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Le Yuan dans la cour des grandes monnaies: en Asie, le monde financier se renouvelle

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Le Yuan dans la cour des grandes monnaies: en Asie, le monde financier se renouvelle

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 Michel Lhomme, philosophe, politologue ♦

Le yuan chinois vient de faire son entrée fracassante dans la cour des monnaies de référence aux côtés du dollar et de l’euro, scellant ainsi une importante victoire des autorités de Pékin dans leur quête de reconnaissance économique.

Depuis le 1er Octobre, la devise chinoise fait officiellement partie intégrante de l’unité de compte du Fonds monétaire international où elle a rejoint les monnaies américaine et européenne mais également la livre britannique et le yen japonais. Pour l’instant, concrètement, le changement ne devrait pas bousculer le rapport de forces sur le globe où le billet vert reste de loin le plus utilisé (41% des transactions mondiales) devant l’euro (30,8%) ou la livre (8,7%) mais le yuan devrait toutefois en profiter pour poursuivre son internationalisation naissante.

En fait, par cette introduction plus symbolique que réelle, la Chine cherche à consolider son rang de deuxième puissance économique mondiale et transforme peu à peu le yuan en monnaie de réserve internationale. La mérite-t-elle vraiment ? Les Chinois indéniablement camouflent et trafiquent leurs chiffres.

Seul le candidat républicain à la Maison Blanche, Donald Trump ose le dire ouvertement ne manquant jamais une occasion pour accuser les Chinois de « manipuler » leur monnaie afin de doper leurs exportations. Il n’a assurément pas tort. « Ils dévaluent leur monnaie et il n’y a personne dans le gouvernement (américain) pour les combattre », a-t-il affirmé  lors du débat avec sa rivale démocrate Hillary Clinton sous-entendant implicitement qu’en réalité le FMI se couche devant les Chinois.

C’est tout à fait exact même si la reconnaissance accordée au yuan par le FMI va aussi forcément inciter les autorités chinoises à poursuivre le mouvement de libéralisation de leur monnaie. Ceci étant, en janvier dernier, la banque centrale chinoise avait bien soufflé le chaud et le froid en s’autorisant des interventions surprises sur le marché des changes pour faire retomber sa monnaie sur fond de ralentissement de la croissance dans le pays.

En réalité, le pays n’ouvre pas grand ses portes car il sait bien lui ce qu’il lui en coûterait en paupérisation de sa population et en endettement généralisé d’être comme les Etats-Unis ou l’Europe un marché ouvert à tout vent !

 

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