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Orlando : homophobie et islamisme, pas d’amalgame ?

Islamisme

Orlando : homophobie et islamisme, pas d’amalgame ?

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Jean Bonnevey, journaliste ♦

Obama décidément n’arrive pas à dire les chose.

Le président américain n’arrive pas à parler de terrorisme islamiste. Cela devient dérangeant. La tuerie d’Orlando montre à quel point la stratégie du « pas d’amalgame » est parfois et même le plus souvent une imbécillité.

Les 50 homosexuels et lesbiennes ont été tués par un homophobe radicalisé. Mais il est radicalisé en tant que musulman comme en tant qu’homophobe. La religion musulmane, comme d’ailleurs toutes les religions monothéistes, considèrent l’homosexualité comme un crime sexuel défiant dieu.

Cette tuerie est donc à la fois homophobe et islamiste, islamiste et homophobe et l’amalgame indiscutable.

La volonté de nos médias dans la ligne Obama de présenter cette tuerie comme une conséquence de la vente des armes aux Usa est une malhonnêteté. Le tueur n’est pas un fou qui tire sur des étudiants. C’est un islamiste qui passe à l’acte terroriste contre des gens qu’il hait au nom de la religion. Il n’y a pas de vente d’armes libres en France et cela n’a pas empêché la tuerie du bataclan.
On se trompe volontairement de débat. C’est bien sûr pour ne pas conforter Donald Trump par rapport à Hillary Clinton. Le père du tueur a d’ailleurs été très ambigu, sans un mot de compassion. Simplement il reproche à son fils de s’être substitué à die,u seul habilité à punir les déviants sexuels.

Alors immédiatement les pleureuses mondialistes se sont déclenchées avec les messages, les bougies, facebook et tweet, avec d’autant plus d’émotions, que la cible était la communauté gay.

La déferlante de la compassion pacifiste s’est médiatiquement interrompue en France car deux policiers ont été, poignardés pour l’homme et égorgé pour la femme par le frère en islam radical du tueur d’Orlando. En France, c’est évident on n’arrive pas à mettre hors d’état de nuire les « soldats du califat » avant le passage à l’acte.

Les Usa se croyaient meilleurs ou à l’ abri, mais !

Mateen , le tueur d’Orlando avait été  entendu une première fois en 2013 à la suite d’une plainte de collègues de travail au sein de l’entreprise de sécurité G4S. Il avait laissé entendre que des membres de sa famille étaient liés à Al-Qaida et qu’il espérait que les forces de l’ordre « perquisitionnent son appartement et s’en prennent à sa femme et à ses enfants pour devenir lui-même un martyr », a indiqué, lundi, le directeur du FBI, James Comey.

Au fil d’une enquête de dix mois, les agents du principal service fédéral de police judiciaire et de renseignement intérieur vont l’interroger à deux reprises et éplucher ses conversations téléphoniques. En vain. Mateen affirme alors qu’il a parlé sous le coup de la colère, parce que ses collègues le provoquaient à cause de ses origines. Sans élément plus tangible, le dossier est refermé.
Son ex-femme, Sitora Yusufiy, immigrée ouzbek, décrit à la presse une personnalité « bipolaire », un homme en proie à des accès de colère, qui consommait beaucoup de « stéroïdes ». «Il se disputait souvent avec ses parents, mais comme j’étais la seule personne dans sa vie, l’essentiel de sa violence était dirigé contre moi», raconte-t-elle, dimanche, depuis le parvis de sa maison dans le Colorado, où elle réside désormais. «Il me battait, il rentrait juste à la maison et commençait à me frapper parce que la lessive n’était pas faite…» se souvient-elle encore.

Un ancien collègue d’Omar Mateen, Daniel Gilroy, interrogé par NBC (en anglais), décrit sans détour un travailleur « minutieux », qui faisait beaucoup d’exercice physique, mais aussi un collègue « raciste, belliqueux », qui « parlait de tuer des gens tout le temps ». Daniel Gilroy estime qu’il avait « des problèmes pour maîtriser sa colère » et qu’il s’énervait très vite « dès lors qu’on parlait de race, de religion et des femmes ». « Il n’aimait pas les Noirs, mais encore moins les femmes. Il détestait les femmes. Il ne les respectait pas », ajoute l’homme qui affirme avoir demandé son transfert à cause de ce collègue « toxique ».

La solution est de se donner les moyens d’isoler ce genre de profils. La loi ne le permet pas. Il faut donc changer la loi.

  1. Plouvier Bernard
    Plouvier Bernard14 juin 2016

    Une bonne question à poser : qui assurait la sécurité de cette boite à haut risque ?
    Car ce n’est pas, loin de là, le premier attentat islamique aux States !
    Au Bataclan, on le sait, les vigiles étaient majoritairement issus de l’immigration colorée… certains se sont fait agonir pour l’avoir clairement signifié.
    Choisir les vigiles parmi les « minorités ethniques » peut être un choix économique, s’il est avéré qu’ils coûtent moins cher, mais s’il s’agit d’un choix délibéré, c’est une énorme stupidité : la solidarité raciale l’emportera toujours sur le « sens du devoir », surtout s’il s’y mêle une communauté de religion.

  2. kralgral
    kralgral14 juin 2016

    Après le « Tous en terrasse » français , va-t-on assister à un « Tous homos » américain..?

  3. mieke creoff
    mieke creoff14 juin 2016

    La compassion a géométrie variable du choeur des pleureuses occidentale, et son écho médiatique et politique soulève le coeur. Au delà du classique « pasdamalgam » et de la complainte du « loup solitaire, » politiques et médias cherchent à récupérer ces nouveaux morts pour nourrir leurs nouveaux combats..mais surtout pas contre DAESH…

  4. Robert41
    Robert4115 juin 2016

    Il faut juger une religion à son enfer … La réalité a démontré que les joueurs de bilboquets étaient trop ouverts tout comme notre société ouverte à n’importe qui ! Le tueur fréquentait ce club selon les médias, un besoin de sensation, une frustration qui sait ?

  5. Olivier MONTULET
    Olivier MONTULET15 juin 2016

    Avant tout, ce que démontre Orlando, c’est que l’inflation de mesures sécuritaires (et donc liberticides) n’empêche en rien les attentats.

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