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Ps : ils veulent sacrifier Ségolène. Les socialistes plus misogynes que Trump!

Segolene Royal Socialist Party Member

Ps : ils veulent sacrifier Ségolène. Les socialistes plus misogynes que Trump!

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Raoul Fougax, journaliste ♦

Cette nouvelle idée géniale, mise en avant par le Journal du Dimanche, qui décidément fait tout pour faire le buzz, prouve la panique des socialistes. François Hollande n’est pas certain d’y aller, Manuel Valls non plus, les autres encore moins. Alors ce pourrait être Ségolène bien sur ! On proposerait donc aux Français qui ne veulent plus d’un affrontement Hollande/Sarkozy, le retour au duel Sarkozy/Royal. Voilà qui certainement pourrait enthousiasmer l’électeur.

En voilà une idée qu’elle est bonne. Cette dernière cependant les voit venir avec leurs gros sabots et n’entend pas être la nouvelle Iphigénie de la gauche. Mais bien sûr la gauche sait que la candidature du président qui ne fait rien mais parle trop, serait un suicide politique. Plutôt donc le sacrifice de la mère de ses enfants que le suicide.

C’est ainsi que le nom de Ségolène Royal resurgit depuis quelques jours. « J’écoute, j’observe. Ça m’amuse. Je remercie tous ceux qui me propulsent », commente l’intéressée dans le JDD. «On cherche quelqu’un pour se sacrifier, il faut que la situation soit vraiment désespérée pour que ceux qui m’ont combattue me redécouvrent», ironise-t-elle. «Si c’était gagnable, on ne viendrait pas me chercher».

Elle est lucide de temps en temps, n’en déplaise à un humoriste bien connu qui prie tous les jours pour que son imitation préférée redevienne candidate. Il ne lui faut pas désespérer. La vanité menant le monde, si elle n’est pas dupe, elle ne dit pas franchement non. Ségolène Royal « refuse d’entrer » dans la stratégie du recours à gauche pour la présidentielle de 2017, à l’heure où se fragilise l’hypothèse d’une candidature de François «L’anticipation des échéances électorales, c’est ce qu’il y a de pire pour les citoyens», a estimé l’ex-compagne du chef de l’Etat. «Les choses sont extrêmement simples : il faut attendre un peu plus d’un mois. (…) Je crois que dans le contexte, (…) ceux qui lui [le président] ont conseillé de se précipiter pour faire barrage à un tel ou un tel ont tort», a-t-elle jugé. Priée de réagir à l’appel au rassemblement de la gauche lancé samedi par le Premier ministre, que plusieurs de ses soutiens appellent à déclarer sa candidature, Ségolène Royal a dit ne pas avoir « le sentiment que Manuel Valls accélère ». «Peut-être qu’autour de lui (…) certains ont envie qu’il accélère, mais cela aussi, ce serait une fort mauvaise stratégie puisque les échéances sont là», a-t-elle insisté.

Elle n’accélère pas, elle bêche cependant. Elle se voit de nouveau propulsée sur le devant de la scène. Elle sait pourquoi mais pourra-t-elle résister à l’appel de la notoriété ?

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