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Les Allemands à la caisse : un racket américain sur la Deutsche Bank

Deutsche Bank

Les Allemands à la caisse : un racket américain sur la Deutsche Bank

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Michel Lhomme, philosophe, politologue ♦

Il y a quelques semaines, les rumeurs  d’un krach financier de grande ampleur étaient de plus en plus persistantes. Il se précise, hélas.  Ce 30 septembre, le gouvernement allemand vient de lancer un appel à détresse pour sauver la Deutsche Bank c’est-à-dire non seulement la plus grosse banque allemande mais le poumon bancaire de l’Union Européenne.

En effet, le cours de la Deutsche Bank s’est subitement effondré suite aux exigences d’un « arrangement pré-judiciaire » de quatorze milliards de dollars pour les États-Unis d’Amérique. Or, la banque est capitalisée pour moins de dix-sept milliards de dollars (la dépréciation de ces deux derniers jours ayant ramené sa valeur au-dessous de quatorze milliards) ! Gardons certes la tête froide puisque quatorze milliards dans l’économie casino des faux monnayeurs, ce n’est en fait rien ! Effectivement, pour les Allemands, cela ne représentera jamais que quatre jours d’impression monétaire (et d’émission de dette) en faveur des États-Unis c’est-à-dire que par rapport à la dette américaine, effectivement ce n’est vraiment pas grand chose.

Qu’y-a-t-il derrière tout ce chantage ?

Une seule chose : la menace saoudienne, sur fond de règlement de compte du 11 septembre.

Le Congrès, ayant clairement dénoncé les responsabilités saoudiennes dans l’attentat du 11 septembre, l’Arabie Saoudite  a menacé les USA d’une mise brutale sur le marché de toutes les obligations états-uniennes détenues par le royaume. Une telle mise sur le marché entraînerait l’écroulement immédiat du dollar. Pour faire diversion, les États-Unis n’ont donc plus qu’une petite porte de sortie : détruire l’Europe, en finir avec la monnaie unique européenne. L’attaque sur la Deutsche Bank constitue cette riposte logique et la saignée des Allemands ne serait que le prélude à la curée plus large des Européens.

Ce qui est certain, c’est que les Allemands ont intérêt à retirer un peu de liquide aujourd’hui en prévision de la gueule de bois  de mardi matin car comme par hasard, la date du chantage bien programmé sur la Deutsche Bank est tombée comme en Crète, il y a quelques années, avant un jour férié, le lundi de la fête de l’Unité en Allemagne.

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