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Syrie : la grande manipulation occidentale

Alep Machination

Syrie : la grande manipulation occidentale

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Michel Lhomme, philosophe, politologue ♦

Une photographie du Washington Post, signée Liz Sly correspondant à Beyrouth a fait le tour du monde et a été relayée par tous les médias le 28 septembre 2016. On y verrait selon la légende la victime d’un bombardement au gaz de chlore. Curieusement, cette victime porte une chemise luxueuse  neuve. De toute évidence, la photographie est posée.

Alèp est une ville commerçante, qui ne bougeait pas et ne voulait pas s’insurger contre le régime de Damas. Des groupes d’islamistes sunnites armés venus de Homs y ont  pris la population en otage. Ces groupes sont financés et armés par l’Arabie Saoudite. Une carte américaine, un croquis, montre que la partie insurgée de la ville jouxte une partie qui serait Kurde, au nord de la ville, partie non assiégée. Par conséquent les aides peuvent passer par cette partie de la ville. Les habitants y sont évacués, avec l’accord des Kurdes et des Américains. Ce sont les forces spéciales françaises présentes sur place qui  sont chargées de ces évacuations.

L’organisme soi disant démocratique qui fournit jour après jour les chiffres des pertes est installé à Londres dans un petit appartement loué et payé par les services de sa majesté britannique. Un seul homme le dirige et le contrôle totalement. Les chiffres que tous les médias reprennent sur les morts d’Alep sont parfaitement imaginaires. Personne n’a de toute façon les moyens matériels de  donner les chiffres exacts dans l’instant. Ce qui est certain c’est que les casques blancs à Alèp se révèlent ces jour-ci financés par les Américains. Etant donné l’incapacité de rouler dans les rues bombardées, les  »casques blancs » ne déclarent avoir ni pelleteuses, ni bulldozers, mais seulement des transports de blessés et quelques camions. On peut se demander à quoi ils servent.

Nous avons rencontré, il y a quelques mois, un Aito  un engagé polynésien de nos forces spéciales présentes dans la ville syrienne. Il nous a décrit l’enfer d’Alep et comment la France y menait  des opérations délicates prétendant protéger les civils. Ce qui est certain en tout cas c’est que cela canarde de partout. « C’est du lourd, du très lourd » nous a confié ce compagnon.

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