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Mayotte : l’égalité réelle à vocation électorale

Mayotte Kwassa

Mayotte : l’égalité réelle à vocation électorale

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Michel Lhomme, philosophe, politologue ♦

La nouvelle ministre de l’Outre-mer, Éricka Bareigts, est arrivée à Mayotte pour deux jours ce 29 et 30 septembre. C’est un voyage qui selon elle « lui permettra de tenir son engagement envers le département ».

Elle avait longuement préparé son dossier en recevant  le nouveau préfet de Mayotte, Frédéric Veau et Saïd Omar Oili, le président de l’association des maires de l’île. Frédéric Veau, âgé de 49 ans a donc hérité d’une situation explosive qu’il tente de gérer avec les faibles moyens dont il dispose. Sur place, le laxisme et la réaction tardive des gendarmes lors des agressions y compris maintenant aux portes des établissements scolaires autrefois  tranquilles comme le lycée du Sud à Chirongui  demeurent stupéfiants.

Si la situation à Mayotte s’est  calmée sur les routes avec les coupeurs de carrefour  (l’agression nocturne d’un haut fonctionnaire du service de l’immigration de la préfecture y étant pour beaucoup !), elle ne cesse en réalité de se dégrader depuis l’accession de cette terre australe au statut de 101ème département français, le 31 mars 2011(promesse accomplie de Nicolas Sarkozy mais conséquence du choix irresponsable de Lionel Jospin).

Le premier voyage de l’égalité réelle

La réunionnaise Ericka Bareigts était en charge de l’Égalité réelle au niveau national. Elle n’occupera en fait cette charge que dix mois,  chargée maintenant de réduire l’Égalité réelle à sa portion ultra-marine. C’est sans doute être plus modeste mais cela vise surtout à rapporter des voix puisque les Outre-mer sont actuellement le seul réservoir potentiel de voix du Parti Socialiste pour les Présidentielles mais surtout, pour les Législatives qui suivront. Or, à la Réunion aux dernières élections régionales de 2015, c’est une véritable raclée électorale que la Gauche avait subi malgré la fusion de ses trois listes face à la victoire incontestée du député de droite Didier Robert (52,69 % des voix), le Parti Socialiste perdant près de 20 % de son électorat. Originaire de Saint-Denis, diplômée en droit des affaires, Ericka Bareigts a toujours été fonctionnaire ! Membre du parti Socialiste depuis trente ans, elle avait remporté en 2012 son duel face à Nassimah Dindar dans la 1ere circonscription de La Réunion avec le score enviable de 55,17 % des voix. Une fois députée, elle sut  forcer le destin en jouant à fond sur l’antiracisme idéologique, la pensée de base du Parti. C’était, on s’en souvient en septembre 2015, dans l’hémicycle face à Nadine Morano : « Pour moi, députée noire de la République, la France de Madame Morano n’est pas la mienne ».

Le projet de loi pour l’Égalité réelle va donc  achever un beau parcours « touche pas à mon pote » mais sur le fond qu’en sera-t-il vraiment de cette égalité réelle tant prônée pour les territoires d’Outre-mer ? Officiellement, il s’agit de rapprocher et d’égaliser le niveau de vie des territoires ultramarins de celui de la métropole pour poser une nouvelle France qui se pense au-delà de ses frontières hexagonales. C’est une nécessité absolue pour qui veut recouvrer la puissance mais à condition de sortir de l’assistanat et de casser le modèle économique néocolonial qui constitue le vrai handicap des Outre-mer français. Or  aucune révolution n’est  à prévoir. Il n’y a pas de remise en question des indexations de salaires pourtant vivement recommandés par la Cour des Comptes, de réévaluation de l’octroi de mer, de la remise en question des avantages ou passe-droit de Total et des grands groupes de distribution dont il faut pourtant casser les monopoles et les marges ahurissantes.

Pour Mayotte, à l’Assemblée nationale il y a quelques jours Ericka Bareigts avait rappelé les avancées sociales de l’actuelle majorité comme l’alignement sur la France de l’Allocation de rentrée scolaire, la « hausse significative » du RSA, la mise en place des allocations logement, l’instauration de la prime d’activité. L’article 9 du projet de loi entré en discussion prévoit par exemple « d’accélérer le rythme d’augmentation » des allocations familiales. Il prévoit aussi la mise en place du complément familial Outre-mer. Tout ceci est en fait extrêmement coûteux et ce sera au prochain gouvernement de payer mais surtout, cette politique incite peu à travailler. Nous sommes dans un modèle économique socialisant et dépassé, délaissant la libre entreprise et l’innovation et donc ne croissant  que par les emplois aidés.

Acheter la paix sociale

Á Mayotte, en cette atmosphère déplorable de fin de régime, ne s’agit-il pas  d’acheter pour les quelques derniers mois à tenir une paix sociale provisoire en cédant aux revendications financières des Mahorais ? Eux-mêmes ont fait grève plusieurs fois en septembre et ils ont accueillis ce jeudi matin la Ministre à la sortie de l’aéroport avec un kwassa-kwassa symbolique et des pancartes de revendications pour réclamer l’alignement des prestations sociales et des retraites sur la métropole. Mais un tel alignement renforcera inévitablement le risque de rendre l’île plus tentante pour les clandestins. Car si Mayotte est très pauvre au regard de la métropole, elle demeure fabuleusement riche aux yeux des Africains et des Comoriens, à quelques heures de barcasse (les kwassa-kwassa) de ses côtes. Mayotte, la plus riche parmi les pauvres (situation régionale) et la plus pauvre parmi les riches (par rapport à la Réunion et à la Métropole), est submergée sous une vague de migrants illégaux (on n’ose pas là-bas les appeler « réfugiés » !) qui n’ont d’autre choix pour survivre que de piller les récoltes, cambrioler ses maisons, braconner son lagon ou ses terres et dévaster ses forêts pour y construire des cases de bidonvilles aux tôles mal ajustées tout en engorgeant ses écoles et ses hôpitaux.

Règlera-t-on alors vraiment les problèmes du naufrage programmé dès l’annexion de l’île  qui d’ailleurs vient de nouveau d’être dénoncée comme telle à l’ONU par le nouveau président comorien, Azali Assoumani. Vouloir solutionner le problème de Mayotte à travers un grand projet idéologique d’« égalité réelle » à vocation électoraliste n’est-il pas le signe d’une grande cécité géopolitique qui augure mal du futur postélectoral de l’île aux Parfums ?

Mais Érika Bareights ne sera plus là en juin 2017 et peut-être même pas réélue députée de la Réunion même si cette fois-ci, il faut le reconnaître, le Ministre des Outre-mer sera resté deux jours sur place et non pas quelques heures.

  1. Mirine
    Mirine1 octobre 2016

    Informations politiques relatives à Mayotte – 01/09/2016

    La suppression du visa dit « visa Balladur », requis pour les ressortissants comoriens se rendant à Mayotte, serait une grave erreur. Dans les faits, cette exigence comorienne est un piège, grossier, visant à paralyser le département : les Comoriens gagneraient encore plus massivement Mayotte, ce qui asphyxierait à coup sûr l’île. Mayotte ne serait alors plus Mayotte. Pourquoi d’ailleurs n’accorderait-on pas la même faveur aux Malgaches ? D’autant qu’un peu moins de la moitié de la population autochtone mahoraise est malgachophone !

    Les Comoriens risquent leur vie en cherchant à rejoindre Mayotte pour la même raison que les migrants économiques africains, notamment, périssent en mer en tentant de gagner l’Europe. C’est une évidence. Les défenseurs de la cause comorienne, qui sont souvent « d’obédience communiste », s’obstineront pourtant, vainement, à vous convaincre du contraire.

    A propos de migrants africains, l’idéal pour la plupart des sans-papiers comoriens -entre autres- présents à Mayotte est de pouvoir un jour résider en Métropole, où vivraient déjà près de 250 000 Comoriens, avec des faux-papiers pour certains d’entre eux. Ils souhaiteraient de préférence s’établir à Marseille, qui, comptant près de 80 000 Comoriens (selon certaines sources), serait la deuxième capitale des Comores, après Moroni.

    Une union politique entre Mayotte et l’Etat comorien, un des pays les plus pauvres au monde, n’est pas une solution aux problèmes que connaît la région. Une telle union est inenvisageable, d’autant qu’elle plomberait Mayotte. Au contraire, il faudrait que les Comoriens arrêtent d’irriter les Mahorais et acceptent leur choix juste et clair quant au statut français de Mayotte.
    Et si, aujourd’hui, au lieu d’accuser les Mahorais d’avoir fait le bon choix, en restant dans la République Française, certains reprochaient plutôt aux Comoriens d’avoir failli engager tout l’archipel dans l’impasse ?

    Mayotte, département français : c’est évidemment une chance pour un potentiel développement économique de la zone : le développement de Mayotte entraînera en particulier, à termes, celui des Comores. Beaucoup de Comoriens le savent mais, par hypocrisie, ne l’avoueront jamais, surtout que dans leur malheureuse revendication, ils sont confortés par le soutien des bien-pensants, ce qui ne nous empêchera pas de développer notre département. « Il y a même des Français qui reconnaissent l’appartenance de Mayotte à l’Etat comorien » argumentent-ils, faisant surtout allusion à un certain professeur, qui connaît pourtant encore moins qu’eux Mayotte.

    Le leader du groupuscule intégriste comorien, historiquement et bêtement opposé à « Mayotte française», tient d’ailleurs désormais exactement le même discours que ledit professeur et parle aussi de «Confédération bilatérale » entre Mayotte et les Comores. Il rejetterait une telle union si elle n’était pas nuisible à Mayotte. Il est, entre autres, l’instigateur de l’arrivée massive des clandestins comoriens à Mayotte, cause de l’insécurité grandissante que connaît l’île. Certaines personnes vous diront que les Comoriens veulent dans une telle union « avoir le beurre et l’argent du beurre ». Leur vile démarche n’est-elle pas qu’un chantage destiné à quémander plus d’aides financières internationales ?

    Leurs arguments, dans leur revendication, reposent sur des données théoriques qui n’ont rien à voir avec la réalité. Se référant mécaniquement au fameux droit international, ils prônent l’intangibilité des frontières issues de la colonisation, principe émanant de l’Union Africaine. Suivons alors leur logique et appliquons-la aux Comores : tout l’archipel des Comores appartient à Madagascar, puisqu’il faisait partie, jusqu’à l’indépendance de la Grande-île en 1958, de la colonie de « Madagascar et dépendances. » Les Comoriens revendiquent donc, sous cet angle aussi, ce qui ne leur appartient pas. Il va de soi que l’Etat comorien même ne devrait alors pas exister.

    Que penser d’un tel principe, appliqué par ailleurs dans certains cas de manière complètement arbitraire, quand on sait que des dictateurs, notamment Mouammar Kadhafi, étaient alors à la tête de cette institution africaine ?

    Cf. ci-après la mise à jour de mon autre intervention au sujet de Mayotte :

    Un groupuscule comorien s’entête à vouloir inculquer aux instances internationales, qui souvent ne connaissent pas Mayotte, l’idée selon laquelle « Mayotte, c’est les Comores ». Ainsi, ses membres parlent-ils de « Retour de Mayotte aux Comores ». Mayotte n’a pourtant jamais appartenu aux Comoriens ! Et puis, pour rien au monde les Mahorais ne voudraient allier Mayotte aux Comores.

    Ils reprochent aux Mahorais leur choix d’être Français. Pourquoi alors ces binationaux comoriens/français, installés dans les départements français d’où ils revendiquent Mayotte, ne renoncent-ils pas à leur nationalité française ? Pourquoi ne vont-ils pas s’établir plutôt aux Comores ? Pourquoi tous ces Comoriens, qui bravent la mort en prenant des embarcations de fortune pour rejoindre Mayotte, veulent-ils à tout prix rester dans l’île ? N’est-ce pas parce que Mayotte est française ? Ces femmes comoriennes, débarquant dans l’île parfois à quelques semaines seulement de leur accouchement, n’agissent-elles pas de la sorte afin que leurs enfants bénéficient de la nationalité française ?

    J’ai souvent pensé que ce n’étaient que les dictateurs comoriens, issus de familles de militaires et n’ayant pas forcément de bagages intellectuels, qui émettaient ces revendications, alors qu’en réalité d’autres Comoriens sont liés à leur cause. Ils revendiquent Mayotte par défi et hypocrisie, et non par amour pour les Mahorais.

    L’argument sur lequel ils s’appuient est que même l’Onu reconnaît l’appartenance de Mayotte aux Comores. Dans les faits, ils ont profité, dans les années 70 et en agissant unilatéralement bien entendu, de l’ignorance des dictateurs africains pour imposer l’appartenance de Mayotte aux Comores. Leurs interlocuteurs lors de ces échanges ne savaient peut-être même pas où se trouvaient les Comores !

    Ils sont parvenus à entraîner dans leur propagande certains illuminés. Ils doivent faire partie de ces pseudo-intellectuels qui déplorent les frappes françaises menées, suite aux attentats de Paris et au nom de la légitime défense, contre les « djihadistes » en Syrie : cela est selon eux illégal au regard du droit international. Ils voudraient donc qu’on laisse ces terroristes s’organiser en toute quiétude et ainsi nous attaquer à nouveau.

    Le réflexe qu’ils ont, ces fous de Dieu, quand ils se savent recherchés, est de partir se cacher dans leurs pays d’origines, comme si les agents de la CIA ne savaient pas se déplacer jusqu’aux Comores. Ils y sont déjà allés pour déloger des Comoriens impliqués dans un complot terroriste, d’envergure internationale, et n’ont pas fini d’y retourner puisque des terroristes aux Comores, il y en a encore des tonnes.

    Ces irresponsables incitent les immigrés clandestins comoriens à s’installer massivement à Mayotte, parce qu’ils y seraient soi-disant chez eux, ce qui a pour conséquence la déstabilisation de l’île. N’ayant ni propriétés ni revenus à Mayotte, ces sans-papiers occupent de surcroît illégalement les terrains, et beaucoup d’entre eux sombrent dans la délinquance. D’où l’insécurité galopante que connaît l’île.

    Ainsi, des voyous, des barbares et des sauvageons comoriens, qui trouvent refuge dans les « bangas » insalubres que certains Mahorais ont entrepris de saccager, terrorisaient la population depuis des années. Les autorités françaises à Mayotte mettent toutefois tout en œuvre pour que les Mahorais ne soient plus obligés de se faire justice eux-mêmes. « Nous préférons être hors-la-loi et protéger nos familles » avançaient ces villageois pour justifier leur geste.

    Les Comoriens revendiquent Mayotte sans la connaître. Quel Comorien n’a en effet pas été surpris, à son arrivée dans l’île, de constater que près de 40% de la population autochtone mahoraise a comme langue maternelle le shibushi ? Il est à noter que le shibushi est un dialecte malgache parlé dans les villages de Bambo-Est, M’Bouini, Passi-Kéli, M’Ronabéja, Kani-Kéli, Chirongui, Poroani, Ouangani, Chiconi, Sohoa, M’Tsangamouji, M’Liha, Acoua, M’Tsangadoua, Hamjago et Dapani.

    Mayotte est comorienne, disent-ils, parce que le shimahoré, parler mahorais dérivé du swahili, est proche du comorien. Et le shibushi alors ? Est-il aussi proche du comorien ? Si les Malgaches avaient revendiqué Mayotte sous prétexte qu’une partie de sa population est malgachophone, devrait-on la leur céder ? Et puis, combien de pays dans le monde ont des langues communes ou proches, doit-on pour autant les obliger à n’en former qu’un seul ? Doit-on par exemple contraindre les pays du Maghreb à n’en devenir qu’un seul ?

    Les habitants de beaucoup de pays de la côte est africaine, situés à certaines latitudes, ont de plus une culture proche de celle des Comores. Ils sont musulmans et parlent aussi des langues dérivées du swahili ! Pourquoi alors les Comoriens (les mégalomanes ?) ne demandent-ils pas à l’Onu d’intégrer le Mozambique aux Comores ?

    Autre argument qu’ils avancent : « On réclame Mayotte parce que c’est dans l’archipel des Comores». Eh bien, les Comores se trouvent bien dans le continent africain et ont leur propre nationalité, non ? Plusieurs nationalités ne coexistent-elles pas dans l’archipel des Antilles ? Quelle serait leur réaction si on leur avait imposé la nationalité malgache en avançant que Madagascar et l’archipel des Comores sont géographiquement proches ?

    Ils ont demandé leur indépendance vis-à-vis de la France parce que, disaient-ils, ils ne voulaient plus être des colonisés, et elle la leur a donnée. Ils refusent parallèlement l’indépendance de Mayotte par rapport aux Comores ! Est-ce logique ? Seuls des Noirs ont-ils le droit de coloniser d’autres Noirs ? La France est pour eux un pays colonial et de mécréants ; elle est en revanche non coloniale et est le pays des Droits de l’Homme quand cela les arrange.

    Et s’ils dépensaient utilement leur énergie en essayant de résoudre les problèmes criants que connaît leur pays, que tout le monde fuit, au lieu de s’entêter à vouloir imposer aux Mahorais leur nationalité, fardeau que de plus en plus de leurs compatriotes comoriens eux-mêmes refusent d’endosser ? « Ce sont eux qui pillent les Comores, et comme pour ne pas être soupçonnés avec la double nationalité, ils viennent se réfugier en France métropolitaine. Ce sont eux aussi qui détournent les millions de dollars qu’accordent aux Comores, chaque année, la France et la Banque Mondiale» affirment certains de leurs compatriotes.

    Qu’ils continuent à rêver, à répandre des informations fallacieuses dans les médias et à faire pression sur leurs dictateurs africains, mais qu’ils sachent que les Mahorais ne sont pas fous pour mêler leur île au bordel qui règne aux Comores. Croient-ils que ces gens savent mieux que les Mahorais ce qui est bien pour eux ? Il faut être vraiment comorien pour le croire ! Qui voudrait d’un pays dont ses habitants eux-mêmes ne veulent pas ?

    A cause d’eux, les Comores sont aujourd’hui un des pays les plus pauvres au monde. Qu’ils continuent ainsi à régresser, en se croyant de plus en plus malins, pendant que les autres progressent !

    Le choix des Mahorais de demeurer Français est d’autant plus juste et judicieux que Mayotte n’a jamais appartenu aux Comoriens : avant qu’elle ne devienne française en 1841, donc bien avant la colonisation des Comores en 1886, elle n’était en effet dépendante d’aucun autre pays. Cet état de fait légitime a fortiori, au sujet du référendum d’autodétermination de 1974, le décompte des votes île par île (consultation des populations de l’archipel) : alors que les Comoriens ont voté l’indépendance de leur pays -et la plupart d’entre eux le regrettent aujourd’hui tandis que certains ne l’avoueront jamais- les Mahorais ont voté massivement le maintien de Mayotte au sein de la République Française. Il a été proposé par la suite, et à maintes reprises, aux Mahorais de décider par référendum du devenir de l’île. Ils lui ont choisi, à chaque fois et à majorité écrasante, un statut convergeant vers celui d’un Département Français. C’est effectif depuis 2011. Ainsi, l’île a été érigée en RUP en 2014. Ces consultations seraient nulles, d’après les jaloux et hypocrites comoriens, car organisées par la France. N’est-ce pas la France qui a organisé celle qui a permis aux Comores d’accéder à leur indépendance ? Faut-il l’annuler ? (Ce qui ne déplairait pas aux Anjouanais.)

    Une solution à ce problème repose sur un projet de coopération régionale, qui ne pourra se concrétiser sans la bonne foi et la volonté des « élites » comoriennes, qui ont, toutes, voté l’indépendance des Comores avant de partir vivre en Métropole avec des faux-papiers français. (C’est une logique très comorienne !) La France, soutenue par les Mahorais, travaille avec les Comoriens dans ce sens, mais j’ai bien peur que tous ces efforts ne soient anéantis par les dirigeants comoriens, qui ont décidé d’irriter à nouveau les Mahorais.

    A l’instar de Punch, je continue à dire ceci aux Mahorais : « Ne laissez pas les autres vous manipuler, gardez la tête haute ! Soyez fiers d’être Mahoraises et Mahorais ! Notre île nous appartient, c’est notre devoir de la protéger ! Nous méritons notre île car nos grands-parents et nos parents se sont battus pour cela. C’est à notre tour de garantir un avenir à nos enfants. »

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