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Les collaborateurs de la global-invasion

Global Invasion

Les collaborateurs de la global-invasion

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Auran Derien, universitaire ♦

Le hurlement médiatique, notamment en France et en Espagne, suite à l’élection de Donald Trump, rappelle opportunément que nous vivons dans une tyrannie intellectuelle dont les tenants correspondent, toutes choses étant égales par ailleurs, aux anciens religionnaires bolchéviques.

Duclos, Thorez, etc. se définissaient sociologiquement comme les hommes au service d’un État étranger. Bien expliqué en son temps par Jules Monnerot dans sa Sociologie du Communisme, le concept est pertinent aujourd’hui pour analyser les réseaux qui contrôlent la France et l’Europe ; eux aussi sont des hommes au service d’un État étranger. Ils appuient partout la global-invasion, sont payés au pourcentage des ventes de biens publics qu’ils organisent au profit des multinationales et étalent leur manque de courage en adoptant la position du cycliste: pédaler sur les sans-dents, baisser la tête devant les parrains de Davos et d’ailleurs.

Une armée d’occupation

De même que les bolchéviques installèrent peu à peu, dans toute l’Europe, des révolutionnaires professionnels qui n’étaient pas liés à leur peuple ou à leur bourgeoisie, de même les affidés de la global-invasion ont installé depuis 1945 des fonctionnaires liés non à leur propre pays mais dépendant des dirigeants de l’Amérique et, au-delà, de l’axe totalitaire Washington-Londres-Tel-Aviv-Ryad-Doha.

On comprend mieux ainsi comment toute l’Europe a été altérée par cette dépendance. Il a été créé en Europe une couche dirigeante nouvelle, par laquelle se poursuit la destruction des États, le génocide des peuples, la gestion des richesses pour le compte de tiers. L’Italie et l’Allemagne ont été les principales victimes de ces opérations ciblées ce qui explique en partie la lâcheté proverbiale de leur personnel politico-économique à l’égard de ces “bourreaux” de l’axe de l’inhumanité.

Ainsi, les vociférateurs que la population a entendu ces derniers jours, les commentaires serviles du personnel politique, tout a confirmé que l’armée de la global-invasion occupait la France.

La fonction des hommes

La vieille règle de l’époque des guerres de religion (cuius regio eius religio, « tel prince, telle religion ») semble à présent revivre à peine transformée : cuius regio eius oeconomia. Le pouvoir global impose le déplacement permanent de richesses vers les grandes entreprises, les banques et fonds financiers, en même temps qu’il liquide les législations existantes au profit de normes  imposées par des magistrats redevenus cannibales.

Déplacer les frontières, éradiquer les droits des autochtones a toujours été le privilège des puissants et l’Europe le démontre parfaitement. La global-invasion, s’appuyant sur le précédent bolchévique, déplace désormais des peuples comme des soldats. Là est la preuve de la puissance totale. Les tenants du pouvoir global ont frappé à la tête : saper le fondement du droit des gens, du droit des peuples autochtones à vivre dans un sol et une patrie charnelle. La péninsule européenne peuplée exclusivement d’autochtone est niée puisque le déplacement forcé de populations a été reconnu aux bolchéviques et accepté en Europe après 1945. Le droit d’expulser les autochtones devient la norme pour les hommes chargés de gérer la vente de l’Europe aux multinationales, banques et nababs étrangers. Le caractère français de Paris a déjà disparu, tout comme le caractère allemand de Breslau ou le caractère suédois de Stockholm.

Nombreux sont les auteurs ayant observé que, durant les années trente, derrière la société anglaise, maître notamment de la London School, derrière le fantoche président Roosevelt se tenaient les financiers des bolchéviques, les admirateurs de Trotsky, les fanatiques du monde unique, recherchant la domination soit par la révolution mondiale dirigée par des professionnels, soit par “l’absolutisation” du trafiquant, utilisant surtout les méthodes économiques.

Mais les deux méthodes s’appuient sur la psychologie. Cela consiste à utiliser les mobiles “religieux”, “moraux”, à en appeler à la sentimentalité, à la sensibilité pour piller en toute quiétude et toute inhumanité. Rien n’a changé aujourd’hui : l’objectif est le même: démolir tout ce qui s’oppose au pouvoir des trafiquants transcendentaux, l’équivalent des sublimes bolchéviques, les deux travaillant dans la direction de la justice, du progrès, ce qui impose que chacun souscrive à leur entreprise.

La perte de prébendes, source de la haine de la semi-intelligentsia ?

Personne ne se fait d’illusions sur Donald Trump. Un super-riche ne saurait être un exemple d’anti-système. Pourquoi la semi-intelligentsia a-t-elle sur-réagi à cette élection? Les fonctionnaires de la Commission Européenne ont déclaré qu’ils s’attendaient à une pause dans les négociations sur le TTIP, accord de libre-échange entre l’UE et les États-Unis. Voilà le problème pour tous ces fonctionnaires éduqués, formatés, flattés pour vendre tout ce qu’il y a en Europe à la finance mondialiste dont la structure visible est représentée par les multinationales.

On a bien compris que la privatisation du monde, le transfert des richesses collectives a une oligarchie parasitaire a déjà enrichi nombre de petites frappes. Le TTIP est une affaire juteuse pour tous ces hommes qui espèrent monter  dans la hiérarchie des patrimoines, profitant d’une occasion unique, ainsi que le firent les assassins de la révolution bolchévique, les accapareurs des biens nationaux à l’époque de la révolution française, les voleurs des biens du clergé lors de la réforme protestante.

Chaque fois est organisé le pillage des anciens propriétaires, sous la protection des lois de requisition prises pour la circonstance. L’histoire de Pierrette et le pot au lait écrite par la Fontaine, éclaire la rage des prédicateurs médiatiques, par exemple, qui vendent leur influence en échange de gratifications. Sans le TTIP, les espaces de propagande vendus, les publireportages, tout sera moindre….

Le casse du siècle, le TTIP, devait permettre aux gérants pour compte de tiers de changer de niveau de richesse, d’engranger des pourcentages sur des sommes colossales. Ainsi nantis, ils pourraient préparer une valise pour s’installer dans quelques pays peu regardant, au cas où le remplacement des européens par de nouveaux venus du vaste monde rende un jour prochain leur présence superflue. Ainsi s’explique le ressentiment de toutes ces créatures qui vivent en rampant.

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