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Antonio Gramsci et le burkini

Burkini

Antonio Gramsci et le burkini

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Yves-Marie Laulan, Président de l’Institut de Géopolitique des Populations ♦

Les Anglais disent qu’il faut parler gravement des choses légères et légèrement des choses graves. C’est le cas du burkini. Antonio Gramsci nous donne la clef du mystère.

Certains observateurs, ceux qui se trompent depuis toujours, se gaussent sottement de l’importance donné au burkini, ce « bout de chiffon ». C’est qu’ils ne décèlent pas ce qui se cache dessous ( sans jeu de mots). En fait, l’affaire du burkini est une manifestation, parmi bien d’autres, du processus d’islamisation insidieux qui est en route et qui va gagner si on n’y prend pas garde, tous les secteurs de la vie sociale. Il y a des choses légères qu’il faut prendre très au sérieux.

En effet, l’Islam attaque la société française en tenaille, sur deux fronts 

La première branche de la tenaille sont les attentats terroristes qui ont endeuillé notre pays depuis presque deux années faisant plus de 360 victimes. Leur objectif avoué est d’intimider , voire de terroriser la population française de façon à provoquer progressivement sa soumission, un peu comme la Wehrmacht et la Gestapo avaient tenté de le faire, non sans quelque succès, entre 1940 et 1945.

La deuxième branche, conformément aux enseignements d’Antonio Gramci, consiste à agir, avec le même objectif, sur la « culture », c.a.d. les moeurs, les comportements, les attitudes sociales, et nous avons affaire ici à la burka dans nos rues, la viande hallal dans nos restaurants et la burkini sur nos plages, entre autres choses. Ceci pour commencer. L’invasion culturelle, bien que plus insidieuse, n’est pas moins redoutable que les attentats terroristes.

La démarche est claire et bien déterminée

Il s’agit, dans un premier temps, d’affirmer la présence et l’identité de l’Islam au sein de la société française et de bien marquer son territoire sur le sol national. Dans un deuxième, d’assurer sa domination sur une société intimidée et apeurée.

Les deux approches se complètent et se soutiennent mutuellement. L’Islam « dur », dit radical , assassine  spectaculairement. L’Islam « mou  ou doux» prépare en douceur le terrain dans les esprits. Le premier relève de l‘action policière, le second est tributaire des résistances de l’opinion, des médias, des collectivités territoriales, en bref, d’ un peu tout le monde.

En présence de cette menace, la France , tel Gulliver enchaîné, empêtrée dans ses contradictions , prise au piège de son droit datant d’une époque révolue, de ses engagements internationaux totalement inadaptés à la situation d’urgence que nous vivons aujourd’hui, est bien mal armée pour y faire face efficacement . ( La décision du tribunal administratif interdisant les décisions du maire de la commune de Sisco est bien significatif . S’il n’y a pas « trouble de l’ordre public’ il y a bien trouble de l’ordre social (au même titre que les nudistes à la plage)

Jusqu’ici la seule riposte des pouvoirs publics a été la répression policière

Elle a été certes nécessaire, voire indispensable. Mais, comme le disait Jean Louis Debré, ministre de l’intérieur en son temps, on ne peut pas mettre un policier devant chaque poubelle. Et pourtant c’est bien ce que fait le gouvernement avec la dérisoire opération Sentinelle qui poste des soldats armés jusqu’aux dents devant chaque synagogue. Ce qui n’a nullement empêché les attentats de Charlie Hebdo, du Bataclan, du stade France, de Nice et j’en passe. Sans compter le dernier projet d’attentat , les bonbonnes de gaz gentiment déposées près de Notre-Dame- de Paris par d’aimables jeunes femmes, radicalisées nous dit-on . Si les femmes s’y mettent , où va-t-on ? Á quand les enfants aux cartables bourrés d’explosifs pour se faire sauter avec les petits camarades dans une salle de classe ?

Au-delà de l’action policière il faut attaquer le mal à la racine

Si on ne fait pas dans le cadre démocratique, cela se fera dans un cadre despotique. Ainsi le veut la loi de l’histoire. Or le mal est sur nous, autour de nous, en nous, comme un cancer en voie de métastase. Mais comment agir sans cautériser le tissu sain environnant ? Car L’Islam évolue et prolifère tranquillement chez nous comme le poison dans l’eau, pour reprendre la métaphore de Mao Tsé Toung. Car on l’a appelé, accueilli, dorloté avec nos lois sociales, conforté avec le regroupement familial, bref une série de lois , de règlements et de décrets promulgués par les gouvernements infantiles , les gouvernements des étourdis et des irresponsables que nous nous sommes donnés depuis 30 à 40 ans. (Il est ainsi stupéfiant de constater qu’en dépit de tous les évènements qui ont ensanglanté la France , les dispositions sur l’immigration d’une part, le regroupement familial de l’autre , sont restées inchangées).

Le malheur veut que nous avons été dressés à la soumission et à l’acceptation par plusieurs décennies de lavages de cerveaux médiatiques. Nous avons largement perdu l’esprit de rébellion, de résilience et de révolte qui avaient animé les résistances d’antan . C’est ainsi que nous célébrons à l’envie dans la presse les vaillants gardes côtes italiens qui, au péril de leurs vies -la mer est si profonde au large des côtes italiennes- vont repêcher des migrants venus du Moyen Orient ou d’Afrique pour mieux les relâcher à nos frais dans les mosquées radicalisées de France ou d’ailleurs.
La compassion et la générosité sont trop souvent les sœurs jumelles de la stupidité . « Tout le monde il est bon, tout le monde il est gentil » C’est le nouvel évangile selon saint Jean Yann. Car comment détecter les futurs « fous de Dieu » qui se dissimulent dans les rangs serrés des migrants qui s’engouffrent sur le territoire européen ? En les aspergeant abondamment d’eau bénite à l’entrée du territoire ou en leur proposant une vasectomie gratuite destinée à prévenir leur prolifération ?

Mais vous parlez de l’Islam, de l’Islam, mais nous dit-on, ce qui est en cause, c’est l’Islam ra-di-ca-li-sé , pas d l’Islam bon enfant, de l’Islam modéré et sympa que nous côtoyons tous les jours dans nos rues. Quant aux tueurs, ce sont des « loups solitaires » m’entendez-vous, même s’ils chassent en meutes. Vous confondez tout. Pas d’amalgame,, je vous prie. De toute façon, comment les reconnaître ? Faudra-t-il les contraindre à porter un croissant rouge ?

Le problème est que, de plus en plus, c’est blanc bonnet et bonnet blanc. Le passage de l’un à l’autre qui, naguère, prenait des années semble-t-il, se fait aujourd’hui en quelques mois ou semaines , voire quelques jours. Il suffit de quelques actes de délinquance, d’un bref passage en prison , voire d‘un séjour sympa en Syrie et nous héritons d’un tueur supplémentaire en puissance sur les bras.

En fait, le crétinisme contemporain n’a pas de limites. Cela s’appelle le déni de réalité, sport favori pratiqué en France de longue date. En réalité, l’Islam tout court est la matrice de l’Islam radical. L’un engendre l’autre comme la nuée porte l’orage. C’est son milieu naturel et il fallu tout l’angélisme contemporain pour nier béatement cette réalité, d’une part parce qu’elle est gênante, d’autre part et surtout, parce que l’on ne sait vraiment pas quoi faire pour y faire face.

Car soyons clair. Nous sommes dans une totale impuissance face à ce défi monstrueux, qui succède à celui du nazisme des années 30, du communisme dans les années 50 . Certes, avec le temps, ils ont été surmontés  victorieusement. Mais ici c’est une toute autre affaire. Car nous avons affaire ici à une religion dont on connait le dynamisme articulée sur une communauté ethnique vigoureuse en pleine expansion.

Car nous avons monté de toute pièce une solide communauté musulmane , forte de 4 à 7 millions de personnes, soit autour de 12 % de la population confortablement implantée sur notre sol car nourrie de toute sorte d ‘aides sociales et en plein essor avec une fécondité double ou triple de la nôtre. Le problème ne va pas disparaître de lui-même .

Le problème, c’est clairement la présence de l’Islam en France. Car les auteurs des attentats ne sont pas Chrétiens ( quoiqu’en pense le bon Pape François qui ne lit pas la presse), ni les Bouddhistes, ni les Taoïstes, ni même les Témoins de Jéhovah , mais des Musulmans, Un fâcheux hasard sans doute.

Comment contenir, comment juguler l’expansion de l’Islam en France et contrôler son action

Á ce jour, il n’y a aucune réponse claire, aucune solution significative. Nos responsables politiques poursuivant benoitement « la politique du chien crevé au fil de l’eau » en attendant les prochaines élections, qui vont tout résoudre bien sûr, comme autrefois les chamans tapaient du tambour pour faire venir la pluie.

Mais puisque nous ne sommes pas encore au gouvernement, rien ne nous empêche d’ouvrir une foire aux bonnes idées, quitte à marcher sur quelques pieds sensibles au passage. Ce ne sera pas pour tout de suite , car ce n’est pas une présidence totalement décrédibilisée, manifestement en sursis, qui pourra proposer ou faire quoi que ce soit. Mais en attendant ouvrons hardiment quelques pistes sur la base de quelques principes .

Il faut manifestement placer la communauté musulmane devant ses responsabilités , l’inciter voire l’obliger à prendre position, et à agir dans le sens de l’intérêt national. Dans l’urgence, la neutralité, l’indifférence, l’inaction ne sont plus de mise. Le temps de l’innocence passive est révolu. Il faudra choisir son camp. Puisque l’on est en guerre, faisons la guerre.

Sans doute va-t-il falloir envisager enfin des comptages et des dénombrements ou des enquêtes de terrain pour y voir clair sur le volume de la présence musulmane ; revoir le droit de la déchéance de la nationalité ; du droit d’asile, du regroupement familial et de l’immigration légale et des expulsions du territoire, la possibilité de regroupements d’indésirable sur le territoire ; soumettre le versement des aides sociales, allocations familiales comprises, à un code de bonne conduite , peut-être même mettre l’ensemble de cette communauté ou certaines fractions jugées propices à la radicalisation à une surveillance électronique permanente. La plage des actions possibles est large.

Nos libertés publique et privées vont en souffrir nous dira-t-on. Certes, mais la première des libertés est celle de la sécurité au quotidien, et , au-delà, celle de vivre. Elle conditionne toutes les autres.

Clairement , il faut changer de paradigme . En temps de guerre, et nous sommes en guerre, – c’est Emmanuel Valls qui nous le dit-, le droit et la justice le régime des libertés publiques et privées du temps de paix ne sont plus de saison. Sinon il faudra se résigner à changer de régime ,pour survivre.

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