamps pour certains serait donc trop blanc. C’est en tout cas ce que pense un autre phare de la pensée footballistique Eric cantonna.

Dans une interview donnée au journal britannique The Guardian, Eric Cantona a laissé entendre que Didier Deschamps n’avait pas sélectionné Karim Benzema et Hatem Ben Arfa en raison de leurs origines. Des accusations de racisme réitérées à plusieurs reprises au cours de cet entretien.

Pour Eric Cantona, le sélectionneur de l’équipe de France est coupable de discriminations envers les deux attaquants. «Benzema est un grand joueur, Ben Arfa est un grand joueur. Mais Deschamps, il a un nom très français, lance-t-il. Peut-être qu’il est le seul en France à avoir un nom vraiment français. Personne dans sa famille n’est mélangé avec quelqu’un, vous savez. Comme les Mormons en Amérique».

Sans oublier l’avis d’une autre grande victime du racisme franchouillard Jamel Debbouze.

«Benzema est l’un des meilleurs attaquants du monde. Ben Arfa, lui, est le meilleur joueur français de la saison en Ligue 1, c’est incontestable tout le monde l’a vu», détaille-t-il, regrettant  «n’avoir aucun de no’ représentants en équipe de France». Pour l’humoriste, originaire de Trappes, le sélectionneur a manqué l’occasion d’apaiser les esprits dans les quartiers sensibles.

Et Jamel Debbouze d’exprimer le fond de sa pensée: «tant qu’on ne permet pas aux quartiers d’évoluer et qu’on en fera pas des Sillicon Valley, qu’on ne leur permettra pas de s’épanouir humainement, socialement et économiquement, on leur en voudra toujours d’être ce qu’ils sont. Karim Benzema, et par extension Hatem Ben Arfa, payent la situation sociale de la France d’aujourd’hui».

Deschamps serait donc raciste antiarabe mais pro noir…. Ce football tout de même : voila maintenant l’équipe black blanc, mais peut-être sans beur.

  1. Robert41
    Robert412 juin 2016

    C’est un sketch cette polémique de cour d’école. Benzéma n’a plus sa place dans l’équipe nationale de football et c’est justifié. Classé huitième des meilleurs buteurs nationaux avec 27 buts marqués pendant 8 années de sélection, c’est pas transcendant. Thierry, Henry, Michel Platini, Trézéguet, Zidane, Fontaine, Papin et Djorkaeff ont fait beaucoup mieux que lui. Dans son club madrilène avec un tel score, il aurait été viré depuis longtemps. C’est pourquoi sa fiche technique indique qu’il a marqué 111 buts en 235 matchs avec le Real contre 27 buts en 81 sélections. Le ratio est édifiant, il force moins avec l’équipe de France qu’avec le Real Madrid. Ce type n’est plus un joueur mais un objet marketing qui fascine une croyance communautaire racialiste. On cherche à faire admettre en quelque sorte une discrimination positive qui remplacerait l’entendement d’une réalité sélective. Car en déclarant qu’il n’y a pas de joueur maghrébin, dans la sélection nationale, c’est faire du racisme tout simplement. Ceux qui pourraient se plaindre à juste titre de racisme anti-blanc c’est bien les joueurs de culture que sont les bretons, les alsaciens, les basques, les nordistes, les berrichons etc … Quant-au sulfureux Cantona, il a toujours soufflé sur les braises de la discorde, on se rappelle de ses conseils sur le retrait bancaire et des mouettes derrière le chalutier … Un fada comme on dit dans le pays, que l’on supporte et tolère, parce qu’il est l’exemple-type de l’imbécile brutal. Enfin, en conclusion, si Benzéma veut changer de nationalité, il le peut le faire et opter pour l’Espagne mieux pour l’Algérie où une carrière d’entraîneur de ballon l’attend, enfin peut être ….

    • Lala
      Lala4 juin 2016

      Oui, c est triste les gens qui ont profité du meilleur de la France et qui lui chient dessus. Ils crient au racisme ? Mais ce sont eux les racistes. C est triste … et vive Henry, Perec, Thuram, Riner, …

  2. Roban
    Roban3 juin 2016

    L’ÉDITO D’YVES DE KERDREL – (01/06/2016)

    Le foot rend fou. Jusqu’à présent il était coutume de dire que la télé rendait fou. Et c’était souvent vérifié. Maintenant il semble que le football aussi rende fou. En témoigne les propos inqualifiables de Karim Benzema qui a estimé qu’il n’avait pas été sélectionné parce que Didier Deschamps, le sélectionneur de l’équipe nationale, aurait cédé aux pressions racistes d’une grande partie de la France. Une déclaration qui intervient après celle du même genre faite par Eric Cantona. Mais la palme de la bêtise revient à Jamel Debbouze, l’idole des bonnes consciences de gauche, qui a estimé que « Karim Benzema, et par extension Hatem Ben Arfa, payent la situation sociale de la France d’aujourd’hui ». Qu’est ce que cela signifie ? Tout simplement que dans la France de 2016 un sélectionneur qui choisit les meilleurs se fait accuser de racisme lorsqu’il refuse de céder aux pressions communautaristes pour ne se fier qu’au mérite et au talent. Tout cela est grave. Car derrière cet Euro qui se profile, il y a une fête qui risque d’être gâchée pour des millions de Français, accusés d’être des racistes, et surtout un idéal républicain qui vole en éclats.
    Note de Roban : Avant de traiter Deschamps de racisme il faudrait compter combien de joueurs d’origine étrangère il a sélectionné par rapport aux français d’origine ! Ma remarque s’adresse aussi à Cantona et à Debbouze.

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