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Par: diego le 18/03/2012


La presse française est unanime dans la désinformation sur le dossier syrien. Les journaleux français sont politisés et veules, incapables de faire leur travail correctement c'est à dire INFORMER sans prendre parti...
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Le président cache-t-il quelque chose sur la Syrie? - Des compatriotes sont-ils impliqués, voire prisonniers?

Le président cache-t-il quelque chose sur la Syrie?


Des compatriotes sont-ils impliqués, voire prisonniers?




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modifié le 18/03/2012 à 12:46h

Y a-t-il des fonctionnaires français impliqué dans le conflit en Syrie? Y a-t-il, y a-t-il eu des fonctionnaires français prisonniers en Syrie? Depuis l'offensive de l'armée syrienne en direction des villes aux mains de l'ASL, que nous avions évoquée, circulent des allusions à de tels faits, reprises par des agences de presse ou des journaux, qui ont comme caractéristiques d'être toujours étrangers. 


C'est le sulfureux, mais souvent bien informé "Réseau Voltaire", qui, à la mi-février, a lancé l'information selon laquelle 18 agents français auraient été capturés par les troupes de Bachar Al Assad. Information confirmée quelques jours après par la télévision publique syrienne, qui parlait d'une 19ème capture, et corroborée par la presse turque annonçant que 4 agents d'Ankara avaient subi le même sort. Un fait qui indiscutablement pourrait donner une raison au retour précipité de l'ambassadeur de France, Éric Chevallier, rappelé peu de temps avant à Paris pour y rester un peu plus longtemps. Est-il allé d'urgence engager des négociations ? Les-a-t-il exfiltrés en douce?
Silence du côté du pouvoir syrien. Mais plus grave, silence de la presse française, qui ne s'est pas demandé la raison de ce départ inattendu et ne s'est même pas interrogé sur le fondement de telles rumeurs. 
Elles sont, après tout, plausibles. On sait toujours par l'étranger (Le Guardian anglais ou les télévisions belges et suisses) que les déserteurs ne constituent pas l'unique recrutement de l'ASL (contrairement à ce que soutiennent les médias français) et que figurent, parmi les combattants, des Qataris, des volontaires venus, par le Liban et la Turquie, d'autres pays arabes, y compris de Libye. Seul, Al-Qaida a clairement annoncé la couleur, semant brusquement la panique dans les chancelleries qui ont brusquement coupé les filières d'armement.
Après la Libye, une nouvelle complicité médiatique avec le pouvoir

Y-a-t-il des soldats français en Syrie ?
Au milieu de tout ce petit monde de barbus, il se pourrait bien, après tout qu'il y ait des "occidentaux" égarés , comme (on en eu la confirmation à postériori) ceux-ci avaient opéré en commandos (pour la logistique, le renseignement) en Libye, dès février et avant le feu vert de l'ONU (c'est à dire en violation totale des règles du droit international).
Or l’ancien colonel français Alain Corvez vient de donner une nouvelle consistance à ces rumeurs. Dans une lettre électronique à laquelle a eu accès Alintiqad (proche du Hezbollah libanais), ce gaulliste pur et dur, naguère officier au Liban et ayant occupé un poste dans les services de renseignements, s'interroge aussi sur le sort de nos soldats "envoyés dans des pays pour défendre des intérêts qui ne sont pas les nôtres, mais ceux des Etats-Unis”.

Des négociations engagées ?
Il est vrai que, à contrario, l'engagement pro-arabe de ce gaulliste pur et dur, naguère officier au Liban et ayant occupé un poste dans les services de renseignements, peut susciter de la méfiance sur ces propos. Peut être aussi que tout que tout cela se réduit à de grossiers bobards, de scandaleuses extrapolations, car c'est à qui mentira le mieux dans cet affrontement, qui n'est pas aussi simpliste qu'on veut le faire croire aux gogos de Français. 
Mais, justement, ne serait-il pas l'honneur de la presse d'établir les faits, de dissiper les doutes dont la presse libanaise fait ses choux gras, semant la rigolade dans la moitié du Moyen Orient. Alors que, par son silence, elle se rend complice d'un refus du "droit de savoir", qui appartient au peuple, et d'une atteinte au prestige de notre pays. 
Nous sommes en pleine campagne pour l'élection suprême. Une magouille encore plus grave que les chèques de Kadhafi se déroule peut être en cachette. Chez nous, la presse d'information s'est transformée en service de communication de l'Elysée. Qui osera rompre la chape de plomb qui recouvre notre engagement équivoque sur le problème syrien, où un ministre des Affaires étrangères a chaussé (pour la première fois aussi ouvertement dans l'histoire de notre diplomatie) les bottes de ministre de la Guerre? Quel journaliste sauvera l'honneur bien terni de la profession et posera la question au président de la République ou à son principal challenger, bien timoré en politique étrangère? Y a-t-il, oui ou non, des Français prisonniers en Syrie? Et, si oui, pourquoi l'ont-ils été?
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