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La guerre en vacances de Bernard du Boucheron

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La guerre en vacances de Bernard du Boucheron

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Présentation ♦

Avec l’ironie allègre qui est sa marque, Bernard du Boucheron raconte la « normalité monstrueuse » de son enfance pendant la défaite et l’occupation allemande. L’été 1940 commence bien : âgé de 12 ans, il joue à faire la guerre aux Allemands avec des armes réelles abandonnées par les Français en déroute. Dans un Paris affamé et sans charbon, l’enseignement se donne à mi-temps, mais on y acquiert une culture sans égale. Le jeune garçon y plonge avec ivresse, indifférent à la tragédie qui se joue autour de lui. Les vacances lui apportent de lumineux interludes dans le vert paradis des jeux campagnards et des amours inabouties. Le débarquement allié du 6 juin 1944, puis la libération de Paris en août sonneront le réveil. Mais du Boucheron saura faire la part du vrai et du faux dans la légende de l’insurrection nationale contre l’occupant.

Extraits de l’ouvrage

la-guerre-en-vacances«Ceux qui se plaignent de la dureté des temps présents n’ont aucune idée de la pauvreté qui régnait alors en France. Le peuple qui se fond aujourd’hui dans la foule en jeans et en baskets trimbalait un stéréotype sinistre, casquette liserée de crasse, pantalons de quatorzième main aux genoux en sac à patates, regard mauvais, qu’on devine sur les photos de 36. On ne rencontrait pas le peuple dans le métro : il n’avait pas les moyens. La moitié de Paris
vivait dans la misère. C’est sans nostalgie qu’on se rappelle les cris des «petits métiers» des rues:
                                         Peaux d’lapin, peaux…
                                         Marchand d’habits, chiffons,
                                         Ferraille à vendre…
Certains s’attendrissent sur ce qu’ils prennent pour des chansons. C’étaient des cris de détresse ….»

«…Le débat d’idées donnant lieu dans notre pays à des comparaisons absurdes, il devint de rigueur de considérer le communisme comme moins criminel que le nazisme. Cette opinion a la vie dure. Tel académicien me confiait, récemment encore, avec l’autorité de son talent, que le communisme était «une belle utopie». C’est fort bien ainsi. Le communisme a duré soixante-dix ans et conquis un tiers de l’humanité, alors que son rival est resté confiné à l’Europe qu’il n’a tenue que partiellement pendant quatre ans. C’est à son rayonnement moral, et à ce petit air respectable qui fait qu’on
le respecte encore vingt-cinq ans après sa disparition, que le communisme doit sa supériorité.»

Bernard du Boucheron a commencé sa carrière d’écrivain à 76 ans. Son premier livre, Court serpent, est aussitôt couronné par le Grand prix du roman de l’Académie française. Il a dernièrement publié Long-courrier (Gallimard) et Le Cauchemar de Winston (Le Rocher, 2014). 18JP [18.1]

Bernard du Boucheron, La guerre en vacances, Éditions du Rocher, paru le 18.08.2016, 260 pages, 18.90€.
  1. Alain BRODIN
    Alain BRODIN19 janvier 2017

    Bonjour cher Bernard,
    j ai lu plusieurs de vis livres et en tant qu ancien collaborateur a sSud Aviation j aimerais vous envoyer un petit ouvrage ou je parle de notre mission en Chine pour Concorde en 1971 a la fin de la Revolution Culturelle…celui qui lira ces lignes pourra t il les transfere a B.Du Boucheron?? Merci

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