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Le mensonge de l’éolien entre politique et électoralisme

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Le mensonge de l’éolien entre politique et électoralisme

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Michel Lhomme, philosophe, politologue ♦

vive-le-nucléaire-heureuxLe dernier livre de Michel Gay, Vive le nucléaire heureux, nous a décillés sur le nucléaire. On sait qu’il le fait aussi régulièrement dans nos colonnes à propos de l’éolien. En effet, il y a aussi beaucoup de vérités cachées dans ce monde idyllique de l’éolien : ses perturbations sur l’environnement, ses dommages incalculables causés aux oiseaux, la fuite des animaux sauvages, leur sous-traitance en Chine, les graves nuisances sur la vie des populations, bruit et électricité statique, sans compter la dégradation des paysages naturels. En survolant la France l’après midi en revenant de Madrid, on a pu voir de visu depuis la côte basque jusqu’à Paris l’horreur esthétique des éoliennes plantées dans la campagne et dont d’ailleurs la plupart ne fonctionnent pas.

Nonobstant, l’effet de la manipulation médiatique sur le réchauffement climatique continue à porter ses fruits dans les conseils municipaux ou les couloirs ministériels pour fermer des centrales nucléaires et octroyer des subventions généreuses et des avantages fiscaux  aux promoteurs du développement durable. Les consommateurs paieront pourtant demain fort cher une source d’énergie très coûteuse dont la production électrique reste très aléatoire : froid, vitesse du vent trop importante ou pas assez de vent ou ne souffle pas aux heures de pointe, difficultés et coût prohibitif de la maintenance.

Ce qu’on sait moins c’est que l’expérience américaine des fermes éoliennes a laissé plus de 14 000 éoliennes abandonnées, de véritables friches en lente dégradation dans la nature américaine.  Quand on sillonne les États-Unis, ces immenses géants d’acier symbolisent une « religion climatique » sur le déclin, le requiem in vivo des écologistes qui se lamentent parfois aujourd’hui sur les erreurs gigantesques commises, le gâchis de l’argent public utilisé pour endormir le peuple et lui faire croire qu’on allait faire des miracles avec le vent. Curieusement, cette autocritique de la deep ecology américaine n’est pas passée en France.

Les fermes éoliennes faisaient pourtant  de la Californie le producteur de 80 % de l’électricité éolienne mondiale. Or, il n’en reste plus rien qu’un programme post-industriel en désuétude qui ne génère que du vent mais tue toujours autant les oiseaux. On s’étonne d’ailleurs que les écologistes ne disent rien sur l’absence de démantèlement des éoliennes et sur tous ces grandes pales qui restent dans la nature. Imaginons en effet un instant la réaction de ces derniers si l’on avait laissé des appareils de forage pétrolier dans des sites naturels épuisés.

Il aura fallu une décennie en Californie, depuis les premières éoliennes pour comprendre que l’éolien n’était juste qu’une escroquerie fiscale. En France, combien faudra-t-il d’années encore ? D’ailleurs, si l’énergie éolienne avait du sens, pourquoi y aurait-il besoin de la subventionner ? L’éolien n’est rien d’autre qu’une bulle spéculative qui éclatera dès que les subventions gouvernementales se tariront.

On pourrait applaudir les fortunes vite faites grâce à l’éolien sauf que les subventions sont payées par le contribuable à tous les soi-disant « amis de la terre ». qui font fortune sur  le laudato si, l’encyclique papale du nouveau capitalisme chrétien. L’éolien n’est qu’une énergie envahissante qui attire toutes les cupidités. Les contribuables français qui payeront demain le prix fort pour une source fictive d’énergie seront finalement roulés dans la farine mais bons pour payer la facture des dégâts de l’écologie sans conscience, de l’écologie de l’idiotie, d’une écologie qui fut avant tout politique et électoraliste.

Or, l’Allemagne qui dispose pourtant du plus vaste parc éolien mondial saturant son territoire couvre à peine avec celui-ci 5 % de la consommation de l’électricité du pays et demeure responsable avec ses pluies acides liées aux centrales à charbon de la dégradation de nos forêts ardennaises En France, il faudrait construire 1 400 éoliennes chaque année pour satisfaire la seule augmentation annuelle de la consommation électrique, et plus de 2 100 pour produire autant qu’une centrale nucléaire. Rappelons aussi que le taux de rentabilité sur fonds propres d’une éolienne est de 22 % en moyenne et à 40 % sur les sites les plus venteux. Nonobstant, la France continue de prôner dans les écoles (section STI) son délire éolien et continue de développer les éoliennes off-shore pratiquement sans aucun contrôle.

  1. Franck
    Franck12 octobre 2016

    Il est scandaleux de financer via nos factures d’électricité ces engins inutiles et coûteux. Les éoliennes ne sont utiles que de façon décentralisée dans les zones reculées, ce qui n’est pas le cas de la France.

  2. jipebe29
    jipebe2913 octobre 2016

    Si ses graves défauts étaient mis sur la place publique, la grande majorité des Français y seraient opposés. Il suffit en effet de savoir qu’il est aléatoirement intermittent,que l’effet de foisonnement censé lisser les variations brutales est une fable réfutée par les mesures, que sa part de production 2015 dans le mix énergétique est marginale (3,9%), que son facteur de charge est faible (23%), qu’il a de graves impacts sanitaires (infrasons, effet stroboscopique notamment), qu’il massacre la biodiversité ailée, qu’il dénature nos paysages, ce qui a un impact négatif sur le tourisme, donc sur l’emploi, qu’il a une forte emprise au sol, et que son bilan carbone (en supposant que le CO2, nécessaire à la photosynthèse, donc à toute la chaîne de la vie sur Terre, air une action mesurable sur la température) est catastrophique, car il faut en soutien permanent des centrale thermiques de même puissance totale pour équilibrer le réseau de transport et éviter son effondrement)… Sans parler du prix du kWh qui continue à déraper, ce qui augmente la précarité énergétique, et qui va augmenter exponentiellement dès que les usines éoliennes en mer se développeront…. Faire pire semble difficile… Bref, l’éolien ne présente aucun intérêt, si ce n’est d’offrir aux promoteurs, qui ont flairé la très bonne affaire, des avantages déraisonnables octroyés par des Pouvoirs Publics incapables de faire les bons choix, et ce sont les ménages et les entreprises qui en payent le prix de plus en plus douloureux.

    Quant au solaire, ce n’est pas mieux: l’intermittence du solaire n’est pas aléatoire, mais fonction des saisons et des heures de la journée, et la nuit la production est nulle. Donc, en hiver, quand la demande est maximale, le solaire produit très peu. Le solaire, compte tenu de ces contraintes, a un très faible facteur de charge sous nos latitudes : 14% en 2015 (rapport RTE) et sa part de production dans le mix énergétique est négligeable : 1,4%.

  3. Weibull
    Weibull13 octobre 2016

    Comment est-il possible de raconter autant de connerie aujourd’hui avec tous les sites et articles à notre disposition ! Je vous invite a vous renseigner un minimum plutot que donner votre point de vue d’un autre siècle ! Comme vous je ne vais pas donner de références car il serait trop facile de demonter completement votre propos. Par contre je vous invite une nouvelle fois a vous renseigner sur le sujet avant de continuer ‘en parler. J’espère que les gens dotés de raison iront se renseigner.
    A bon entendeur.

    La rédaction : merci de mettre à disposition de nos lecteurs les références disponibles dans un esprit de réponse critique.

  4. NOILLAR
    NOILLAR13 octobre 2016

    Dans TOUS les compartiments du jeu, l’éolien est une ineptie: a) énergie non stockable b) production aléatoire donc non gérable c) faible rendement eu égard au coût de l’installation d’une éolienne en terre ferme (c’est pire en haute mer) d) nuisances visuelles et même sonores dans certains cas e) entretien non systématique ni préventif mais curatif f) financièrement, un gouffre dont EdF (et donc le Gouvernement) qui, pour ne pas être le dindon de la farce vis à vis de quelques groupes privés largement engraissés par un marché de dupes, se récupère sur nos factures d’électricité au travers de la CSPE (perso en quatre ans, je leur ai payé 213€ ttc). Tout cela est indéniable. Alors, pourquoi s’enfoncer avec une loi de transition énergétique faite en dépit du bon sens?

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