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Présidentielles 2017 : le trou noir qui aspire les ambitions

Presidentielle 2017

Présidentielles 2017 : le trou noir qui aspire les ambitions

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Aucun candidat actuel ne séduit vraiment les Français. Il y a une seule envie finalement qui se manifeste vraiment, c’est celle des électeurs potentiels de Marine Le Pen. Cette attraction indiscutable, qui lui laisse espérer une présence au deuxième tour a tout de même des limites. Ces limites sont inscrites dans le deuxième tour des régionales.

Les électeurs du Front National sont de plus en plus nombreux à penser que, même si leur candidate fait un gros score au premier tour, elle sera battue au second. Ils savent que c’est la stratégie du président sortant d’ailleurs. Son rêve est d’être face à Marine.

Le résultat du deuxième tour des régionales a, de plus, mis en cause la stratégie de la dédiabolisation et la ligne Philippot. Celle qui s’en sort le mieux c’est Marion Maréchal-Le Pen sur un positionnement plus national et proche du fondateur du parti. Un « à droite toute » n’est pas impossible et pourrait être accompagné d’un changement de nom du parti.

Cela montre bien que même la candidature de Marine Le Pen est dans la spirale du doute général sur les candidats à la présidentielle. Les sondages le disent : les Français ne veulent ni de François Hollande ni de Nicolas Sarkozy. Personne ne veut assister à un match retour qui s’annonce comme une caricature du précédent déjà peu enthousiasmant.

François Hollande s’en moque. C’est le plus politicien et donc le plus “machiavelien” des candidats probables. En tant que sortant il ne veut pas de primaires et il a raison. Le président de tous les Français, garant des institutions, ne peut pas mettre la loi du parti au-dessus des lois de la République. Il a un argument imparable.

Sur la condition chômage de sa candidature, il a trouvé la solution en retirant 500 000 personnes des chiffres de l’ANPE pour les faire glisser sur des formations. Bien sûr, c’est totalement artificiel mais c’est mathématique. Hollande va donc aller à la présidentielle car, quand on a goûté au pouvoir , on y renonce rarement. Il risque cependant un rejet très fort qui peut avantager son adversaire des Républicains.

Dans ce camp là cependant, ça ne va pas beaucoup mieux. Plus personne ne veut parier un Kopeck sur le retour de Nicolas Sarkozy qui pour le moment a raté son opération retour. Les Français ne veulent plus de lui. Il aura du mal à l’admettre et peut encore créer des surprises. Il peut considérer qu’en tant qu’ancien président, il peut éviter comme François Hollande des primaires. C’est d’autant plus possible que les primaires paraissent de plus en plus favorables à Alain Juppé. Si Juppé est populaire cependant, c’est parce que Sarkozy ne l’est plus. Dés qu’il sera le candidat de la droite, s’il le devient, sa popularité va s’effondrer. Car présenter Juppé comme l’aimé du peuple et le renouveau de la république, c’est une mission absolument impossible.

Ce tableau qui montre que les présidentiables le sont de moins en moins, ne peut qu’aiguiser les appétits des petits prétendants. Mélenchon sera là, certains pensent à Taubira et d’autres à De Villiers. Valls et Macron se placent pour la prochaine fois sauf bien sûr si les événements leur offrent une fenêtre incontestable d’opportunité. C’est sans doute aussi une possibilité pour Marion qui pourrait être finalement dans le firmament des nouvelles étoiles ayant échappés à l’ attraction fatale du trou noir de la présidentielle.

Mais l’imprévu une fois de plus fera la loi. Si on se trouve avec des candidats dont personne ne veut pour une présidentielle, certains auront la tentation, risquée sans doute, de brûler les étapes.

Nul ne peut dire ce qui peut sortir de ce qui se cache et attend derrière le trou noir .

Raoul Fougax

  1. Claude ROUQUET
    Claude ROUQUET19 janvier 2016

    Un certain nombre de procédures judiciaires sont en cours contre MLP. Il pourrait en sortir une peine accessoire d’inéligibilité. Qui alors deviendrait le candidat/la candidate du Front national? Je crois quant à moi que ce serait Marion. Et alors –enfin!–, le deuxième tour deviendrait intéressant!

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