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Garde Nationale : les technocrates de Bercy disent « Non »

Garde Nationale Mobile Pendant Les Journées De Juin

Garde Nationale : les technocrates de Bercy disent « Non »

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Le projet de formation d’une garde nationale devait être mis sur les rails lors d’une communication au conseil des ministres du 5 octobre. Il n’a finalement été présenté en Conseil des Ministres que le 12 octobre.

Le sujet n’a pas été abordé à cette première date alors qu’il avait bien été préparé par une succession de réunions regroupant les trois partenaires potentiels (l’armée, la gendarmerie et la police nationale), ceux qui devront affecter des réservistes opérationnels à la future garde. En fait, le projet a buté sur le nerf de la guerre : l’argent.  Qui en effet va payer la note ? Schématiquement, les questions se posent ainsi : la gendarmerie et l’armée disposent des infrastructures (bâtiments, véhicules) permettant d’accueillir les membres de la garde nationale. Elle devrait les équiper (paquetage) et les solder (salaire). Mais il y a une difficulté avec la police nationale et c’est là que Bercy  est intervenu : elle tique sur le coût des forces de police affectées à la garde nationale. En substance, Bercy ne comprend pas pourquoi un policier coûte beaucoup plus cher que les autres et ne veut pas passer à la caisse.

Dans tous les cas, ces questions vont être rapidement réglées puisque l’Élysée a fait de cette création d’une garde nationale un enjeu de sa politique de sécurité prioritaire avant la fin du mandat c’est-à-dire une priorité électorale. Or, la garde nationale coûtera de l’argent, elle emploiera des forces réservistes existant déjà, elle créera et c’est sans doute ce qui est le pire une couche administrative supplémentaire et chamboulera, une fois encore, l’engagement des forces armées sur le territoire national. Ses bienfaits ? Elle affichera la vertueuse préoccupation gouvernementale de la protection des Français, ce qui n’a pas de prix en période électorale.

En fait, le calendrier des annonces n’a été que décalé. La Garde nationale se fera et on l’inaugurera en grande pompe. Pour quelle volonté politique  et pour quelle efficacité ? Cela, c’est une autre histoire. ML [13.10]

Illustration : la Garde nationale mobile pendant les Journées de Juin 1832. A la suite des événements de la Commune de Paris, la Garde nationale est dissoute le 25 août 1871, à Paris, comme dans toutes les communes de France…
  1. Plouvier Bernard
    Plouvier Bernard13 octobre 2016

    À quoi doit-elle servir cette Garde Nationale (celle de 1789 sq. et celle de 1830 ont été plutôt catastrophiques dans leurs résultats) ?
    Si c’est pour lutter contre « l’extrême-droite », elle est inutile : les nervi des groupuscules trotskistes, financés par le ministère de l’Intérieur, s’en chargent, aidés par les media domestiqués.
    S’il s’agit de lutter contre l’incivilité, l’insécurité permanentes dans les villes grandes et moyennes de France, il faut être très strict dans son recrutement.
    Par définition, il faut en exclure totalement les sujets mahométans et les rejetons de l’immigration africaine et proche-orientale, qui sont amis, coreligionnaires ou simplement mus par une solidarité ethnique avec les voyous, les violeurs et les assassins.
    On va donc hurler à la ségrégation… alors même qu’en France, le dogme en vigueur est celui de la discrimination positive en faveur des merveilleux rejetons de l’immigration-invasion.
    Tant qu’on aura pas défini les critères de recrutement et d’exclusion, il vaut mieux soutenir les énarques du ministère des Finances et du Budget, c’est moins dangereux que d’armer une 5e colonne islamo-africano-proche-orientale

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