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Le mensonge planétaire de la transition énergétique

Mensonge

Le mensonge planétaire de la transition énergétique

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Michel Gay ♦

Le grand mensonge de la transition énergétique est de prétendre que les énergies renouvelables, notamment éoliennes et photovoltaïques, sont (ou seront) en mesure de prendre le relais des combustibles fossiles et du nucléaire. La monstrueuse mascarade commence à prendre fin dans la douleur.

L’Espagne s’est fourvoyée dans le développement de l’éolien et du photovoltaïque (PV) avant d’arrêter les subventions aux énergies renouvelables qui menaçaient de ruiner son système électrique.

La Grande -Bretagne a également supprimé les subventions à l’éolien et au PV pour se tourner de nouveau massivement vers le nucléaire (cinq réacteurs) avec l’assentiment populaire.

L’Italie, dont l’électricité est deux fois plus cher qu’en France, importe massivement de l’électricité des pays voisins, et surtout l’électricité « nucléaire » de France.

La Chine, tout en plantant massivement des éoliennes pour engranger des subventions… européennes, est le plus gros investisseur mondial dans le nucléaire avec… 20 réacteurs en construction. Ce pays ne parle pas d’énergies renouvelables mais d’énergies propres.

Les États-Unis, pionnier dans le développement éolien, ont abandonné cette source de production et 14 000 éoliennes rouillent dans des « wind farms ». En revanche, ce pays, tout comme la Chine, investit massivement dans les énergies propres… qui incluent le nucléaire
.
En Allemagne, le « miracle » de l’énergie verte tourne au désastre : le prix de l’électricité en augmentation rapide y est déjà deux fois plus élevé qu’en France. Ce ne sont pas les éoliennes qui remplacent la production électronucléaire, mais le charbon. Sigmar Gabriel, Vice Chancelier Allemand et ministre de l’Énergie avait déclaré (Agence France Presse du 27 juin 2014) : « On ne peut pas à la fois sortir en même temps du nucléaire et du charbon ». En conséquence, les Allemands sortent du nucléaire et entrent dans le charbon. Cette phrase était une réponse au patron de la société norvégienne Statoil, Helge Lund, qui avait dit : « Pour nous, il est difficile d’imaginer comment vous [les Allemands] allez remplir vos engagements de réduction d’émissions de CO2 ». La réponse de Sigmar Gabriel est limpide : les Allemands ne tiendront pas ces engagements.

La France est le seul pays au monde qui a débuté la vraie transition énergétique il y a quarante ans avec le démarrage d’un grand programme électronucléaire. Notre pays assure 90% de sa production d’électricité nationale sans combustible fossile et sans émission de gaz à effet de serre grâce principalement au nucléaire (75%) et à l’hydraulique (10%). La plupart des médias et des hommes politiques (tous partis confondus) taisent consciencieusement cette réalité.

Les pays sans parc nucléaire, et d’un niveau de vie comparable à celui de la France, possèdent comparativement beaucoup plus de centrales électriques à gaz ou à charbon.

La destruction du parc nucléaire

Dans l’indifférence quasi-générale, le parc électronucléaire français, un des derniers fleurons industriels parmi les plus brillants au monde, est menacé de réduction, voire de destruction (Fessenheim) par la loi de transition énergétique. Cette inconscience est favorisée par « l’enfumage » des énergies renouvelables censées combler la différence de production d’électricité.

Le véritable objectif de la transition énergétique n’est pas le réchauffement climatique dont la majorité des pays se moque éperdument, ou même la diminution de notre dépendance au gaz et au pétrole. Non, le véritable objectif, notamment des partis écologistes infiltrés dans les rouages décisionnels, est la liquidation de l’électronucléaire. Un des moyens mis en œuvre est de favoriser l’essor des énergies renouvelables, surtout éoliennes et photovoltaïques, à grand renfort de subventions ce qui, accessoirement, favorisera la consommation de gaz.

Mensonges catastrophistes

Sans perdre de vue, bien sûr, qu’il faut continuer à effrayer les Français par des mensonges catastrophistes, un des angles d’attaque antinucléaire soutient que le coût du nucléaire serait sous évalué, tout en essayant de le rendre le plus cher possible par des exigences extravagantes.

Ainsi, pour masquer le gouffre financier des énergies renouvelables, les écologistes font jouer des ténors médiatiques tels que Nicolas Hulot prétendant « qu’on nous a menti sur le coût du nucléaire« . La presse est alimentée par des papiers à charge contre le nucléaire, le plus souvent avec des slogans d’une grossière indigence. Elle les diffuse pourtant en étouffant les répliques outrées et argumentées. Madame Duflot et ses « centaines de milliers de morts » post-Fukushima (1), ainsi que Mesdames Rivasi et Lepage, reines médiatiques incontestées, ont droit à tous les micros. Nos médias regorgent de déclarations péremptoires et définitives d’écologistes qui se soucient peu d’exactitude.

Propagande pour la transition énergétique

Quelques scientifiques de renom aussi s’aventurent à des affirmations indignes de leur talent. Ils sont exhibés complaisamment (toujours les mêmes) pour faire bonne mesure. Cette « préparation d’artillerie » médiatique visent à faire pression sur les électeurs, et donc sur les décideurs politiques, sur le thème de « l’acceptabilité ». Quelques affairistes aussi veulent gagner de l’argent facilement dans les renouvelables, même en sciant la branche sur laquelle ils sont assis.

Le public, naturellement béotien en matière de transition énergétique, est impressionné par des chiffres utilisés astucieusement avec une totale mauvaise foi par les antinucléaires.

Les médias devraient dénoncer ces manipulations qui ont pour but de fausser l’appréciation des décideurs politiques sur la véritable transition énergétique qui s’appuiera sur le nucléaire dans le monde. Mais, ils ne le font pas, ou mal, parce qu’il y a collusion d’intérêts : « la peur, ça fait vendre coco« …

Mais pourquoi les élus de la République, censés agir pour défendre l’intérêt général, ne disent-ils pas haut et fort la vérité aux Français ?

  1. Selon deux rapports de l’Organisation mondiale pour la santé (OMS), le nombre de décès imputables à l’accident nucléaire de Fukushima est, et sera, égal à zéro. Les deux seules victimes dans la centrale, sont deux malheureux agents de Tepco noyés par le tsunami Un amalgame est sournoisement fait avec les nombreuses victimes du tsunami. Un anti-nucléaire a même pondu cette perle : « dans soixante dix ans, un grand nombre des personnes présentes le jour de l’accident aura disparu ».
Publié le 21 septembre 2016 dans Énergie et matières premières.

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