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Pourquoi les terroristes musulmans ne sont pas des héros ! En réponse à Éric Zemmour.

Heros Terroriste

Pourquoi les terroristes musulmans ne sont pas des héros ! En réponse à Éric Zemmour.

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Marc Rousset, auteur, essayiste ♦

Qu’est-ce qu’un héros ? Un héros est un être humain d’un niveau intellectuel suffisant qui choisit consciemment, librement, courageusement, et d’une façon désintéressée son destin, en étant prêt à faire le sacrifice de sa vie pour une cause qui le dépasse.

adieu-argent-roiLa quasi- totalité des musulmans qui rejoignent le djihad armé, Al-Qaeda ou l’État islamique relèvent de quatre catégories. Ce sont :

. des délinquants ou des criminels, souvent recrutés en prison. La plupart sont des minables avec des têtes vides qui ne connaissent rien au Coran. L’islam leur apporte clés en main ces repères dont ils ressentent le besoin.
. des exaltés et des dérangés qui rêvent de guerre et d’action, qui cherchent à affirmer leur virilité à tout prix et qui sont en recherche de violence fanatique pour l’exprimer.
. des frustrés ne parvenant pas à s’intégrer dans notre société par le travail, l’étude, la socialisation, le mariage. Ces frustrés jalousent et haïssent les Européens de souche pour ce qu’ils sont : des êtres libres avec une organisation sociale supérieure, des réalisations techniques et spirituelles supérieures, un niveau de vie plus élevé.
. des demeurés et des simples d’esprit, des adolescents ou des enfants, sans repère, d’une grande fragilité psychologique, sur lesquels la propagande aussi stupide que simpliste des barbus fonctionne à merveille. C’est ainsi qu’en Irak, Daech appelle ses kamikazes des « jeunes mariés » parce qu’il leur promet d’épouser 72 jeunes filles vierges, une fois leur crime accompli. Juste avant leur mission suicide, des responsables religieux leur récitent des versets du Coran et les droguent avec de la fénétyline, substance psychotrope synthétique interdite dans la plupart des pays.

Si les terroristes risquent leur vie, il est tout aussi vrai que ce sont des lâches pour oser s’en prendre armés à des civils désarmés.

S’ils sont éduqués, désintéressés, non endoctrinés et libres de leurs actes, cas très peu fréquent, ce sont effectivement des héros. Ce pourrait être le cas pour quelques- uns des Saoudiens diplômés et conscients qui ont jeté, le « Onze Septembre » 2001, leur avion contre les tours du World Trade Center à New-York Encore. Outre le fait qu’ils s’en prenaient à des civils sans défense, faudrait-il s’assurer, ce qui est fort possible, que ces Saoudiens n’aient pas perçu la mort violente et combattante pour l’islam comme le privilège d’accéder rapidement en martyr à la félicité divine et d’échapper ainsi à l’interminable « supplice de la tombe » .

Il est donc vrai que même chez les pires terroristes imbéciles, il y a un fond d’héroïsme, mais de là à faire des terroristes musulmans des héros, non, dans plus de 95% des cas ! La plupart ne sont pas des héros, mais des zéros, des fous manipulés, endoctrinés, frustrés relevant de la psychiatrie !

Marc Rousset est l’auteur de  “Adieu l’argent-roi-Place aux héros européens, Critique de la Civilisation de l’argent et Apologie de l’héroisme“, Éditions Godefroy de Bouillon– 499p- 2016. Contact.

Illustration : Léonidas, la définition du héros et les terroristes islamistes, fous manipulés  ?
  1. william
    william7 décembre 2016

    Zemmour ne dit pas qu’ils doivent être considéré comme des héros, mais que l’on doit arrêter de les (dé)considérer comme des fous. Là où ce sont juste des gens qui pensent différemment. Pour les combattre et réussir à gagner contre eux on ne doit pas les sous estimer.

    Et les demis racailles à moitiés teubé qui les rejoignent c’est principalement français et belge. Mais souvent ceux qui viennent d’autre pays sont diplômé et plutôt intelligent, mais avec une AUTRE manière de réfléchir.

  2. Antiquus
    Antiquus8 décembre 2016

    Pardonnez-moi Monsieur, mais vous n’êtes pas très convaincant. Pour deux raisons:
    – D’abord la qualité de héros n’a pas de label interne qui supposerait un sacrifice gratuit et sans retour: les kamikaze japonais croyaient à la réincarnation, les croisés croyaient au salut éternel, et même les hoplites de Léonidas croyaient que leur mort exemplaire au combat leur faisait vivre une vie transmise à leur descendance par le souvenir glorieux attaché à leur nom. Rappelons que seuls les guerriers morts au combat avaient le droit (comme les femmes mortes en enfantant) d’avoir leur nom gravé sur leur tombe.
    – Ensuite le fait de massacrer des civils innocents ne change rien à l’affaire si l’on y perd soi-même la vie. Les guerres modernes ont fait disparaître cette distinction entre le civil et le militaire.
    – Surtout votre définition du héros est très moderne par son individualisme. Or la morale héroïque est par nature antimoderne car elle est collective. On n’est jamais un héros seul. On devient un héros quand on est honoré comme tel. Il y a des héros qui furent des assassins (Achille n’était pas un modèle de sociabilité) ou des ratés, comme ce chevalier d’Assas qui malgré son âge et son rang s’était maintenu dans des grades subalternes, ou des individus bornés comme Jean Cottereau. Leur conduite et leur fin tragique les transfigure à travers la mémoire des survivants. Le héros dans votre définition ressemble trop au volontaire de l’an II dans les manuels scolaires.

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