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Poutine, l’homme de l’année qui ne sera jamais Prix Nobel de la Paix

Poutine Armee

Poutine, l’homme de l’année qui ne sera jamais Prix Nobel de la Paix

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Michel Lhomme, philosophe, politologue ♦

Dans un document passé inaperçu, l’Union européenne (UE) est accusée par la Russie « d’expansion géopolitique » et de chercher, conjointement avec les États-Unis, à « saper la stabilité régionale et globale ».

Dans ce document qui définit la politique stratégique de la Russie pour les années à venir ont ainsi disparu certaines priorités comme celle-ci : « le but principal dans les relations avec l’UE, pour la Russie, qui fait partie intégrante de la civilisation européenne, est de promouvoir la création d’un espace économique et humain de l’Atlantique jusqu’au Pacifique ». Plus d’intégration, plus d’espace commun, plaidait le document de 2013.

Poutine, l'homme qui ne sera jamais Prix Nobel

Poutine, l’homme qui ne sera jamais Prix Nobel

A la place, la nouvelle doctrine russe évoque des « problèmes systémiques accumulés depuis un quart de siècle ». Et en tête de ces derniers : « La volonté des pays occidentaux de maintenir leur position en imposant leur point de vue sur les processus internationaux. » La Russie n’accepte pas les « tentatives de pressions militaires, politiques et économiques » exercées, selon elle, par Washington « en dehors du cadre du droit international », et elle « se réserve le droit de réagir à des actions hostiles, y compris par le renforcement de sa défense nationale ainsi que par la prise de mesures symétriques ou asymétriques ».

La Russie, poursuit le document, considère ainsi que le système anti-missiles américain déployé en Europe de l’Est constitue une menace pour sa sécurité nationale et se réserve donc le droit d’y réserver une réponse adéquate. L’objectif du traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire, signé en 1987, entre Mikhaïl Gorbatchev et Ronald Reagan est, pour la Russie, caduc. L’Europe aurait plutôt intérêt à y prendre garde et à renforcer partout sa défense militaire mais aussi civile si elle ne veut pas changer de cap. Mais l’Europe est têtue et couverte par le parapluie américain de l’Alliance Atlantique elle devra prochainement augmenter sa quôte-part (Trump l’a exigé).

Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a estimé « important » de maintenir les sanctions économiques imposées en 2014 par les États-Unis et l’Union européenne à la Russie. La France est bien sûr entièrement d’accord avec cette politique mais cela n’empêche pas le magazine américain Forbes dans sa livraison annuelle de la personnalité de l’année de placer le président russe Vladimir Poutine en tête de la liste des hommes les plus puissants du monde. Pourquoi ? Le magazine est très clair : «Le Président russe continue à parvenir à atteindre les objectifs qu’il s’est fixés auparavant et dont il a toujours pris la peine publiquement de clairement définir. Il s’impose partout, depuis son pays jusqu’à la Syrie et c’est même la première personnalité mondiale à avoir sans doute réussi à influencer les élections américaines par des services de renseignement d’une efficacité redoutable en particulier dans leur couverture internet et le hacking des données.»

Poutine et Trump, les deux hommes de l'année 2016

Poutine et Trump, les deux hommes de l’année 2016

Selon Mashregh News, le deuxième classement de l’homme de l’année est occupé bien sûr par Donald Trump, président élu américain. Ce dernier qui a été désigné la semaine dernière aussi l’homme de l’année 2016 par l’hebdomadaire américain Times reconnaît la valeur de Vladimir Poutine, le grand homme – au sens hégélien – de la première moitié du vingt et unième siècle.

En fait, Poutine est le seul chef d’Etat à mériter vraiment le Prix Nobel de la Paix. D’ailleurs, la conseillère à la sécurité nationale de Donald Trump, l’avait déjà expliqué en 2013 pour sa gestion du démantèlement des armes chimiques du gouvernement syrien mais Poutine le mériterait pour tout le dossier syrien et en particulier la libération d’Alep, pour la gestion aussi difficile pour lui du Donbass ukrainien. Par des manœuvres et un doigté diplomatique hors du commun, le président russe a sauvé le monde d’un désastre certain, en particulier en septembre 2015 et 2016 lorsque deux agités d’un bocal français en ruine, Laurent Fabius et François Hollande, au service d’intérêts extérieurs, américains et israéliens, cherchaient à pousser Obama et ses faucons à la conflagration totale.

Mais ce qu’on ne dit pas en France, c’est que depuis l’élection de Trump, la Russie de Poutine est devenue aussi la coqueluche des investisseurs internationaux et l’Allemagne de Merckel y mène ici l’offensive la plus spectaculaire. Les principaux groupes allemands, de Daimler à Henkel, et même les ETI, investissent de plus en plus en Russie et parient sur un rapprochement entre l’Europe et la Russie. L’investissement direct allemand en Russie, totalement à l’arrêt en 2014, explose.

En France, on discute de la nécessité d’un prolongement de l’embargo avec le soutien tacite du Medef.

 

  1. Nikolai
    Nikolai5 janvier 2017

    Nobel pour Poutine? Plutôt une chaise éléctrique…

  2. Duos
    Duos6 janvier 2017

    Et oui Nikolai pour vous Hollande est nettement meilleur. Le TOP quoi !! ( Problème : il n’y a que vous pour le croire)

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