Réseaux sociaux, newsletter et flux rss

Suicide énergétique : le nucléaire recule dans les pays développés et progresse dans les pays émergents

Centrale Nucleaire

Suicide énergétique : le nucléaire recule dans les pays développés et progresse dans les pays émergents

Télécharger en PDF et imprimer

L’arrêt des réacteurs nucléaires dans l’Hexagone fait le bonheur des centrales à gaz.

« Ça tourne quasiment tout le temps. Nous devrions presque atteindre 4.000 heures de production cette année, quand la centrale avait frôlé les 3.000 heures l’an dernier », a ainsi observé Fabien Choné, de Direct Energie, propriétaire de la centrale de Bayet (Allier). En octobre, la production des centrales thermiques à combustible fossile (gaz, charbon et fioul) a crû de 37 % par rapport à octobre 2015, représentant 12,7 % de la production d’électricité, soit le double de sa moyenne l’an dernier. La France pollue mais qu’importe les écologistes sont ravis alors qu’en Suisse, les électeurs suisses plus prudents se sont prononcés contre une sortie accélérée du nucléaire, qui prévoyait la fermeture de trois de ses cinq réacteurs dès l’an prochain.

Ceci étant, le 27 novembre, à la faveur d’un vote obtenu par les Verts, les électeurs helvètes se sont tout de même prononcés sur l’arrêt des centrales nucléaires du pays à l’horizon 2060. La confédération compte actuellement cinq réacteurs. Par contre, Pékin envisage de construire des centrales nucléaires flottant sur les eaux et plus précisément dans les eaux les plus disputées du monde, celles de la Mer de Chine. Deux entreprises d’État chinoises travaillent en effet sur des projets de petites centrales nucléaires, destinées à être installées sur des plateformes ou des bateaux pour alimenter en électricité des infrastructures isolées – civiles, comme des plateformes de forage en haute mer, mais aussi militaires. La Chine continue ainsi d’affirmer sa présence en mer de Chine du Sud en construisant des bases sur les îles qu’elle revendique.  Le nucléaire sera leur énergie propre et il n’y aura pas ainsi besoin de faire circuler en mer de Chine des tankers ou des pétroliers vulnérables.

Quant à la Russie, elle passe, elle, à l’offensive sur le marché du nucléaire avec sa société Rosatom qui ambitionne de détenir 25 à 30% du nucléaire mondial. Kirili Komarov, son patron déclare : « Avec 36 projets hors de Russie, dont une quinzaine de réacteurs en construction en Iran, Biélorussie, Inde, Chine, Bangladesh, Turquie et Finlande, nous sommes le premier fabricant mondial de nouvelles centrales. » La France est bouté de ce marché. ML [14.1].

Répondre