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Le portrait alarmant de la jeunesse francaise

Jeunesse France

Le portrait alarmant de la jeunesse francaise

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Un avis du Conseil économique, social et environnemental récemment publié dresse le portrait alarmant d’une jeunesse qui se précarise et s’appauvrit.

François Hollande en avait pourtant fait une de ses priorités et même la priorité de son quinquennat finissant. Les socialistes ne jurent que par elle. Pourtant, à lire l’avis du Conseil économique, social et environnemental (CESE), la jeunesse française reste dans une situation de précarité plus que préoccupante. L’assemblée consultative de la République dresse un très sombre bilan en effet de l’insertion sociale et professionnelle des jeunes âgés de 15 à 29 ans. Sous la gauche, les conditions de vie des jeunes n’ont fait en réalité que s’aggraver. Ainsi, près de 2 millions de jeunes sont sans emploi, sans éducation, sans formation. Certains chiffres sont alarmants : un jeune sur cinq est toujours à la recherche d’un emploi trois ans après sa sortie du système scolaire, et près de 2 millions de personnes âgées de 18 à 29 ans vivent sous le seuil de pauvreté.

Le CESE estime également entre 1,6 et 1,9 million le nombre de «Neet» (pour «Not in education, employment or training»), jeunes sans emploi, éducation ou formation. Après quatre mois de travaux et plus de 70 auditions de jeunes, le conseil donne quelques préconisations en matière de santé, de logement et de droits sociaux. Pas de quoi révolutionner leur insertion dans la société, mais de quoi réaliser plutôt des aménagements de dispositifs déjà existants «pour des situations d’urgence».

En tête, la «Garantie jeunes», permettant aux 18-25 ans de bénéficier d’un accompagnement, d’une première expérience professionnelle (stage, CDD…) et d’une allocation. Le gouvernement veut en faire maintenant un ce dispositif spécifique un droit pour tout jeune sans emploi ni formation mais c’est une mesure qui doit d’abord faire l’objet de « négociations avec l’Union européenne », car extrêmement coûteuse, seule l’Union européenne peut en assurer son financement. Le CESE préconise également le maintien du bénéfice des aides et du rattachement au foyer fiscal des parents ainsi qu’une plus grande proposition d’hébergement, notamment d’urgence. ML.[20.10]

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