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Sida: enfin, la version officielle ne colle plus!

Sida Origine Gorille

Sida: enfin, la version officielle ne colle plus!

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 Jean Guiart, ethnologue, anthropologue ♦

On vient de reconnaître officiellement que la version officielle aux Etats-Unis de l’introduction du Sida à partir du Canada était erronée .

sida-origine-congoOn se souviendra de l’affaire judiciaire entre le chercheur officiel américain et le chercheur français, terminée par un arrangement financier comme il est d’habitude aux Etats-Unis. Le steward canadien homo accusé d’avoir introduit le virus à partir de l’Afrique est devenu une victime. Les Singes verts  de l’Afrique de l’ouest réservoir du virus sont innocentés aussi. Leur culpabilité avait elle-aussi été inventée.

Le réservoir de virus est maintenant le chimpanzé au Congo-Kinshasa, où l’infection non découverte aurait été ancienne et relativement stable. Le point d’infection réelle aurait été les Antilles et en particulier Haïti, et la zone de diffusion secondaire aurait été New York, bien avant la découverte officielle de la maladie. On se souviendra qu’avait circulé alors une accusation selon laquelle le HIV se serait en quelque sorte évadé des laboratoires officiels américains, lesquels n’ont pas hésité à l’époque à organiser des expériences en plein vent libérant des toxines dangereuses sur de bons citoyens américains ou des quartiers majoritairement latino en Californie. Officiellement, le HIV n’en faisait pas partie et l’accusation s’éteindra.

Le centre américain de la « biological warfare » était le Fort Dettrick, au Maryland. A une certaine date et pour des raisons internationales, le président Nixon décidera de rendre les laboratoires et ses recherches aux civils et de les démilitariser. Un beau dimanche où je passais à Washington et étais hébergé par un ami médecin officiel américain, titulaire d’un prix Nobel de médecine, il décida de m’emmener au Fort Dettrick où il avait affaire en tant que nouveau responsable civil de ce laboratoire. Il m’installera dans le salon d’entrée, dans un fauteuil confortable mais quelconque, pendant qu’il se préparait à une double série de douches antiseptiques et de changements de vêtements jetés et détruits. La seule lecture qu’il m’ait laissé était la liste officielle des maladies enregistrées dans les stocks anciennement militaires du laboratoire. Quelle ne fut pas ma surprise d’y trouver le Hiv. Je n’obtiendrais à mes questions que des réponses embarrassées, et bien sûr je ne pouvais emporter la liste avec moi, elle n’était présente qu’en un seul exemplaire. et je n’avais bien entendu prévu aucun moyen de reproduction portatif. C’était il  y a près de trente ans.

La conclusion que j’en tire est que ce dossier vénéneux n’a pas fini de recevoir des retouches pour se rapprocher pas à pas d’une réalité si longtemps cachée pour raisons d’Etat. Celui qu’on vient de franchir enfin est déjà une grande satisfaction.

  1. Plouvier Bernard
    Plouvier Bernard2 novembre 2016

    Excusez-moi : il y a trente ans (soit, dans la décennie 1980), on ne parlait pas encore de HIV (2, dans le cas de l’Afrique équatoriale), mais de HTLV-III…
    mais, vous avez raison sur un point : à cette époque, dans le New England Journal of Medicine, faisait rage une querelle entre « savants » US et soviétiques, les uns rejetant sur le KGB, les autres sur la CIA la « synthèse » de ce virus alors constamment mortel.

    La découverte quasi-simultanée des premiers cas de SIDA en Afrique, en Haïti et en Californie évoque une fort ancienne traversée de l’Atlantique par le virus… d’autant que le sarcome de Kaposi, très fréquent dans le SIDA non traité et fort rare dans une population tout venant, a été décrit à la fin du XIXe siècle et d’emblée reconnu comme une maladie fréquente en Afrique Orientale Allemande (Tanganyika, Ruanda, Burundi)… chacun sait que la Tanzanie est un pays où le SIDA (lié à l’HIV-1) fait d’énormes ravages (on ne l’a su qu’après la fin de la dictature maoïste dans ce malheureux pays).

    Comme bien des viroses africaines, le réservoir de virus est simiesque… et de nombreuses légendes ainsi que des chants de rites de passage des jeunes guerriers (vers 13-15 ans) à l’âge adulte évoquent des relations sexuelles avec des guenons (Ouganda, deux Congos)… oser écrire cela est de nos jours très-très politiquement incorrect, mais les récits de voyages publiés au XIXe l’attestent.

  2. Plouvier Bernard
    Plouvier Bernard3 novembre 2016

    J’ai retrouvé mon dossier « SIDA » et peux préciser qq. éléments dont je ne disposai pas hier :
    1 – HIV : appellation apparue en 1986
    2 – Pour la théorie conspirationniste dirigée contre la CIA (je rappelle qu’il en a existé une, symétrique, accusant le KGB), je viens enfin de me rendre compte que le Jakob Segall, qui a diffusé en Europe occidentale les accusations contre la très répréhensible unité P-4 du bâtiment 550 de la base fort peu secrète de Fort Detrick (Maryland) – P-4 : guerre microbiologique – est le même Jakob Segal que je connais comme espion du Komintern et membre de d’Agit-Prop dans le Reich de Weimar (né en 1911, dans la communauté juive de Saint-Petersbourg, pur produit des Komsomols, envoyé noyauter diverses universités allemandes de 1929 à 1932, passé en France à la fin de 1932, puis retourné en URSS où il traversa sans dommage toutes les purges ; il mourut de maladie en 1995)
    Segal, qui durant les années 1982 sq., se présentait comme un ‘immunologiste et un généticien », était en fait un cytologiste de 3e ordre de l’Université Humboldt de Berlin-Est, agent du KGB, son épouse étant une agronome (généticienne, passée du Lyssenkisme au mendélisme après la mort du bon Joseph du Kremlin)
    En 1992, alors que le couple Segal s’agitait beaucoup depuis une dizaine d’années contre le P-4, Yevgeni Primakov (ex-N°2 du KGB) reconnaissait que l’accusation de « création du virus HIV par la CIA » avait été montée par le KGB et il ajoutait finement que la création d’un tel virus par un labo était de la science fiction… et il n’avait pas tort.
    J’ajoute que la thèse de Segal sur la transformation du virus du Visna (agent de leucémie de certains types de visons) en virus du SIDA par le P-4 a été totalement démentie dès le milieu des années 1990… mais les complotistes ne croiront jamais au phénomène naturel, bien connu dans les pandémies de peste ou de grippe : la mutation de germes d’une espèce à l’autre et les différences de récepteurs aux germes entre espèces ce qui explique qu’un virus (ou une bactérie, ou un parasite) puisse être anodin ou presque dans une espèce et meurtrier dans une autre.
    Après tout, on a le droit de préférer l’ambiance des thrillers aux travaux scientifiques.

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