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Les parrains à Davos

Davos

Les parrains à Davos

L’inhumanité s’affiche sans vergogne depuis qu’elle s’est emparée du pouvoir global. Á Davos, les parrains de la haute finance étalent leurs prétentions, du moins celles destinées à tromper.

Des thèmes à dormir debout

Depuis le XVIIIème siècle, le thème principal utilise le concept de progrès. Les parrains, qui veulent apparaître comme de bons serviteurs de la famille humaine reprennent la vieille astuce, sous un nom différent, l’avenir radieux grâce à la quatrième révolution industrielle. Dans le goulag intellectuel que les Davosiens installent, on ne peut que baragouiner l’une des deux perspectives du progrès tels qu’ils l’entendent:
– soit on suit l’évolution, la même pour tous, puisque le cours que prennent les sociétés est unique. Ils ont proclamé le résultat final bien des fois: le monde doit être administré par la race supérieure des banquiers avec l’aide de la caste sacerdotale des prédicateurs médiatiques. La politique, activité supérieure de gens civilisés est à bannir au profit de la pédagogie et de l’idéologie. Les voyous divins nous donnent à connaître la lumière par l’intermédiaire de la gestion financière, et luttent contre les forces obscurantistes à travers les médias de propagande et de distraction.
– La deuxième variante de leur progressisme met l’accent directement sur le but déterminé qu’ils doivent atteindre. Ce but peut être réalisé par un saut qualitatif, la révolution de l’interpénétration homme-machine, l’apocalypse par la finance et le génocide, dessein quasi-divin pour donner naissance au nouvel ordre mondial destiné à perdurer éternellement.

De telles élucubrations cachent la tyrannie quotidienne renforcée par la centralisation médiatique, l’assassinat des peuples et des cultures au travers de l’abêtissement généralisé, le parasitisme systématique permis par les machines, par exemple le trading à haute fréquence. Tout est laid et vulgaire à Davos. Les larbins qui y viennent, convoqués, savent qu’ils pourront manger les miettes qui tomberont du régal des vermines.

Les lèches-bottes d’Amérique latine

Les pays d’Amérique Latine passés sous la coupe des parrains envoient des représentants pour y prendre les ordres. Tout naturellement, ces pays sont déjà enfermés dans la prison du traité trans-pacifique. Brésil, Chili, Colombie, Mexique seront au garde-à-vous. La Colombie a délégué Santos et une poignée de ministres ayant en charge les secteurs où tout est à vendre. Le Brésil se prosterne en proposant deux financiers dirigeants les centres les plus importants. Le Chili est présent avec le ministre des finances, et le Mexique va baiser les mains de ses bourreaux, tout en leur remettant ce qui lui reste de richesses, notamment la pétrolière Pemex. Le Président Peña Neto y traînera pour la troisième fois, accompagné du responsable de la banque de Mexico, ancien domestique du FMI, et les chargés de l’énergie, de l’économie et des impôts. Vendre Pemex est le moment idéal, le prix du baril ayant baissé en dessous du coût d’extraction du pétrole. Affirmant que Pemex ne vaut rien, l’entreprise sera donnée aux comparses selon le scénario régulièrement mis en scène.

Un miroir aux alouettes

Les thèmes que promeuvent les parrains débouchent toujours sur la déchéance de la personne humaine, la mort et la destruction. Plus ces mafieux ont acquis de pouvoir, plus l’humanité a souffert de dégradations, sauf pour eux bien entendu. La sécurité globale (ne jamais omettre le terme global car la mafia se veut omnipotente) est un leurre, chacun peut se rendre compte que le chaos est organisé, telle l’invasion de l’Europe par le tiers-monde. Depuis deux siècles, les banquiers financent toutes les guerres. Ils sont des criminels contre l’humanité. Ils pérorent toujours à Davos…
Pour finir le panorama, n’oubliant pas de citer la recherche de solutions pour administrer les biens communs de l’humanité. Autre fausse barbe qui cache la volonté de favoriser la tyrannie des fonctionnaires internationaux, dont la veulerie et la servilité sont proportionnelles à leurs émoluments. On y parlera de la symbiose public-privé, sur le divin modèle anglo-saxon où les oligarques se promènent d’un poste privé à un poste public car ils ne font aucune différence entre les deux. Penser profit autorise à ne plus penser sur quoi que ce soit d’autre. Ainsi se répand la crasse et l’obscurantisme, la haine et le mensonge, la superstition et le primitivisme.

Quand arrive Davos arrive le temps des assassins…

Auran Derien

  1. Pierre-Emile Blairon
    Pierre-Emile Blairon21 janvier 2016

    Excellent article, cher Auran Derien, dont la lucidité ne le cède en rien à la rigueur des arguments ; pourrions-nous juste rajouter que cette réunion de Davos constitue l’une des étapes incontournables du circuit annuel des “maîtres du monde” avec celle des Bilderberg, de la Trilatérale ou autres officines de moins en moins secrètes, persuadées qu’elles sont d’avoir gagné la partie et de n’avoir plus ni à se justifier, ni à se cacher.

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