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Chine : un sérieux rival des États-Unis

Chine : un sérieux rival des États-Unis

La Chine a relancé son propre projet d’accord de libre-échange en Asie-Pacifique quelques semaines après la conclusion d’un traité rival initié par les États-Unis et qui exclut le géant asiatique. Il s’agit de la Zone de libre-échange de l’Asie-Pacifique (FTAAP).

Peu d’annonces ont été faites sur la FTAAP, tandis que le texte de l’accord du Traité Trans-Pacifique (TPP) a été publié par le Canada, document salué comme un signe de transparence, mais qui n’a pourtant pas mis fin aux récriminations de ses détracteurs qui dénoncent un traité façonné pour les multinationales et par les États-Unis.

Le TPP sera la plus grande zone de libre-échange du monde entre 12 pays qui représentent environ 40% de l’économie mondiale si la FTAAP ne devient pas réalité car en ce cas, la zone de libre-échange sous-contrôle chinois, surpassera et de loin le TPP et les autres structures régionales. La FTAAP réunirait en effet les 21 membres de l’Apec qui produisent plus de 50% de la richesse de la planète et génèrent près de la moitié des échanges commerciaux internationaux. Or, le dernier sommet de l’Apec a entériné le projet chinois comme réponse au TPP. Les États-Unis ont réagi aussitôt en assurant qu’une participation chinoise au TPP est possible, tout en tenant toujours la deuxième économie mondiale à l’écart des négociations.

Sur le plan international, la Chine a décidé de renforcer sa coopération avec la communauté internationale contre les opérations terroristes. Le président Xi Jinping a appelé les “services concernés” à renforcer la coopération en matière de sécurité “en-dehors des frontières de la Chine”. Cette déclaration est intervenue après que Daesh ait tué un otage chinois, Fan Jinghui, premier chinois à être assassiné par l’État islamique. Xi Jinping a aussi violemment condamné l’attaque “cruelle et sauvage” de l’hôtel du Mali dans laquelle trois Chinois ont été tués. Les ressortissants chinois travaillaient pour le compte de la société China Railway Construction Corp à Bamako. Quatre autres Chinois ont été sauvés.

Á noter que la Chine dispose d’une importante force militaire dotée de deux millions d’hommes, ce qui peut être un signal inquiétant pour Daesh. Reste qu’on ne sait pas encore si Pékin enverra des avions ou des troupes en Syrie et en Irak. Depuis des décennies, la Chine s’est toujours prononcé pour la non-ingérence dans les affaires intérieures des États. ML.[8.10]

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