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Les César : la république des histrions. Ils croient toujours que l’on s’intéresse à ce qu’ils pensent

Cesars Affiche 1

Les César : la république des histrions. Ils croient toujours que l’on s’intéresse à ce qu’ils pensent

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Jean Ansar, journaliste ♦ 

Pendant toutes ces cérémonies surfaites et artificielles, les histrions, talentueux ou pas, se transforment en insupportables cabots.

Dans leur bulle, ils n’évoluent guère. Ils ne priment que le politiquement correct. Ils prétendent nous expliquer un monde auquel depuis longtemps ils ne comprennent plus rien. Ils ne tirent aucune leçon de l’humiliation du show bizz américain dont ils sont les fades imitateurs face à Trump. Ils font donc, de cérémonies en cérémonies, campagne contre le peuple français pour le nouveau peuple nominé. Cela n’empêche pas ces mondanités médiatisées de la résistance artistique bobo d’être archi nulles.

Il faut rendre aux Césars ce qui est aux Césars, une auto célébration des satisfaits d’eux-même coupés du vrai public. Jérôme, Commandeur le monsieur loyal de service ayant appelé pour le César du meilleur film étranger Florian Philippot, tout était dit sur son niveau d’humour et le ton de la cérémonie. Son « écriture » des sketchs et des prises de paroles des remettants paraissait dénuée de verve comme d’esprit…. Tranche La Croix pourtant assez peu acide d’ habitude.

« Elle », de Paul Verhoeven, reçoit seulement deux prix sur onze nominations, pas de bonne augure, avec tout de même celui du meilleur film et César de la meilleure actrice pour Isabelle Huppert, à l’avant-veille des Oscar pour lesquels elle concourt aussi. C’est sûr qu’il n’aurait pas eu- un césar pour Starship Trooper à qui on remettra tout de même un «  Metamag » d’or.

C’est « Divine », de Houda Benyamina, caméra d’or au dernier festival de Cannes, qui aura finalement le mieux tiré son épingle d’un jeu très ouvert, remportant 3 prix sur 7 nominations : Oulaya Amamra a été distinguée meilleur espoir féminin, Déborah Lukumuena meilleure actrice dans un second rôle et la réalisatrice a reçu le César du meilleur premier film.

C’est l’incontournable prix « Théo » dont la magouille familiale a été pour le moins peu médiatisée. Même si cette escroquerie ordinaire des immigrés de banlieues ne justifie en rien la sodomie policière, si elle est avérée. Mais le garçon exemplaire d’une famille admirable, il faudra tout de même changer le scénario. Tout cela bien sûr n’a rien à voir avec la qualité du cinéma. C’est politique, uniquement politique.

Si l’on ajoute à ce trio le César du meilleur court-métrage reçu par Maïmouna Doucouré pour « Maman(s) » (ex aequo avec « Vers la tendresse » d’Alice Diop), force est de constater que la soirée a été marquée par une préférence féminine, issue de la diversité. Maïmouna Doucouré l’a avoué, évoquant sur scène sa mère qui doutait de sa capacité à percer dans le 7e art en raison de ses origines (quelle erreur, c’est tout le contraire), et livrant à l’assemblée : « Nous aussi avons besoin de nous raconter dans le cinéma français, pour que la France se raconte dans la pluralité. »

Ils ne pensent qu’à ça nos histrions et cabots du cinéma ex -français qui méritent bien le César du scénario le plus convenu pour une soirée de daube … ou plutôt de couscous manioc.

  1. Olivier
    Olivier27 février 2017

    Cérémonie et discours à vomir, pour des films primés qui n’ont que peu de qualité si ce n’est l’ode au politiquement correct… D’ailleurs, c’est un peu leur seule qualité. Bientôt sur nos écrans, pour continuer la lobotomisation.

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