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Macron, le choix de la peur bleue… Marine. La bulle est devenue un bunker

Emmanuel Macron 3

Macron, le choix de la peur bleue… Marine. La bulle est devenue un bunker

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Raoul Fougax ♦

La peur d’une victoire de Marine Le Pen à la présidentielle empêche toute vraie campagne au même titre que les affaires et la partialité médiatique. C’est cette peur qui hystérise le débat et qui peut faire finalement élire Macron.

En effet, ceux qui ont peur du Fn ne croient plus aux chances de François Fillon et de Benoît Hamon. Ce sera donc pour eux Macron ou le fascisme pour faire court et caricatural comme ils le sont.

Macron devient donc le commandant du radeau de la méduse du système. En fait la bulle est devenue un bunker. Ils y courent tous se réfugier dans la maison de pierre du petit cochon face au souffle du grand méchant loup. La maison de paille de Hamon, la maison de bois de Fillon, cela na fait pas le poids. Heureusement il y a le petit cochon Macron… espoir suprême et suprême pensée.

Car Marine fait peur à la France bobo et immigrationiste, normal. Aux européistes, normal, aussi. Mais aussi aux magistrats idéologues, aux fonctionnaires politisés, en passant par les militants de presse qui se croient journalistes, à l’exécutif en fin de course et prêt à tout, aux socialos, aux gauchos type Mélenchon et à la droite courbe, type Alain Juppé. Cela fait beaucoup.

Cela fait un électorat pour Macron, suffisant pour gagner.

Sauf que « ni droite ni gauche » devient un front de la peur de Marine Le Pen et qu’Emmanuel Macron va devoir mener une toute autre campagne. Il peut se demander si c’est bon pour lui. S’il devient le refuge des trouillards du système, il redevient le candidat du système, le sauveur malgré lui.

Mais c’est vrai à l’heure où on écrit ces lignes, car dans quelques heures tout peut changer notamment à droite ou François Fillon n’a pas osé affronter la campagne des agriculteurs avant peut-être de tout changer à sa campagne politique … peut il encore renoncer ?

  1. Robert41
    Robert414 mars 2017

    Pour rebondir sur votre billet, cette campagne des présidentielles 2017, n’est pas sans rappeler celle de 2012 ; où un certain DSK, devait être selon la propagande médiatique ; le président de la République et qui, d’un coup d’un seul, patatras tout s’est écroulé, pour une vilaine histoire de comportement. Fillon, est dans la même situation. Sa position politique est intenable et périlleuse pour l’unité de sa coterie. Fillon sera-t-il lui-aussi l’arlésienne ? Car Thémis, instrumentalisée ou pas, ne peut détenir sa proie, sans des faits graves et concordants qui façonnent le prévenu. Alors, comme en 2012, nous avons eu un stupide démoulé anaphorique et en 2017, nous aurons un autre démoulé ; mais celui-ci beaucoup plus dangereux ; car lui n’est pas un pitre mais un machiavélique. Ce qui inquiétant, c’est la facilité de certains français, aussi bien à Gauche, qu’au Centre qu’à Droite, pour trahir la France économique et sociale. Une hyper-classe parisienne surreprésentée dénature fortement le sens politique de notre Nation. C’est l’ idéologie d’un petit nombre qui s’estime légitime d’un mandat, où d’une coterie du spectacle où d’une position sociale avantageuse, pour collaborer à détruire les valeurs fondamentales qui ont construit la France. C’est tellement évident, qu’il y a divorce entre le contenant et le contenu.
    Une récente émission tardive, sur FR3, a rappelé que l’origine de la scission, entre le Peuple insulté de réactionnaire et ses élites politiques elles bien corrompues, remonte avec Sarkozy. Il a violé la démocratie exprimée lors du référendum de l’entrée de la France dans l’Euro-Germanique. Malgré les 55% contre et les 45% pour, Sarkozy a instrumentalisé un crime contre la légitimité du Peuple, c’est une forfaiture qui s’est appliquée avec le traité de Lisbonne. Ce qui est insupportable c’est de voir ce social-traître plastronner encore devant les caméras ; alors qu’il devrait être jugé par la Haut-Cour internationale de La Haye, pour le crime libyen de son ex-ami Kadhafi.

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